Anthems of Apostacy

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16/20
Nom du groupe Swazafix
Nom de l'album Anthems of Apostacy
Type Compilation
Date de parution Janvier 2013
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album11

Tracklist

1.
 Plaintive Parallels
 05:11
2.
 Anthem of Apostasy
 03:49
3.
 Lifelong Imprisonment
 03:48
4.
 Intro / Insaniac
 02:14
5.
 Burdened Sufferance
 04:58
6.
 Sanctamonious Godz
 04:55
7.
 Mass Chemicide
 03:33
8.
 Where Chaos and Order Are One
 03:31

Durée totale : 31:59

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Swazafix


Chronique @ BEERGRINDER

23 Fevrier 2013

Swazasphyx

Viré de Asphyx fin 1990 (remplacé par le légendaire Martin van Drunen) après avoir assuré basse et chant sur le premier album avorté Embrace the Death, Theo Loomans a pourtant toujours la flamme en lui et décide de la raviver en mettant sur pied Swazafix, entité destinée à jouer un Death Metal sombre et sans concession. Pour ce faire, le combo batave enregistre deux démos chez Berthus Werterhuis, ayant déjà œuvré sur l’EP Mutilating Process de Asphyx.
Jusqu’ici, ces enregistrements (les seuls du groupe) étaient restés confidentiels, mais le label renaissant Vic Records décide plus de 20 ans après de donner une plus large distribution à de nombreux produits Death Metal hollandais tombés dans l’oubli ou sold out depuis longtemps. Ainsi les deux démos du groupe 91 & 92 se voient rééditées sur une compilation CD intitulée Anthem of Apostasy (2013).

Musicalement, Swazafix propose un Death Metal occulte et violent, qui tire parfois vers le Black Metal, notamment sur la démo 91 où le chant écorché de Theo fait merveille avec son timbre pas si éloigné de celui ce van Drunen. Insaniac est notamment un modèle de violence et de noirceur réunies. En fait là où Asphyx se concentre sur des atmosphères crasseuses et abyssales, Swazafix reprend ces éléments tout en y ajoutant une once d’agressivité. Burdened Sufferance est en revanche plus proche du groupe d’Eric Daniels, avec en particulier des passages Death / Doom propres à Asphyx et un solo qui aurait pu figurer sur the Rack.

Les deux sorties ont été remasterisées fin 2012 par le même Berthus qui avait mis en boite les titres à l’époque et cela s’entend, il émane de ces démos une puissance qu’on trouvait uniquement sur les full-length avec davantage de moyens, surtout sur la démo 92. Toutefois, l’ambiance est préservée, nous sauvant d’un remaster « Mr Propre » qui dénaturerait complètement l’esprit d’origine.
Pour vous donner une idée de l’esprit noir qui animait The Loomans, le garçon souhaitait lors des cessions de Embrace the Death porter du corpsepaint pour d’avantage d’occultisme (chose encore non exploitée à l’époque et qui ne s’est finalement pas faite). Et ce côté extrémiste transparaît dans Swazafix, tant au travers du chant haineux et rocailleux, que de la musique épurée et jouée avec une conviction inébranlable.

Where Chaos and Order are One sur la démo 91, ou l’intense Anthem of Apostasy au riffing infernal, figurent aussi parmi les titres marquants de cette compilation posthume, qui laissera certainement froids ceux qui ne jurent que par les évolutions techniques et rapides du Death Metal, mais qui ravira les tenants d’un style épuré et sombre à la hollandaise.
Concernant le regretté Theo Loomans, celui-ci effectuera un retour dans Asphyx / Soulburn, avant de se donner la mort en 1998, ne s’étant jamais remis du décès de son père quelques années auparavant.

RIP Theo Loomans.

BG 23/01/2013

6 Commentaires

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MikeSlave - 23 Fevrier 2013: J'ignorais ce qu'était devenu Theo Loomans après le mitigé God Cries.RIP.
J'ignorais également qu'il avait précédé Van Drunnen aux débuts du combo. Merci pour ces précisions.
Concernant le contenu je suis intrigué (dans le bon sens) par ce que tu décris.

