L’Australie connait depuis maintenant presque vingt ans une effervescence en ce qui concerne sa scène black/thrash. En effet suite à l’explosion de groupes comme
Bestial Warlust, un nombre incalculable de formations se sont engouffrés dans le chemin crée par leurs ainés avec en tête les désormais célèbres et talentueux
Destroyer 666. Cependant ces derniers partagent le flambeau avec une flopée de leurs compatriotes, et parmi eux se trouvent Gospel of the
Horns, qui se forme en 1993 à Melbourne avec en son sein pas moins de trois désormais ex membres de
Bestial Warlust, soit un an avant
Destroyer 666 avec qui le groupe possède deux membres en commun. Le quatuor australien n’est donc pas né de la dernière pluie.
Nos quatre musiciens ne perdent pas de temps et sortent en l’espace de six ans deux démos et deux ep, dont l’excellent Eye of the
Conqueror, sorti en 2000. Il faut attendre encore deux années pour que le premier full lenght de la bande voit enfin le jour. En effet,
A Call to Arms sort en
Octobre 2002 sous la houlette du label irlandais
Invictus Productions.
Que nous réservent alors les sept morceaux contenus dans ce premier album ? Le style de Gospel of the
Horns n’a pas changé d’un poil depuis Eye of the
Conqueror. En effet, on est toujours dans la plus pure tradition du black thrash australien, popularisé par les célèbres
Destroyer 666 dont le style des deux groupes est on ne peux plus proche, que ce soit au niveau de la rythmique, du chant ou des quelques mélodies présentes sur ce premier opus («Chaos Bringer»).
Une atmosphère de chant de bataille, sombre et apocalyptique accompagne cette avalanche de riffs thrash classiques mais terriblement efficaces. Un black/thrash dynamique et entrainant, proposé ici dans sa forme la plus conventionnelle. Il n’y a pas de doute ici, l’efficacité prime sur l’originalité. Et à vrai dire, pour ce coup ci, on ne s’en plaindra pas.
Il serait cependant injuste de qualifier la musique de Gospel of the
Horns de facile ou de banale. Je le concède, les morceaux se suivent et ont quelque peu tendance à se ressembler, mais la technique et l’innovation ne sont pas les buts recherchés ici ! De plus, un certain nombre d’ingrédients viennent pimenter le tout. Des refrains fédérateurs («Powers of
Darkness»), des rythmiques durant lesquelles il est impossible de ne pas headbanguer (l‘instrumentale éponyme), des solos mélodiques, parfois presque rock’ n roll («
Slaves» , «Powers of
Darkness»).
A l’image de la pochette et au titre du disque, le contenu de
A Call to Arms va droit au but, nous prenant à la gorge sans artifices ni fioritures. A la différence de leurs compatriotes de
Destroyer 666, le caractère épique ne peut pas être appliqué à la musique de Gospel of the
Horns, ces derniers privilégiant l’aspect martial et agressif. Le quatuor australien nous à réellement pondu une ode à la grandeur des ténèbres, à la gloire des forts et à la soumission des faibles.
Pour ce qui est des mauvais points, outre le fait du reproche possible du manque d’originalité et de variations, je me contenterais de souligner le son de l’album, un poil faiblard à mon goût, mais rien de grave au fond.
Gospel of the
Horns signe donc en cette année 2002 un bon album de black/thrash, s’inscrivant directement dans la lignée du très bon ep Eye of the
Conqueror, avec l’effet de surprise en moins malgré tout. Loin de vouloir révolutionner la scène, le quatuor australien apporte ainsi sa pierre à l’édifice en composant sept titres dignes de figurer sur n’importe quelle bande son de l’apocalypse.
Powers of darkness unite us, powers of darkness unite us as one !
15/20
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