Aion

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Nom du groupe Figure Of Six
Nom de l'album Aion
Type Album
Date de parution 25 Avril 2008
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1. The Man with the Book and the Gun 04:26
2. Warshow 04:59
3. Ten Years Alone 04:56
4. Akeldama (Bloody Field) 04:26
5. Dark Side 5 04:02
6. Morning Star 04:41
7. The Hunged Man 04:35
8. Pull the Trigger 04:52
9. Hands of Aion 06:46
Total playing time 43:43

Chronique @ tonio

07 Mai 2008
Du hardcore italien, voilà qui est original ! Et la chose en question est signée chez Locomotive Records. Locomotive Records, merde, mais c’est ce label qui m’a envoyé il y a peu l’infâme album de Tearabyte, album qui mange la poussière dans un coin de mon appart’ sans espoir aucun de revoir un jour la couleur de mon lecteur… Bon, passons, je suis le premier à gueuler contre les préjugés en tout genre.

« Aion » est le premier album de ce tout jeune groupe qui a pris le parti de patauger dans la grande piscine du metalcore, ou du hardcore métal, ou du thrashcore mélodique, moi je me mélange les pinceaux avec toutes ces étiquettes. Bref, disons que nous avons à faire à un métal aux racines hardcore qui picore aussi bien dans le thrash que dans le death mélodique et qui me donne une impression de déjà entendu assez vite gonflante. Les musiciens sont compétents, les compos parfaitement bien équilibrées, mais le problème est que je commence sérieusement à faire une grosse indigestion de ce métal répétitif.
Si innovation il y a, elle se trouve du côté des synthés, utilisés sur toutes les compos et sensés donner un souffle de nouveauté et de modernité aux compos. Je dis bien sensés, car je les trouve plutôt maladroitement utilisés et parfois même assez grotesques ("Warshow", "Akeldama"…), le summum du pénible étant atteint avec "Pull The trigger" et son intro techno. Certains trouverons ça osé et pertinent, moi je trouve ça seulement à chier, désolé, mais c’est le terme qui convient le mieux. Bien entendu, de très fréquents passages en chant clair bien propres sur eux font leur apparition, sans feeling particulier.

Tout n’est pas négatif non plus, peut-être aurais-je d’ailleurs été plus clément avec cet album si celui ci était sorti il y a deux ou trois ans. La production est solide et claire, et Figure Of Six fait des efforts évidents afin de proposer des structures originales et assez tortueuses qui parfois font mouche ("Ten Years Alone"). Par ailleurs, le groupe se laisse aller de temps en temps à quelques envolées planantes assez réussies, notamment sur le bon instrumental "Dark Side 5", morceau qui nous montre une facette plus personnelle du groupe.

Figure Of Six n’apporte donc pas grand chose de neuf à un style qui commence sérieusement à sentir le moisi. Pourtant, grâce à quelques parties réussies, le groupe me donne l’impression qu’il a du potentiel et qu’il n’a en fait pas totalement trouvé sa voie, ou du moins qu’il manque encore de maturité. S’il laisse davantage parler ses sentiments et qu’il maîtrise mieux son aspect indus, la suite pourrait être nettement meilleur. A surveiller…



3 Commentaires

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Saintrow - 10 Mai 2008: C honnete de ta part de ne pas valoriser cet album et de dire ce qu il vaut vraiment, maintenant vas tu recevoir d autres albums gratos de ce label a chroniquer?
tonio - 10 Mai 2008: Clair que je ne vais pas dire de n'importe quel album qu'il est bon juste pour reçevoir toujours plus de cds ! Après, que la maison de disque fasse la gueule, je m'en fous pas mal en fait...
Saintrow - 10 Mai 2008: Oui mais ce label surprend parfois en sortant des bijous, je pense par exemple a Mago de oz, ou a Tierra santa.
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Chronique @ Satanistar

16 Septembre 2013

Figure of six a faim de pouvoir et de reconnaissance.

