Bien que
Heretic soit actif depuis 1995, la formation n’a publié que quatre full-length, entrecoupés d’une multitude de démos et de divers splits. Malgré son ancienneté, le combo hollandais reste assez confidentiel, la faute sans doute à une qualité discographique plus qu’aléatoire. Pourtant étiquetée « black/thrash », la musique de
Heretic évolue bien plus dans des contrées « punk » vigoureux que dans les eaux troubles du metal noir. Après le départ récent de
Hellbastard (batterie), la formation batave, aujourd’hui composée de Tony
Hellfire à la basse, de Thomas Goat au chant et à la guitare, de Tom Auf Der
Axe à la batterie et de Jimmy Blitzer en deuxième bassiste, décide de dépoussiérer sept titres de «
Gods Over Humans, Slaves Under Satan » et, de proposer, par la même occasion, un nouveau morceau, le tout sous la forme d’un Ep intitulé «
Alive Under Satan ».
«
Alive Under Satan » est introduit par «
Berserker », la nouvelle composition de ce nouvel enregistrement. Le rythme et la mélodie y sont entraînants, Thomas Goat s’égosille comme un damné, l’ensemble est assez énergique. Le dynamisme sera de mise sur l’ensemble du disque avec, comme point d’orgue, « The
Devil, My
Saviour ».
Mais, trêve de balivernes, votre serviteur ne va pas y aller par quatre chemins car, de toutes façons, pas besoin de tortiller de l’arrière-train pour déféquer droit : «
Alive Under Satan » est un foutage de gueule en règle, surtout pour toutes celles et ceux qui connaissent
Heretic. D’abord, et la démarche pourrait paraître louable, puisque le groupe a réenregistré sept morceaux issus de leur premier full-length, mais, en ôtant l’aspect sale et malsain de leur son qui faisait le « charme » de celui-ci, nous sont alors proposées des sonorités, certes, bien rentre-dedans, mais alors d’une banalité grandiose.
De plus, nous avons l’impression étrange que le quatuor n’a vraiment pas cherché à se fouler car, sur les sept titres, il est à noter que « Mr.
Chainsaw », « Forever
Possessed », «
God N’
Slaves » et «
Seven Hails » faisaient déjà partie intégrante du split « Blasphemic Hymns For The
Horned One » et que «
Demonic Slaughter » était également issu de «
Sins from the Basement », une démo datant de 2002. On pourra aussi se poser la question légitime de l’intégration de deux bassistes et surtout de son utilité, tellement le son de
Heretic est plat, sans relief et conférant à une chianli inévitable.
En conclusion, «
Alive Under Satan » peut accrocher quelques néophytes par son imagerie et ses textes satanistes, mais
Heretic ne trompera pas les plus aguerris d’entre nous avec cet Ep en forme d’escroquerie. Promis, on ne m’y reprendra plus.
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