Thanx pour ta rédaction.
BEERGRINDER - 24 Fevrier 2013: Il n'a pas participé à l'album de Soulburn, simplement à la démo, j'imagine qu'il s'est encore fait virer (cette fois au profit de Wannes Gubbels).
Endtyme - 24 Fevrier 2013: Merci pour la chro BR, tout cela m'a l'air très alléchant.

Le voila qui fait maintenant partit de la liste "a se procurer rapidement"...
Myxo - 24 Fevrier 2013: Je ne connaissais pas du tout cette histoire et ce groupe là. Je vais m'y intéresser tiens
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Chronique @ dark_omens

19 Avril 2014

Sublimes exhumations...

Le regretté Theo Loomans officia au sein d'Asphyx où il endossa, en dehors de son rôle de bassiste et de guitariste, celui de chanteur lors de l'enregistrement de plusieurs productions. Il est, notamment, celui qui œuvra sur le fameux Embrace the Death. Rappelons-nous qu'en 1990 les enregistrements de cet opus durent être avortés alors que le directeur de la maison de disque fut contraint de cesser toutes activités privant ainsi le groupe de moyens. Ce manifeste, composé et écrit en 1988/89, sortira finalement en 1996 alors que le groupe avait rejoint le label Century Media Records.

En 1991, Loomans est évincé du collectif batave. Il décidera alors d'en fonder un à la mesure de son ambition et de son âme sombre et intègre dévouée à une féroce noirceur. Il le baptisera du nom de Swazafix. Deux démos sortiront de manière plutôt confidentielle. Elles n'auront, en effet, pas le retentissement escompté et la formation finira donc par s'éteindre dans l'indifférence quasi générale. Plus de deux décennies s'écouleront avant qu'un label, en l'occurrence Vic Records, se décide enfin à regrouper ces deux premiers pas en une compilation sobrement intitulée Anthem of Apostacy.

Incontestablement, on retrouve sur ce disque un parfum familier nous évoquant immanquablement Asphyx. Surtout dans les chants de Loomans dont certaines similitudes avec celui de Van Drunen sont évidentes. Mais aussi dans ces atmosphères épaisses communes. Ou encore dans une légère propension partagée à créer des lourdeurs poisseuses. Et également dans ces climats brumeux occultes que les deux entités prodiguent. Au-delà de ces points communs il y a cependant des disparités cruciales. Chez Swazafix, il y a, en effet, un penchant supplémentaire pour l'agressivité. La musique de ce collectif est donc plus sauvage et plus rugueuse. Tant d'ailleurs que parfois les contrées haineuses et malsaines de l'art noir sont proches.

Bien évidemment une expression aussi antique aux aspérités aussi prononcées, et à l'aura aussi ténébreuse, ne saurait pleinement convaincre les adeptes actuels d'un Brutal Death Metal moderne souvent pourvu de productions excessivement peaufinées et étalant les capacités démonstratives de musiciens toujours plus rapides, toujours plus véhéments, toujours plus outrageants...Toujours plus tout en somme. Et nul doute que la remasterisation de ce manifeste ne changera guère le désintérêt de ce public à son encontre. Comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs tant ce dépoussiérage, tout en parvenant à sublimer le propos de cet opus, aura su préserver cette essence originelle voulue par son auteur?

En 1998, Theo Loomans meurt dans un accident de voiture dont d'aucuns pensent, eu égard aux circonstances dans lesquelles le drame se produisit, qu'il est un suicide. Le musicien n'étant jamais véritablement parvenu à surmonter la mort de son père aurait volontairement percuté un train dans le but de mettre fin à ses jours.

Anthems of Apostacy est donc un témoignage superbement représentatif des talents de ce créatif. Ceux qui apprécient ce type de Death Metal, à la fois lourd et pesant, et à la fois très belliqueux, aurait d'ailleurs tort d'ignorer une telle œuvre.

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