Délaissant le giron de Stormspell Records pour rejoindre celui de Cruz Del Sur, avec qui, soit dit en passant, ils avaient déjà failli travailler sur leur premier album,
The Reaper's Spiral, sorti en 2015, les Nord Irlandais de Terminus nous reviennent donc aujourd’hui avec un second affublé du nom de A Single Point of
Life.
Un nouvel opus sur lequel nous retrouverons un David Gillespie toujours encore presque seul maitre à bord, puisque seulement accompagné d’un James Beatie aux chants, et seul responsable de sa partie musicale et instrumental. D’ailleurs profitons donc de cet instant pour réparer une des deux grossières erreurs que j’ai commise en noircissant les pages virtuelles de cette chronique écrite pour le premier manifeste de ce groupe, à savoir ne pas avoir assez insisté sur l’aspect très atypique de la voix de ce chanteur (l’autre erreur étant de ne pas avoir évoqué le thème de ce premier disque basé sur l’œuvre d’Asimov, Fondation. Même si, à ma décharge, il eut été difficile pour moi d’aborder, et de reconnaitre, l’inspiration d’un travail dont, à ce moment là, je n’avais pas lu les livres lui servant de support). Pour en revenir, donc, à l’organe, et aux prestations, de James Beatie, admettons que le spectre médium-aigu dans lequel il évolue est assez inhabituel et qu’il donne à la musique de Terminus une saveur très particulière. Si c’était donc déjà le cas pour
The Reaper’s Spiral c’est encore plus vrai avec ce A Single Point of
Life où il se permet même, en de rares occasions, d’y ajouter une âpreté dont Chris Boltendahl (
Grave Digger) ne renierait certainement pas la paternité (Harvest).
Disons aussi que l’équilibre entre les aspirations de ces Nord Irlandais à la fois Progressives et à la fois plus directement Heavy
Metal épique traditionnel, est, à mon oreille peu encline à apprécier les démonstrations trop versées dans celles défendues par les adeptes de circonvolutions bien trop alambiquées à mon gout, est, disais je donc, parfaitement respecté.
Ces différents éléments nous offrent donc un album dans la lignée de son prédécesseur, sans aucune fioriture inutile, à l’entame très directe (le très bon To
Ash,
To Dust) et aux morceaux de bravoure très intéressants (Harvest, As
Through a Child's
Eyes,
Cry Havoc…).
A vrai dire, le seul élément déceptif concernant ce disque réside dans le fait qu’à son écoute, associé à ce plaisir indéniablement ressenti, il nous manquera cette délicieuse surprise qui nous avait saisis à la découverte de son excellent prédécesseur. En d’autre terme, ce second méfait de Terminus n’aura donc rien à envier au premier mais nous fera voyager en terrain connu, et ce même si ce A Single Point of
Life sera plus abouti à bien des égards (production, artwork...).
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