A Journey Through Virtual Dystopia

Liste des groupes Metalcore Red Handed Denial A Journey Through Virtual Dystopia
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16/20
Nom du groupe Red Handed Denial
Nom de l'album A Journey Through Virtual Dystopia
Type Album
Date de parution 24 Mai 2024
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Parasite
 03:27
2.
 My Demise
 03:38
3.
 One More Night
 03:56
4.
 Falling Back to You
 03:40
5.
 Driving Towards a Neon Sunset...
 02:42
6.
 Smokescreen
 03:30
7.
 ...And Then I Found Myself in a Virtual Dystopia
 01:12
8.
 Eat Glass
 02:54
9.
 I Hope You're Happy
 03:30
10.
 Home
 03:35

Durée totale : 32:04

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Red Handed Denial


Chronique @ Groaw

01 Juin 2024

A Journey Though Virtual Dystopia est visuellement kitsch mais musicalement intense

Rien n’est plus excitant pour un chroniqueur que de tomber par hasard sur une formation dont il n’a jamais entendu parler et dont il n’attend absolument rien. Le groupe dont il est question aujourd’hui est d’ailleurs bien loin de son premier coup d’essai et s’approche doucement de sa troisième décennie d’existence. Red Handed Denial est un quintet originaire du Canada et dont l’identité est un assemblage entre metalcore, metal moderne, post-hardcore, rock/metal alternatif et, dans une moindre mesure, le djent. Une telle association a de quoi faire peur et pourtant, au travers de ces trois premiers disques, le collectif a magistralement su exploiter ses diverses inspirations allant de Dream Theater à Periphery en passant par Paramore. C’est donc plein de confiance que nos artistes nous dévoilent leur quatrième ouvrage intitulé A Journey Though Virtual Dystopia.

La première rencontre avec cet album est déjà complètement inattendue avec le morceau d’ouverture Parasite qui, après quelques instants de sonorités électroniques et de screaming lointain, nous envoie un premier riffing redoutable, inhospitalier et percutant qui s’apparente grandement aux atmosphères les plus intimidantes de leurs compatriotes Spiritbox. Cette ressemblance assez frappante émane également de la performance vocale de sa frontwoman Lauren Babic avec cette même capacité de transition entre hurlements menaçants et chant gracieux, un dernier aspect où notre auteure s’est sérieusement améliorée. Mais notre petite troupe imprime son authenticité par un instrumental parfois technique par sa double basse et par ses accords mélodiques et par quelques discrètes notes au violon lors des refrains.

Là où les prestations au chant clair sont souvent les principales faiblesses des combos, elles sont certes plutôt omniprésentes sur l’ensemble des compositions de l’opus mais elles sont davantage imprévisibles que la plupart de ses confrères. De même, chacun de ces passages harmonieux a une contribution émotionnelle qui peut aller de la mélancolie à l’espérance, qu’il s’agisse de titres principalement austères ou de réalisations assez conciliantes. Il est certain que ces vocaux ne sont pas toujours mis dans les meilleures des dispositions avec des morceaux comme I Hope You’re Happy où la majorité de l’instrumental est composé d’une guitare acoustique qui témoigne des mêmes accords tout le long, un registre orienté pop qui peut largement se rapprocher d’un Ed Sheeran ou d’un Shawn Mendes.

Le titre de clôture Home est aussi dans ce même répertoire accessible, situé entre la pop et le rock. Cependant, il est nettement plus élaboré et intéressant avec une véritable progression, une palette vocale diversifiée qui ira jusqu’au scream en fin de chanson ainsi qu’une ambiance renfrognée mieux encadrée. Nos Canadiens surprennent également dans une tendance plus traditionnelle comme sur Eat Glass où le riffing mélodique et la batterie hâtive réveille de vieux souvenirs du metalcore du début des années 2010, une nostalgie que l’on aimerait retrouver plus souvent.
Au sein de ce classicisme, le quintet esquisse aussi quelques charmantes expérimentations et un tableau contemporain avec comme argument majeur des sections électroniques. On les relève notamment sur Smokescreen et offrent du dynamisme, accentué par un breakdown sanglant, ainsi qu’une sensation supplémentaire au sein d’une toile qui cache d’innombrables stupéfactions.

L’habit ne fait pas le moindre et A Journey Though Virtual Dystopia en est une preuve irréfutable. Véritable excursion à la fois rafraîchissante, captivante et instructive, cette quatrième offrande est un tourbillon de saveurs où la brutalité se mêle splendidement à la quiétude. Le nuancier vocal de Lauren Babic ainsi que l’écriture des membres se sont également étoffés et améliorés pour un rendu global qui atteint amplement nos exigences et nos espérances. Cependant, l’album loupe le coche de l’excellence, la faute à des compositions impersonnelles et à des interludes électroniques sans grand intérêt. En tout cas, Red Handed Denial est une belle découverte et une recommandation pour les amateurs de cocktails explosifs.

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