Art(s) et littérature >> Vos compositions littéraires...
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Mardi 10 Juin 2014 - 17:45:11

Bah faut dire que Ton sujet de prédilection est quelque peu "malsain", je sais qu'ici nous sommes animés par l'amour du Metal et donc d'un milieu qui n'hésites pas à parler de choses sombres ou négatives mais je pense qu'à part quelques groupes tarés, les métalleux ne sont pas des personnes se complaisant dans le malsain. En tout cas tous ceux que je fréquente sont plutôt des gens cools et ne fantasment pas sur des choses comme le viol ou la violence gratuite.



Mercredi 11 Juin 2014 - 10:24:34


citation :
Error404 dit :

Ca aurait été avec plaisir, mais je suis aimé comme la peste sur ce forum.


Tu veux un mouchoir?

C'est quoi ça de geindre et d'arrêter de publier parce que tu t'es fait secouer. Tu t'y attendais bien quand même? Ca joue la provoc et après ça s'étonne.

Arrête de larmoyer, écrit et publie tout en gardant présent à l'esprit que tu es sur un forum public avec un charte et donc que l'apologie du viol ne peut pas être admise. Et aussi que vu les sujets abordés, tu vas t'en prendre plein le museau. Alors assume ...


Mardi 23 Septembre 2014 - 12:51:35


[Silence]
 
Une brise de vent danse
Sur le velour du silence.
 
Le séjour a commencé, lui qui fut si lointain.
La flamme d'autrefois ne quémande plus l'allumette.
Un océan l'engloutira, le ciel sera Seul témoin
Tel une impuissante fillette,
De cette valse des ombres sans détours.
Un Caprice audacieux de retour.
 
Un jour nous nous sommes dit jamais,
Et jamais nous penserions,
Que cela arriverait.
Fléchis de l'âme, nous avons.
 
Autrefois dit-on, autrefois rappelons-nous,
Comme le cheval de la vie courrait,
Galopait, à vouloir tirer le soleil du courroux,
Et la lune, par quelques arcaniques sentiers.
 
Mystique et tragique, ce mot ne dit rien
Terme et pâle Illusion sans fin,
Et rien ne peut prouver ce mot, celui du Silence,
Reste toujours, sans bien grand sens.
 
 
 



Samedi 24 Janvier 2015 - 10:52:51

Texte "Positif" :

Esprit fécond né des entrailles de la mère Nature
vivre au jour le jour pour oublier ses blessures
chasser les idées noires à force d'usure
la nuit du coeur pour réparer les égarées fissures
J'ai fait le choix de vivre
Car je m'y sens bien dans cet optimisme ivre
J'ai fait le choix de donner
Car je m'y sens bien dans cet euphémisme doré
les aléas m'ont rendu roi quand je m'improvisais aveugle d'émotion
les aléas m'ont rendu foi quand je m'imaginais sourd de raison
ainsi impossibilité d'etre Six pieds sous Terre
lorsqu'on a reçu l'amour d'une mère
ainsi inconcevabilité d'etre dix pieds sous enfers
lorsqu'on a vaincu la haine mortifère
Elle m'enivre à travers son parfum satin
alors les portes du destin m'ont ouvert le chemin du bien
elle me berce à travers sa voix de velours alors mon coeur éclot en cette rosée du matin
elle me séduit à travers ses mélopées de sirène
alors le charbon cendré de mes mains devient poussière
a l'augure de la divine lumière
exquis sont les plaisirs instantanés
éclaircis sont les désirs momentanés
dessous l'ocre vif de l'intraveineuse hédoniste
fataliste sur le pourpre chatoyant de la racoleuse
azur turquoise est le fluide par dessus anesthésie ou navigue la poussièreuse.



Lundi 26 Janvier 2015 - 07:02:25

Vos avis sur mon poème nommé "Positif" ?


Lundi 26 Janvier 2015 - 12:50:24

Pas mal, mais la présentation tout d'affilé freine un peu.



Lundi 26 Janvier 2015 - 19:36:40

J'ai modifié la présentation...



Lundi 26 Janvier 2015 - 21:47:51

Merci bien ! T'en penses quoi de mon texte/poème , Hellsheimer ?


Lundi 26 Janvier 2015 - 21:52:33

Je ne suis pas fan de ce genre de choses



Vendredi 27 Fevrier 2015 - 10:34:18


Cela fait un petit bout de temps que je ne suis pas passé sur ce topic malheureusement trop peu actif. Ainsi, l'extrait qui suit est l'incipit d'une nouvelle centrée sur une femme un peu particulière et qui prend peu à peu une forme "zweigienne".



