Et voici déjà venir le tout nouvel album de
Pantheist, sous le doux nom d’
Amartia, après un précédent opus, « Ô solitude », sorti il n’y a pas si longtemps et qui montre que l’inspiration de Kostas et de sa « bande » n’est pas prête de se flétrir. Qu’attendre comme nouveautés à l’écoute de cet album ? Et bien finalement pas grand-chose, parce que la formule, mise en place dès leur unique démo et leur premier album, est tellement formidable qu’il aurait été dommage de tout chambouler. L’effet de surprise ne joue plus mais finalement, on s’en fiche, parce qu’alors, quelle qualité, quelle grandeur, quelle puissance de suggestion possède ce chef-d’œuvre ! C’est beau à en faire sombrer définitivement l’auditeur dans la plus profonde abîme, ce qui est tout de même ce que l’on doit attendre d’un doom funèbre bien fichu ! Et là, amateurs, nous sommes gâtés !
Amen !!
La formule ne change donc pas et
Pantheist nous gratifie une fois encore d’un quasi-miracle dont il a le secret. C’est sombre, c’est triste, c’est mélancolique, avec parfois une touche de clarté (merci au piano !) et finalement, tellement proche musicalement de ce que peut être le sentiment de désespoir ou d’abandon, après une faute commise, thème principal de l’album. Une sorte de doucereuse désolation intérieure dont on ne souhaite, finalement, pas vraiment guérir. Le concept de l’album, dont le titre grec
Amartia signifie peu ou prou « violation des lois de Dieu », est donc totalement basé sur les péchés capitaux, dont plusieurs morceaux portent les noms. Musicalement, le groupe ne change rien et on a donc toujours la lenteur logique inhérente au genre, créée à coups de riffs de guitare lourds, de blasts de batterie bien mous et les passages au piano ou à l’orgue, petite marque de fabrique de
Pantheist. Les vocaux, clairs ou plus « death », sont vraiment bons et s’accordent parfaitement aux compos. Les thèmes abordés et les paroles intelligentes sont enclins à provoquer une vraie réflexion introspective et profonde, ce qui change agréablement de certains groupes totalement indigents à ce niveau-là ! Et la « grosse » surprise vient finalement de l’excellentissime morceau au nom évocateur de « wrath » (la colère donc...), qui laisse apparaître une « violence », toute relative bien sûr pour du doom, mais que je ne connaissais pas chez ces Belges, maintenant installés en Angleterre. La production est on ne peut plus claire et permet une écoute optimale et absolument savoureuse des différents titres.
Des compos énormes, une très bonne production, alors que demander de plus ? Humm... La variété ? Et bien soit, vous l’aurez aussi !! Et oui, on n’a donc pas l’impression d’écouter tout le temps la même chose et c’est vraiment un sacré plus, pour un album d’un genre musical qui a parfois beaucoup de mal à passer en entier quand cela dure près d’une heure... Un dernier petit mot concernant l’artwork, magnifique lui aussi, à base de photos de représentations statuaires et architecturales religieuses, en adéquation évidente avec le concept de l’album.
Excepté « amis doomeux, achetez-le !! », je ne vois guère à ajouter tant cet album est i-n-d-i-s-p-e-n-s-a-b-l-e... Encore une fois, merci à
Pantheist, pour ce deuxième coup de maître et merci au label finlandais Firebox/Firedoom de sortir des œuvres pareilles...
Allez, sur ce, je retourne vite dans ma crypte, le soleil se lève, il ne faudrait pas non plus que je retrouve le moral...
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