| INTRODUCTION L'homme marchait d'un bon pas sur l'étroite piste forestière. Aux yeux d'un observateur extérieur, elle aurait pu passer pour mal entretenu. Les épaisses couches d'humus empiétaient largement sur la chaussée de la piste, l'envahissant peu à peu. Tout comme les broussailles et autres arbustes bas. De loin en loin, de longues branches, issue des géants tropicaux qui bordaient la voix, la traversait de part en part, obligeant tout les usagers à de long détours et contorsions. Malgré tout, elle était entretenu, et régulièrement de plus, mais la vigueur végétale de l'endroit empêchait toute maintenance méticuleuse. La cadence du promeneur s'accéléra, le soleil déclinait, et il valait mieux ne pas s'attarder. L'homme était de haute stature, son visage émacié ne trahissait aucune émotion palpable. Son habilement était constitué d'un vieux parka sans âge, véritable relique de l'ère technologique et d'un pantalon de toile plus que grossière, récente celle-là, dessus était brodés des motifs colorés en arabesque. Il portait également une lourde coiffe savamment orné d'une quantité d'objets diverses, plumes, pierre semi-précieuse et autres gris-gris sans valeur. Et surtout il tenait fermement serré contre lui, un livre, de l'âge du parka au moins, si ce n'était plus. D'ailleurs ce n'était pas un livre, mais Le Livre. Sur sa couverture tachés et froissé par le temps l'on pouvait lire, inscrit en petites lettres noires "cycle de quatrième année, thèse finale de Sonia Kosckatostycky: la fin de l'ère technologique, ces causes, ces constats, son avenir" Derrière ce titre anodin, se cachait le plus grand ouvrage de synthèse sur la fin du règne de l'homme sur la Terre. En bas de la page rendu à demi illisible par de large taches brunes, était noté l'inscription suivante: "934 125M" autrement dit la 934 années du 125 eme millénaires. Le chaman, car tel était le terme par lequel il avait l'habitude de nommer sa fonction, regarda distraitement le chiffre. 120 000 ans déjà! L'homme s'était toujours demandé comment le Livre avait pu être conservé. Même si, bien évidemment, les pages n'était pas du papier, matériau rudimentaire et limité dans le temps. Il en avait fait l'acquisition à 20 ans lors de son Seul voyage hors du village natal. Il avait trouvé le Livre par hasard dans les ruines d'une de ces immenses cités. Et depuis il était l'un d'un Seul à savoir. Le trajet suivie par la piste s'inclina légèrement, puis de manière plus marqué, il approchait du littoral. Au détour d'un dernier virage, le village apparut, entassement de maison basse ou sur pilotis, aux rues étroites et sableuses menant toutes à la plage de l'océan bordé de palmiers colossaux dont l'ombre masquait une partie de la minuscule agglomération. L'ensemble baignait dans la chaude lumière du couchant. Puisqu'il ne restait que quelques minutes de marche, il s'obligea à se remémorer le contenu de la thèse, afin de préparer son sermon hebdomadaire qui aurait lieu dans la soirée, l'enseignement qu'il proposait n'était pas, à proprement parler une religion, c'était plutôt une sorte de longues séries de discours dont le but était de ce souvenir. Une religion de l'Histoire, en somme. Il tenta de résumer de manière efficace la thèse, tout en sachant pertinemment qu'il n'y arriverais pas. Afin de se plonger dans cette exercice il récita les premiers paragraphe de l'ouvrage, qu'il connaissait par coeur: "Ce fut à partir des millénaires 80 que l'humanité arriva à un degré de qualité de vie qu'elle appela, non sans suffisance, "l'ère technologique". Elle, s'y enfonça graduellement, mollement. De plus quantités d'avancées technologiques notoires firent leur apparitions permettant de faire du voyage interstellaires une réalité. Très vite l'humanité agrandit son espace vitale à tous le système solaire, aucunes planètes ne fut épargnés par cette colonisation." Le chaman aurait bien aimé que l'auteur s'étende sur le sujet, mais non, il ne saurait sans doute jamais comment on l'on s'y prenait pour coloniser une géante gazeuse tel que Jupiter. "Pour s'installer sur des explanètes, cela fut bien plus complexe, en effet on ne peut pas s'y rendre régulièrement par des moyens classiques de propulsion. Les plus grandes firmes spatiales de l'époque s'allièrent de manière à construire une vaste nef spatiale autosuffisante, étudié de manière à ce que plusieurs générations puisse y vivre, s'y nourrir et y mourir. Le vaisseau fut mis en orbite et envoyé sur l' exoplanète la plus proche. on estimait le voyage à un bon milliers d'années. Avec aucun moyens de communication ne permettant de savoir si le vaisseau était arrivés à destination. Le principe était simples: les deux planètes devaient réfléchir séparément et trouver un moyen de faire ce fameux bond stellaire dont l'humanité se gargarisait depuis si longtemps. Les scientifiques de l'époque estimaient que se serait beaucoup plus facile à mettre en place si l'on avait un récepteur et un émetteur plutôt qu'un seul émetteur. Ce en quoi il n'avaient pas tort. Ce furent les hommes de sciences de l'exoplanètes qui y parvinrent les premiers, et non sans peine car les habitants de la Terre avait tout bonnement oublié leur existence. Ce fut alors le début de la seconde phase d'expansion de l'humanité, sans limite celle là puisque l'épineuse question du franchissement des