Ce qu'il y a de particulièrement énervant avec la scène metalcore/ melodeath c'est cette propension à vouloir pomper le travail des leaders ( Soilwork, In Flames), au point d'en oublier la créativité et l'originalité. Deux termes qui résonnent dans un océan de vide artistique sur divers opus.
Du coup, lorsqu'on voit débarquer le deuxième album de Figure of Six, on aurait pu craindre le pire. Déjà parce que l'Italie n'est pas très connue pour sa frange extrême (Graveworm et Stormlord exceptés), mais aussi parce que le premier effort du groupe (datant de 2006) n'était pas franchement convaincant. La faute à un côté neo metal un peu trop présent (a mort, a mort !!). Alors messieurs rangez vos couteaux et autres objets contondants et tranchants. Les transalpins risquent bien, cette fois-ci, de nous redonner la foi en un genre sclérosé.

Parlons d'abord du son, gracieuseté de Tue Madsen ( The Haunted, Mnemic), qui explose à tous les niveaux bons nombres de productions locales, avec une place importante accordée à la batterie. Le jeu de Lele, particulièrement énervé et carré, est proprement efficace. Ses frappes chirurgicales font mal comme sur l'opener « The Man With The Book And The Gun ». Et rien que sur ce titre on sent le potentiel énorme du groupe. Alors oui la musique est un brin formatée voire « commerciale ». Mais pourquoi s'en privait lorsque c'est bien fait?

Mieux produit et plus mature que son prédécesseur, Aion constitue un album homogène où chaque titre est un hit en puissance (syndrome MTV). Les riffs accrocheurs balayent tout sur leur passage, couplés à des vocaux tantôt écorchés et tantôt clairs. Et le chanteur s'en sort plutôt bien à ce petit jeu et démontre qu'il possède un réel talent. Quand on sait que l'exercice de style se montre assez casse-gueule pour certains chanteurs, on ne peut que saluer la performance. Cerise sur le gâteau, on remarquera le léger accent de celui-ci lorsqu'il se met à pousser la chansonnette, ceux qui amène un brin d'authenticité et de personnalité au groupe. Malheureusement, le groupe tombe dans son propre piège en balançant de la voix claire systématiquement sur les refrains. Erreur de jeunesse ou envie de plaire à la masse, la question se pose. Alors, bien que l'originalité fasse défaut y'a pas à dire: ça marche !!

De plus, sachez que le groupe compte en ses rangs, M. Key pour qui le clavier et les samples n'ont plus aucun secret. Grâce à lui les compositions vont prendre un aspect moderne plus accentué mais aussi un côté épique pas piqué des hannetons. Arrangements orchestraux aux petits oignons, sonorités élecro/indus que ne renierait pas Fear Factory, ce mec sait tout faire. L'entraînant et entêtant « The Hanged Man » pourrait être la synthèse du talent du bonhomme. S'ouvrant sur des violons majestueux, le titre est rattrapée par des lasers technoides et des riffs typés melodeath suédois qui groovent pas mal, Vous n'êtes pas encore convaincus?

L'instrumental « Dark Side 5 » vous fera changer d'avis avec son coté postcore assumé et son atmosphère mélancolique à souhait (Tool n'est pas loin). Mais si il n'y avait qu'un titre à retenir ce serait ce « Hands of Aion » qui tisse sa toile narrative sur près de 7 minutes et clos admirablement l'album. Racé, varié, cette pièce est la plus accrocheuse avec son break final qui vous fera headbanguer frénétiquement.

Figure of Six nous démontre que l'Italie peut encore nous offrir de belles surprises dans un genre auquel on ne l'attendait pas. Certes, l'ombre des ténors est plus que présente et le recours systématique au chant clair peut être rebutant. Mais les progrès effectués depuis le premier effort sont considérables. Ces jeunes loups ont faim de pouvoir et de reconnaissance. En se dégageant de leurs fortes influences ils se pourraient bien qu'ils deviennent de sérieux concurrents.

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