Envie de changement… recherche de nouvelles sensations. Voici que lors d’une visite sur mon site préféré, rubrique « sorties du mois », mon regard se pose sur la très jolie pochette de l’album de MISTVEIL, groupe qui nous vient de Grèce. Des quelques recherches effectuées sur le net, il s’agit d’un « one man band » officiant dans la mouvance
Doom/Death (je mets volontairement de côté tous les résultats obtenus en référence au jeu vidéo SKYRIM, ou autres cartes à jouer MAGIC The gathering…).
MISTVEIL sort avec « Amnesia » son premier album intégré dans la banque de données de SOM.
Curieux, je me laisse donc tenter par l’aventure. Dès les premières écoutes, le son et la production me semblent au niveau. Pour un premier essai auto-produit, c’est clair et puissant.
La voix du chanteur est hargneuse et caverneuse à la fois. Il s’agit plus de hurlements bien posés, que de growls à proprement parlé. À ce niveau, nous nous rapprochons plus de Swallow the Sun que de
Saturnus.
Pour ce qui est de l’appellation de
Doom, celle-ci me semble quelque peu galvaudée. En effet, si certains morceaux (voire peu au final) peuvent se rapprocher du rythme du
Doom, nous sommes plus souvent en présence de mid tempos agrémentés d’une bonne rythmique, et à de rares occasions d’une double pédale.
La durée des chansons est également assez éloignée des longueurs observées dans les standards du genre. Seuls deux morceaux de l’album dépassent les 7 minutes : celui qui l’ouvre, et celui qui le clôt. Sachant que ce dernier n’est autre qu’une instrumentale jouée au clavecin, sans aucune émotion.
Le début de l’album est pourtant très encourageant. Les chansons sont bien posées sur des rythmiques simplistes mais entrainantes, accompagnées de notes mélodiques parfois dissonantes qui s’intègrent parfaitement.
Cependant, plus les morceaux s’enchainent, et plus la « platitude » se fait ressentir. Oui, certains morceaux ne transposent aucune réelle émotion, et les rythmes sont trop souvent similaires. Contrairement à d’autres groupes, qui malgré des morceaux plus longs et plus lents, arrivent sans peine à nous faire dresser les poils et à nous tenir en haleine, ici, l’enchainement éteint la flamme petit à petit.
Je retiens les premiers morceaux de l’album que sont « The
Lake of fire and sulfur », « Spiegel Graus » et « Underworld ». Ils ne reflètent pas un
Doom pur et dur, mais plutôt un bon petit Death sympatoche, assez simple et entrainant. Certaines parties pourraient sans peine laisser penser à du
Katatonia sans émotion.
Précisons qu’ici, il n’est évidemment pas question de technique : ce n’est pas le but recherché.
Ce premier album de MISTVEIL est très encourageant selon moi. Les éléments sont réunis pour progresser vers quelque chose de meilleur et de plus abouti. La voix du chanteur est très bonne. Le son est également au niveau. Les quelques idées mélodiques retenues ne sont pas en reste, même si elles disparaissent rapidement, parfois simplifiées à l’extrême.
« Amnesia » ne tient malgré tout pas la distance, et s’essouffle très rapidement, rendant très courte sa durée de vie. C’est bien dommage, car on sent qu’il y a quelque chose à faire avec les ingrédients que l’on nous met sous le nez. Le potentiel est bien là, reste à transformer l’essai…
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