distances inimaginables séparant les mondes étaient définitivement abolie. Cette extraordinaires évolution eu lieu en moins de 50000 ans." L'humanité avait elle découvert d'autre formes de vie, c'était elle déchiré et fait la guerre? La thèse ne le disait pas. Mais la Terre, qui déjà devenait une planètes mineure depuis la 3eme phase d'expansion -c'est à dire depuis la suppression du récepteur lors du transfert interstellaire- devait connaitre un destin sinistre. Une pandémie terrifiante, auquel on ne trouvait aucun remède, du fait que l'agent infectieux n'était ni un microbe, ni une bactérie, ni un virus mais autre chose, que la thèse ne mentionnait pas. Cette pandémie planétaire s'abattit sur l'humanité et plus généralement sur tout les vertébré de plus de 25-30 kilogrammes. La plupart des habitant de la planètes fuyèrent vers ces nouveaux mondes qui devait paraitre à leurs yeux comme cette Amérique du 19eme siècle, la promesse d'une vie nouvelle. La pandémie s'arrêta d'elle même faute de cas à infecté. Cependant, il restait tout de même plus d'un milliard d'individu sur la planète. En effet, si on ne pouvait se soigner, on pouvait s'y soustraire, en se détachant du monde par exemple. Les mammifères eux, périrent en masse et seul certain (l'ordre des rongeurs entres autres) survivèrent. La Terre, elle, comme si la fin de la présence humaine massive sur son sol la libérait d'un carcan trop longtemps portés, eut un regain soudain d'activité internes, séismes, raz de marée, éruptions volcaniques, changement climatique à répétition, cyclone et autre typhons connurent un accroissement terrible. Les chiffres, d'une très grandes précisions, que l'ouvrage mentionnaient, paraissait presque absurde. A croire qu'il y avait eu plus de ces convulsion durant cette période que durant toute celle de la lignée humaine! D'autre part, la tectonique des plaques , par un ensembles de causes complexes que peu de personnes semblaient pouvoir expliquer, s'emballa et des configurations que les géologues prévoyaient dans un ou deux million d'années eurent lieu dans les millénaires qui suivirent. Tout ceci acheva de modifier en profondeur la carte du monde. Les hommes qui survirèrent à ces périodes plus que troublées, y réussirent choix par chances, soit grâces à des qualités exceptionnelles d'adaptabilités à leur environnement. Venait ensuite la dernière étape celle qui avait le plus d'importance et qui conditionnaient le monde actuel: A cet instant de l'histoire de la terre, les insectes ainsi que diverses petits oiseaux, reptiles, amphibiens et, dans une moindre mesures, des mammifères était les seules représentants vivant du monde. Les seules maîtres, il n'avait donc aucun prédateur capable de les arrêter. Les taux de mortalité non-naturel était très faibles et donc par un effet naturel, il évoluèrent d'une manière particulièrement spectaculaire, c'est à dire qu'ils grossirent, grandirent, leur intelligence s'accroissais de telle sorte qu'elle atteignit voire dépassa celle de l'homme. leur espérance de vie augmenta sensiblement. Bref pour résumer il devinrent l'égal des hommes. Cette évolution, sans aucun doute la plus spectaculaire était qualifiée de "troisième improbabilité " dans la thèse de Sonia Kosckatostycky, ainsi après l'improbabilité de la vie, l'improbabilité de l'homme, il y eut l'improbabilité de l'insecte. Dernière grande étape du drame terrestre. Et la Thésarde de conclure ainsi ses propos: "L'homme n'est plus l'espèce dominante, loin s'en faut, ainsi est-il condamné sans cesse à lutter pour sa survie, face à ces insectes qui nous dépassent sur tous les plans: en forces, en nombre et en plus, ce qui jusque là restait une spécificité humaine, en intelligence. L'homme parviendra t'il relever le défi qui lui est encore une fois posé? La seule réponse valable que l'on peut apporter est que ce n'est plus à lui d'avoir l'initiative et d'apporter les solutions." Bon, il était évident qu'il s'agissait d'un résumé grossier, aucune subtilité, uniquement du fait brute. Cela dit, c'était un bon départ et le chaman savait dans ces discours orner ces faits leur donner l'épaisseur du réelle afin de les détacher du mythe où la distance temporelle les réléguait fatalement. L'homme s'avisa qu'il approchait à présent des premières maisons. Il ne restait plus qu'une centaine de mètres, il les mit à profit pour résumer leur situation actuelle: "Notre groupe, constitué d'un petit milliers d'hommes, s'est installé sur une île volcanique de taille moyenne, depuis trois ans déjà, le climat y est tropicale, étouffant et humide, depuis trois ans nous y luttons pour notre survie contre ces être terribles que ce sont les insectes, ici ce sont contres les guêpes que nous devons combattre mais ailleurs d'autre sont aux prises ave des fourmis, des termites, des cicindèles..." Ayant fini cette remémoration préparatoire, Le Chaman se congratula intérieurement. Cette exercice allait lui permettre d'aborder son sermon imminent d'une manière sereine. Cela faisait deux semaines que la "tribu", ainsi que ces membres l'appelait dans le langages courant, avait accueilli trois familles venu du Sud. Et pour la première fois ils devaient assister à l'une de ses petites cérémonie. Oui, il pouvait le dire il était fin prêt. Et c'est d'un pas assuré qu'il pénétra dans l'arrière cour du bâtiment communal. |