Aika

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Oraku
Nom de l'album Aika
Type Demo
Date de parution 13 Janvier 2007
Style MusicalDark Ambient
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1. Hanabira
2. Hana
3. Tomurau
4. Jojetsu
5. Gozen
6. Hotondo

Acheter cet album

 buy  buy  buy  buy  buy  buy  buy
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Oraku


Chronique @ PiedLeger

15 Décembre 2008
Aika est la première sortie du projet Oraku. Officiellement, c'est une démo. A l'écoute, on se rend pourtant compte que c'est bien plus qu'une simple démo. Six morceaux d'ambient atmosphérique nous plongent dans un univers délicat, où les mélodies sont à peine effleurées, juste tracées avec un pinceau sonore sobre et juste. Sur Aika, Oraku (qui est à la fois le nom du projet et celui du compositeur derrière) se sert d'instruments folk japonais et du clavier occidental pour distiller une fine alchimie musicale. En quoi consiste-t-elle ?

Les notes d'Aika sont subtiles et déliées. Il s'agit d'un album-concept : d'après son compositeur, Aika "raconte" l'histoire d'une rose oubliée dans un jardin. Effeuillée sous les doigts, une pétale donne un parfum d'un rouge délicat. Toucher un papillon donne à peu près le même résultat, en plus fragile encore. Faites-le et vous verrez vos doigts couverts d'une poudre fine ! Oraku, dont le symbole s'inspire d'un papillon, officie sur ce plan-là. Les morceaux d'Aika expriment parfaitement, tout en musique, la finesse des vents passant au ras du sol, d'une pluie d'été arrosant la rose abandonnée ou d'un rayon de soleil se posant sur elle un instant.
Les airs joués sont simples, mais pas ennuyeux : ils se suivent sans se ressembler, on entend ça et là des notes d'instruments variés. Parfois, on croirait entendre une procession mystique, par exemple avec le chant léger du cinquième titre ou ses tintements de clochette. C'est une musique toute en retenue, qu'on écoute de la même façon qu'on déguste un vin. On a l'impression d'écouter des essences, tant chaque note respire la simplicité et la délicatesse. Cette simplicité créée même la vacuité. Pas dans le sens négatif : plutôt celui de potentialité, celui où tout peut arriver... Ainsi, à la fin de "Gozen", quelques notes brillantes d'instrument à corde semblent on ne peut plus belles, alors que l'air joué est des plus simples ! Cela grâce à tout l'air qui les a précédées, à la longue suite sensible qui s'est jouée d'un morceau à l'autre, mimant la vie de cette rose abandonnée, de ses perceptions vagues et obscures, d'une part infime mais pourtant bien réelle du Japon lui-même. Aucun bruitisme ici, mais une ambiance de tous les instants, aussi subtile que l'histoire dont Oraku s'est inspiré. Si vous avez de l'imagination, ne soyez pas surpris de penser, au détour de certains moments, à un bonze, un Bouddha en pierre posé au bord d'un chemin ou simplement au vent qui court dans les fougères...

Pour une démo, Aika est une véritable réussite. Une musique créatrice de vacuité, ce n'est pas courant, et pourtant, c'est ce à quoi on accède ici. Notes discrètes, univers sans cesse effleuré et à peine effeuillé, Oraku distille ce qu'il veut avec une sobriété à couper le souffle. Seul reproche, l'ensemble manque un peu de chant (on n'entend la voix d'Ombeline, la chanteuse, qu'au cinquième morceau), mais une rose a-t-elle besoin de longues tirades pour être exprimée ? Cette démo est un germe, une maîtrise inachevée mais latente, qui trouvera sans nul doute l'occasion de s'incarner réellement par la suite. Par exemple, dans Momentum Mortis, et peut-être dans d'autres projets comme Seadem ou Elegya qui n'ont pas encore officiellement sorti d'albums mais qui ont pour point commun d'avoir le même compositeur derrière eux.
Comme la rose oubliée qui se fond dans l'humus, perdant son individualité pour redevenir terre parmi la terre, le talent d'Oraku doit encore s'exprimer ailleurs en de prochaines occasions. On ne sera sûrement pas déçu !

0 Commentaire

0 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Agon

06 Fevrier 2007
Oraku est vraiment un groupe curieux. Curieux de mélanger du dark ambiant, de la musique atmosphérique et du chant japonais...

Mais peut-on vraiment parler de dark ambiant ? Oraku tente de nous imposer un univers à la fois sombre et délicat, rempli de tendresse et, en même temps, de choses très inquiétantes. C'est ce mélange plutôt réussi qui m'a convaincu.

La démo commence avec un morceau nommé "Hanabira". Le concept de cette démo est de conter la vie d'une rose oubliée dans un jardin... Cette première piste très atmosphérique joue avec de petits effets calmes et relaxants. Arrive alors un piano très mélancolique, balançant une mélodie vraiment belle... Un morceau tout en douceur, qui annonce la couleur d'une démo tout aussi calme...

"Hana" est le second morceau. Cette fois-ci légèrement moins atmo, il n'en reste pas moins une impression de calme absolu. Distillant des mélodies au compte-goutte, jouant avec des instruments très doux, Oraku arrive à apaiser l'auditeur sans pour autant l'ennuyer (ce qui est la chose la plus difficile dans ce genre musical). "Hana" ne dure que 1.38', mais est très douce.

"Tomurau" poursuit cet optique très mélodieux et calme, avec cette fois-ci l'arrivée en arrière-plan d'une voix masculine, faisant office d'instrument. Un morceau très doux, jouant de mélodies très calmes.

"Jojetsu" continue l'histoire de cette rose, toujours dans un calme absolu, bordé de mélodies raffinés et légères...

Et c'est avec "Gozen" que l'on découvre le côté le plus sombre d'Oraku. Utilisant des instruments très lourds et inquiétants, "Gozen" voit enfin apparaître la voix féminine tant attendue. Une voix qui cette fois se trouve en premier plan, très douce et cristaline.

Et la démo se finit avec "Hotondo", très calme et reposante, pour bien terminer un disque plein de qualités.

Au final, "Aika" est une démo 6 titres faite pour le repos, pour la contemplation. Inutile de dire que les fans de black seront dégoûtés. Mais malgré tout, Oraku arrive à être original dans un style pas très facile. On regrettera cependant le manque de chant, mais cela sera sans doute réparé pour le premier album...

Une démo tout en douceur...

0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Oraku