A Fate Worse Than death

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Nom du groupe Thulsa Doom (ITA)
Nom de l'album A Fate Worse Than death
Type Album
Date de parution 30 Septembre 2022
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1.
 Where Death Dwells
 04:23
2.
 Cursed Domains Beyond
 04:45
3.
 Into the Vaults of Angmar
 04:53
4.
 Tomb of the Serpent Cult
 04:41
5.
 A Fate Worth Than Death
 03:16
6.
 Order of the Black
 03:08
7.
 Hung, Drawn and Quartered
 03:58
8.
 Last Portal of Xhul
 05:38
9.
 The Dawn of the Fire Age
 04:14
10.
 The Orgy (Outro)
 02:38

Durée totale : 41:34

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Thulsa Doom (ITA)


Chronique @ Armel_Avry

28 Septembre 2022

Day of Doom ...

Aah le grand James Earl Jones !! Sa voix reconnaissable entre toutes a été un de ses atouts majeurs dans sa carrière d'acteur/doubleur (Darth Vader, Mufasa entre autre). Et qui n'a jamais trippé devant son interprétation de Thulsa Doom, le cruel despote de Conan le Barbare. "Now they will know why they are afraid of the dark ..." hmm j'en ai encore des frissons !!

Il s'avère que le trio italien portant le même nom que le despote howardien, originaire de Rome, a la même inclinaison que moi. Formé en 2017 autour de Phantomlord (guitare, basse), V.K. Nail (growl, guitare) et B.G Triumph (batterie) juste après avoir assisté à un concert de Candlemass, le groupe s'oriente très vite vers l'univers death metal qu'ils affectionnent particulièrement. Se rapprochant de l'écurie irlandaise Invictus Production, ils enregistrent très vite l'E.P "Realms of Hatred".

S'inspirant thématiquement de grands noms des univers SF/fantasy (Howard, Moorcock, Dick, Tolkien), du cinéma de genre italien (Bava, Fulci, Argento) et fortement influencés musicalement par Morbid Angel, Slayer et Incubus, les voici de retour, après la pause forcée du COVID, sur le même label pour la sortie de "A Fate Worse Than death" en cette fin d'été 2022.

L'ombre de l'Ange Morbide plane longuement sur Where Death Dwells, titre introductif d'une puissance vindicative. Le riffing alambiqué et conquérant est amendé par une batterie véloce et une basse bien audible (le passage à 2mn40 est probant). Le mimétisme est accentué également par le growl éraillé de VK Nail, qui rappelle celui de David Vincent époque Altars of Madness.

Mimétisme certes mais sans pompage éhonté, le groupe proposant un death bien senti et diversifié, à la violence palpable à chaque instant. Par exemple, les rapides "Cursed Domains Beyond", "Hung, Drawn and Quartered" ou "Order of the Black" s'approchent de la sphère brutal-death, avec des blast-beats ravageurs et un riffing qui évoque le grand Krisiun ça et là. Les vocaux, crachés comme un glaviot sur un gougnafier, ajoutent une couche supplémentaire de hargne à l'ensemble, tandis que la basse claque sèchement la gueule dans le pur style Kamotskiy.

S'éloignant volontairement de l'imagerie gore chère au style, Thulsa Doom préfère mettre en avant ses influences thématiques comme Howard, naturellement, et aussi Tolkien sur les modulées "Tomb of the Seprent Cult" et "Into The Vaults of Angmar". Résultat : deux fois 5 minutes de pur bonheur death métallique avec ce qu'il faut de variations de tempi, d'ajouts de nappes de clavier subtiles et de vile méchanceté que ne renierait pas un certain Glen Benton.

Les autres titres sont à l'aune des qualités précitées, Thulsa Doom prenant le soin de composer des morceaux fouillés, techniques et accrocheurs, sans putasserie ni facilité aucune. Même le titre éponyme instrumental de milieu d'album (idée éculée s'il en est une) s'en sort plutôt bien, grâce à une atmosphère qui rappelle les grandes heures du cinéma d'horreur italien et de Goblin. Il est juste dommage d'avoir remis un instrumental supplémentaire pour clore l'album, avec des gémissements de plaisir féminin qui tombent comme un cheveu (ou un poil si vous voulez) sur la soupe.

Doté d'une production solide et équilibrée, l'ensemble s'écoute avec une facilité bienvenue si on cherche à se focaliser sur tel ou tel instrument (bravo pour la basse). De plus, l'album bénéficie d'un splendide artwork fidèle à la thématique générale, que l'on doit à l'artiste de renom Kris Verwimp.

Thulsa Doom signe ici un premier album de grande qualité, pétri d'un death qui devrait séduire les vieux briscards tout comme les nouveaux adeptes. Donc si vous désirez prendre votre source (et votre pied) dans cette montagne puissante, allez vite troquer votre acier sans force contre cette rondelle de chair palpitante, par Crom !!!!


5 Commentaires

10 J'aime

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Forlornhope - 29 Septembre 2022:

Merci pour cette chronique qui donne envie de découvrir ce groupe.

tormentor - 29 Septembre 2022:

Merci pour la découverte poto ! J'aime trop ce death bien old- schooll. Et la pochette est superbe.

Merci pour le papier très bien écrit comme d'habitude.;⁠)

Jibe - 09 Novembre 2022:

Tiens, j'avais loupé ta chronique ; elle est très sympa, merci ! Il va falloir écouter ça !!!
Mes remerciements également pour m'avoir appris le mot "gougnafier".
Tu ne mets pas de note volontairement ?

Armel_Avry - 10 Novembre 2022:

Non juste un oubli de ma part. 

Merci pour vos encouragements 

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