All Paths Lead to Death

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16/20
Nom du groupe Amiensus
Nom de l'album All Paths Lead to Death
Type EP
Date de parution 19 Mai 2017
Style MusicalBlack Symphonique
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1. Gehenna 06:33
2. Mouth of the Abyss 04:53
3. Prophecy 05:33
4. Desolating Sacrilege 05:27
5. The River 06:23
Total playing time 28:49

Chronique @ cm91

21 Mai 2017

Différent, mais pas inintéressant pour autant.

En matière de Black metal, on est d’accord que les Américains font bien pâle figure face à leurs confrères européens, en particulier norvégiens et polonais. Mais l’on trouve malgré tout des formations qui tirent leur épingle du jeu, et parmi ces groupes figure Amiensus. Formé en 2010 à Rochester, les Américains se sont surtout distingués par leur Black metal aux influences progressives. Et bien avec ce nouvel E.P, laissez-moi vous dire qu’il est différent, mais pas inintéressant pour autant.

Pourquoi différent ? Et bien parce qu’avec ce « All paths lead to death », Amiensus a fait un véritable virage à 180° : au revoir les envolées progressives et les morceaux à rallonge des deux derniers albums, ici l’accent est mis sur des compositions plus courtes et plus directes. En effet, Le morceau le plus long fait 6 minutes, là où le record était 9, et au niveau de la technicité, aux envolées majestueuses, les musiciens utilisent surtout des rythmiques dynamiques ou des arpèges torturés à la Gorgoroth. Mais bien qu’elles soient moins mises en avant, les guitaristes nous font quand même part de leur haut niveau comme le prouve le solo de « Prophecy ». Le seul du disque !

Dans l’ensemble, on a l’impression de réécouter du Abigail Williams période « In the shadow of a thousand suns », le côté symphonique en moins. Les guitares sont malsaines et rapides, la batterie martèle à tout va, et le chanteur est comme possédé lorsqu’il nous balance ses hurlements à glacer le sang. Seulement le chant clair, bien qu’étant dans le bon ton, s’avère être assez mal placé : Sur « Gehenna », sa première intervention apparaît un peu comme un cheveu sur la soupe car cassant la dynamique, mais sa deuxième apparition s’avère être mieux maîtrisée. C’est un peu dommage, sans cela, cette piste avait tous les ingrédients pour être la meilleure des cinq. Heureusement que sur « The river », celui-ci s’avère mieux placé.

En résumé, amateurs des précédents albums, vous allez être déstabilisés, mais dans le bon sens du terme, car vous allez découvrir le groupe sous un autre jour. Et quant aux nouveaux venus, vous avez là l’occasion de découvrir un groupe de Black Metal américain qui ne demande qu’à rivaliser avec ses confrères européens pour apporter sa pierre à l’édifice.

3 Commentaires

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Matai - 21 Mai 2017: Ils ont fait une tournée avec Abigail Williams, justement, peut-être qu'ils sont un peu trop fans... ;)
Icare - 21 Mai 2017: Je ne suis pas vraiment d'accord quand tu dis que le black ricain est plus rare que celui de ses confrères européens, je trouve au contraire que depuis une dizaine d'années la scène américaine a proprement explosé, avec tous ces groupes de Cascadian black metal et cette nouvelle vague de black hipster (sic!) avec les Liturgy, Deafheaven et autres Ghost Bath...

Bonne chronique ceci dit, l'album que tu décris a l'air intéressant, je vais tâcher de jeter une oreille là-dessus, merci pour le papier!
cm91 - 23 Mai 2017: Très certainement qu'ils sont fans d'Abigail Williams, ceci doit expliquer l'inspiration.
Icare, pas plus rare, mais moins reconnu. Quand on fait des recherches, on voit que les Etats-Unis ne sont pas avares en formations de black metal, mais combien d'entre elles sont reconnus comme des groupes de référence en dehors des cercles du black metal ? Par la même occasion, merci d'avoir lu la chronique, en espérant que l'album te plaise !
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