Soyons clairs d’entrée de jeu, si vous cherchez de l’originalité, passez votre chemin sans lire une ligne de plus,
Wolfpack Unleashed sent en effet la Bay
Area à plein nez. Les irréductibles du genre ont cependant la permission de continuer leur lecture, et seraient même avisés de poursuivre.
Avec
Anthems of Resistance, leur premier album sorti chez
Napalm Records, les autrichiens de
Wolfpack Unleashed balancent un Thrash plutôt typé old-school donc, profitant du revival actuel. Le style n’est pas très brutal, mais véloce et agressif et l’aspect mélodique n’est jamais mis de côté. Bien que le terme soit assez galvaudé, épique me semble le qualificatif le plus approprié.
Si la musique n’a rien d’original, les compositions sont très réussies, le groupe a soigné chaque aspect de ses compositions en forme d’hymnes immédiats destinés à déboîter les cervicales (« Killing Fields », « Religion of Control »), allant même puiser certaines idées du côté du
Death mélodique (« Religion of Control »). Le mélange aurait pu être peu digeste mais la sauce prend finalement assez bien et renforce le côté… mélodique des compos. Les guitares de Karl Preininger et Wops Koch sont rapides et précises et les riffs qu’elles crachent touchent au but presque à chaque coup, les soli sont peu nombreux et assurent le minimum syndical, pas grand chose à dire de ce côté-là. Les rythmiques de Daniel Haberl ne sont pas en reste assurant ce pour quoi elles sont là, certains plans rythmiques font parfois penser à
Dearly Beheaded (une référence s’il en est !)
En fait, ce qui pourrait être le seul défaut de
Wolfpack Unleashed est le chant de Gunther Wirth, bassiste-chanteur à la voix grave et éraillée. Sa façon de déclamer ses lignes vocales de façon saccadée pourra en rebuter quelques-uns uns. J’ai pourtant bien accroché, car elle donne un sentiment d’urgence désespérée aux morceaux (sur «
Wolfpack Unleashed » notamment). Le tout est servi par le son lourd, un peu gras mais assez pur, très moderne en fait.
Ici les références évidentes sont donc à chercher du côté du thrash américain et se nomment
Metallica (beaucoup) et
Testament (pas mal aussi), mais le tout est fait avec un talent certain. L’album démarre très fort, s’essouffle un peu à mi-parcours puis reprend vite du poil de la bête sur les derniers titres.
Une bonne surprise, en espérant que le groupe saura se trouver un public.
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