Supplices est un groupe empreint de poésie, avec pour thématiques les temps moyenâgeux, la peste, la mort, servies par un Black fondé sur un sentiment anti-religieux. Le combo français a tout d'abord dévoilé une démo du titre éponyme du projet en 2018 avant de dévoiler cette année ce full-length autoproduit par le groupe. Et malgré le nom du projet, l'audition ne sera pas un supplice pour les oreilles...
Au premier abord, j'avoue ne pas avoir été emballé, comme quoi une seconde écoute est nécessaire afin d'appréhender la musique d'un groupe à sa juste valeur. Je trouvais le chant un tantinet suraigu bien qu'il présente des variations, se voulant parfois gras et guttural, mais avec un timbre de voix bien particulier d'où son originalité et son charisme. Et c'est justement là le point fort du combo qu'on saurait différencier parmi tant d'autres, ces vocaux, mais aussi ces riffs pour le moins mélodieux et une production impeccable et agréable ne se voulant ni surproduite ni crasseuse. En tous cas, depuis la création du projet en 2015,
Supplices a pondu deux oeuvres pour le moins originales, sans prétention mais vraiment plaisantes à écouter.
"L'alogie" signifie grossièrement la pauvreté du discours, du langage, mais ici il est question de bêtise religieuse tournée de façon métaphorique et ironique dans les textes de
Supplices. D'ailleurs les textes sont inspirés, avec une part de second degré et une bonne couche de blasphème. Quant aux paroles, elles sont aisément compréhensibles contrairement à pas mal de groupes de Black où elles sont littéralement incompréhensibles à moins de les avoir sous les yeux. En somme, un point fort appréciable, d´ailleurs on aura même droit à du récit sur la dernière piste cachée de l'album qui se termine agréablement.
Pour conclure l'album, c'est un disque original et plaisant à écouter, on a affaire à un groupe solide qui tient la route et propose une belle offrande avec ce dernier jet. Un album fortement recommandable pour les amateurs de Black Underground français qui tourne aisément dans ma platine.
"Ma douce amie, sur la roue j’vais périr,
Etrange supplice que celui que j’vais subir.
Ma douce amie, pourras-tu oublier
Ce que même l’éternel ne saurait pardonner?"
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