And So It Came to Pass

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16/20
Nom du groupe Dyscarnate
Nom de l'album And So It Came to Pass
Type Album
Date de parution 27 Fevrier 2012
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album33

Tracklist

1. The Weight of All Things 01:57
2. In the Face of Armageddon 02:42
3. Cain Enable 04:14
4. A Drone in the Hive 03:37
5. Engraving Ecstasy 03:48
6. The Promethean 04:34
7. Grinding Down the Gears 04:55
8. Rise and Fall 03:27
9. Seizure 03:41
10. Kingdom of the Blind 05:07
Total playing time 38:02

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Dyscarnate


Chronique @ uberallescalifornia

15 Fevrier 2012

Un deuxième album en deça de ce que l'on pouvait espérer

2 ans après un premier album fort réussi « Enduring the Massacre », dyscarnate sort donc son 2eme album « And So It Came to Pass ». Toujours au sein de l’ambitieuse maison SOAR, le trio anglais s’est donné le temps de la réflexion. Après nous avoir gratifié d’un 1er album étonnant de maîtrise et de maturité, et qui écrasait littéralement la concurrence pourtant sérieuse des Misery Index et autres Dying Fetus sur le terrain des sorties deathcore, Dyscarnate se devait de murir son projet pour ne pas décevoir l’attente immense suscitée. 1ere chose, embaucher un chanteur à plein temps, ce qui n’est pas une mauvaise idée, le chant de Tom Whitty, si il est loin d’être mauvais, manque toutefois de la personnalité requise pour pouvoir rivaliser avec celui de Jason Netherton ou de John gallagher des groupes pré-cités. Un temps à la recherche de la perle rare en la matière, le groupe ne l’a manifestement pas trouvée, puisque l’équipe à l’œuvre sur « enduring… » est celle reconduite ici. A vrai dire, ce n’est pas la seule chose à avoir été reconduite, cet album fonctionnant essentiellement sur le principe du « on prend les mêmes et on recommence », l’effet de surprise en moins.

Avec l’intro « the weight of all things » et son enchaînement logique “in the face of Armageddon” nous montre d’emblée que le groupe sait toujours aussi bien faire parler la poudre. En à peine plus de 2 minutes, Dyscarnate ratiboise tout sur son passage en utilisant ses arguments favoris, la puissance rythmique et un riffing impeccable. Sur un titre tel que « the promethean » également, ou encore « seizure », la machine dyscarnate déroule implacablement sa puissance favorisée par un son qui de nouveau fait la part belle aux rythmiques. Malheureusement, cette belle mécanique connait quelques temps de faiblesse, sous forme de breadown mollassons qui viennent taper l’incruste aux meilleurs moments, voire sous forme de titres au souffle un peu court comme « cain enable », ou on sent que Dyscarnate voudrait privilégier la puissance au détriment de la vitesse, comme dans le dernier Krisiun, mais malheureusement la sauce ne prend pas vraiment, ou alors par moments seulement comme dans « A drone in the hive ». Dans ces cas, et c’est mon avis également pour le dernier skeud des Brésiliens, nos trois jeunes Anglais tombent un peu dans le piège du power trio qui voudrait ralentir la manœuvre. Le problème, lorsqu’on a axé toute sa musique sur la vitesse et la puissance de percussion donné par une rythmique type «à fond les manettes », c’est que c’est un modèle extrêmement casse gueule à reproduire au ralenti…D’autant plus que le groupe ne s’est guère renouvelé, que ce soit au niveau du son (similaire voire identique à celui de « enduring »), ou au niveau des compos, ou des instruments. Bref ils auraient pu attendre d’avoir un peu exploité le filon avant de commencer à appuyer sur le frein. Ceux qui ont apprécié le dernier krisiun peuvent y aller les yeux fermés, y a de la qualité, de la puissance, du bon riffing, mais pour moi il manque l’étincelle qui fait tout exploser comme sur leur premier album.
Un album pas mauvais donc, mais qui est loin de valoir son prédécesseur, surtout si l’on tient compte des moyens mis à leur disposition et des attentes suscitées par celui-ci.
Une demi déception, mais il ne faut pas désespérer ! Ces 3 petits gars ont encore une énorme marge de progression, je leur conseille d’aller préparer leur 3eme album en alternance chez dying fetus, une vieille école mais toujours solide et qui a fait ses preuves.

8 Commentaires

5 J'aime

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Deathiny - 17 Fevrier 2012: Ah ok je comprends, au temps pour moi dans ce cas.
concho677 - 18 Fevrier 2012: Merci pour cette belle découverte ! Les groupes de la veine de Misery Index/Dying Fetus pratiquant un death puissant aux relents hardcore, j'en connais hélas pas beaucoup (ou c'est qu'il y en a peu ? bref, le résultat est le même).

Si vous aviez d'autres groupes du style à conseiller, vous ferez un heureux...

PsyStorm - 23 Mai 2012: Ou les russes de Fetal Decay, très dying fetusiens
Goneo - 25 Mars 2022:

Je le trouve largement mieux que leur premier album, en même temps il est assez différent. Beaucoup plus varié et lourd avec le côté hardcore accentué.
Ca tombe très épais, chaque début de morceaux décapent des oursins. Dans la veine d'un Misery Index et Dying Fetus comme vous l'avez déjà judicieusement cité, je rajouterais aussi Decapitated, et quelques groupes un plus moderne comme Oceano, les débuts de Whitechapel, bref quelques notes me font penser au débuts de la vague deathcore.

Pas de temps mort, ça avoine pendant 38min, un très bon album, solide et tout en puissance. Les seules choses que je pourrais lui reprocher, cela serait de retrouver quelque passages assez communs manquant de personnalité. 15/20

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