"Le docteur F, après avoir jeté un coup d’œil à sa montre, s'empressa de finir son café, en prit un autre à la machine et, du pas vif qui le caractérisait, traversa l'hôpital : le rendez-vous qui l'attendait ne pouvait être manqué sous aucun prétexte. Non pas qu'il se fut agi d'un impératif, bien au contraire, mais rarement un cas l'avait autant intrigué.

Par répugnance pour l'ascenseur - "une machine pour flemmards" - il monta les escaliers quatre à quatre pour finalement aboutir au huitième étage, où l'attendait sa patiente, Albertine. Pour avoir parcouru plusieurs fois son dossier, il pouvait se vanter de la connaître mieux que quiconque : cela faisait des semaines qu'il travaillait dessus au point d'en perdre le sommeil et l'appétit, et de s'en rendre lui-même presque fou.

C'était aujourd'hui qu'il espérait mettre un point final à cette histoire. Le docteur F se sentait comme un vrai gamin devant le mystère qu'était cette femme. Elle était logique, douée d'un sens aigu de l'analyse, elle pouvait avoir un recul incroyable sur sa vie... mais elle était capable, dans le même temps, d'abandonner tout cela comme on enlèverait un vêtement. Elle pouvait laisser libre cours à sa haine jusqu'à développer des trésors de cruauté envers elle-même et autrui. Pourtant, quand bien même ses Crises pouvaient être d'une violence extrême, on ne se sentait pas devant une autre personne : elles étaient comme un trop plein d'elle-même dont elle avait besoin de se débarrasser, qui la rendaient plus réelle, plus vraie que le monde.

Les ordres avaient été donnés depuis des jours, et si les deux infirmiers avaient convenablement fait leur travail, Albertine l'attendait déjà dans la salle préalablement vidée de ses meubles, à l'exception d'une table en bois. Pour le docteur F, rien n'était plus important que la mise en confiance : il fallait que le malade s'approprie les lieux jusqu'à avoir l'illusion de pouvoir influer sur la consultation - mais il doutait qu'Albertine se laisse tromper aussi aisément que d'autres.

Il traversa le couloir désert et arriva devant la porte fermée. Là, après avoir dévisagé le grand panneau de bois, il inspira longuement et raffermit sa prise sur le dossier vert et le gobelet fumant qu'il avait amenés, puis il passa sa main libre dans ses cheveux comme pour réorganiser ses idées. Enfin, il entra.

L'un des deux hommes en blouse blanche, assis sur la table isolée au milieu de la pièce et vissée au Sol, descendit à son Apparition et vint lui serrer la main en lui murmurant un bref : "elle est relativement calme, pas eu besoin des médicaments". L'autre, adossé au mur et les bras croisés, visiblement de mauvais humeur, se contenta d'un hochement de tête, comme pour à la fois le saluer et approuver les propos discrets de son collègue. Le docteur F eut un sourire aussi faux que son amabilité et les remercia puis, après un bref regard vers Albertine, leur demanda de quitter la pièce et d'attendre dans le couloir le temps de la consultation. Sans un mot, ils s'exécutèrent et la porte claqua comme un signal : il était huit heures et quatre minutes.

Le Silence reprit aussitôt ses droits et, tout en ignorant l'ambiance Triste de la pièce, le linoléum Grisâtre, les grandes fenêtres qui occupaient tout un mur et la lumière blanche et morte des néons poussiéreux, le docteur F s'installa, sortit un enregistreur de sa poche et attendit. Albertine lui tournait le dos. Elle était pieds nus, vêtue d'une blouse rosâtre, et son dos était partiellement caché par ses longs cheveux noirs et abîmés.

- Bonjour Albertine.
- Bonjour docteur, répondit-elle sans bouger.
- Avez-vous passé une bonne nuit ?
- Vous le savez déjà.
C'était juste : le docteur F avait vérifié le dossier et aucune crise n'avait été à déplorer la nuit dernière.
- Venez vous asseoir, dit-il en accentuant la douceur dans sa voix. Mais Albertine n'était pas dupe.
- Accordez-moi un instant.

Elle aimait bien trop l'automne pour se le voir arraché au profit de sujets sans importance - toujours les mêmes. Elle était dans ce rare état d'esprit qui la rendait plus sensible et rêveuse que de raison, comme si elle s'était délicieusement enivrée. Elle se sentait capable de rester ainsi des heures, à contempler les danses compliquées des feuilles virevoltantes et à rêver, à lâcher la bride de la réalité. À travers cette fenêtre sale, Albertine contemplait la plus belle des libertés, celle qui était de rouge et d'or. Elle se souciait peu de la toucher ou de la vivre tant qu'elle pouvait la contempler. Malheureusement, la voix rugueuse du docteur F, irritante, la ramena brutalement à la raison.
- Je vous ai ramené un café, vous devriez venir le boire tant qu'il est encore chaud."