Norway of Life Un type se retrouve coincé dans une ville étrange, fade et grise, où les gens semblent davantage préoccupés par leur intérieur Ikéa que par le goût de la vie.
Jens Lien s'attaque de manière insolite à la société occidentale européenne et dépeint la superficialité de nos vies, de nos relations interchangeables, de notre boulot sans intérêt, bref notre train train quotidien sans saveur et répétitif à l'infini. On se retrouve ainsi piégé dans une cage au réalisme terrifiant, où l'effet miroir de notre société aseptisée donne à réfléchir. C'est fait avec une bonne dose d'humour noir, et l'on s'amuse à suivre le protagoniste partir en quête du goût, de l'odeur, de l'orgasme, et se perdre ainsi dans un univers désaturé envahit de 'profanateurs' inaptes à la moindre émotion. En plus du célèbre film de Siegel, ce n'est pas sans rappeler la problématique d'un
Fight Club où l'on devient possédé par ce que l'on possède, ou encore l'absurdité d'un Brazil. Truman Show et Dark City ne sont pas loin non plus.
Intéressant, bien qu'un peu frustrant lors du final, où le réal donne un peu l'impression de n'avoir pas eu le cran de pousser le bouchon jusqu'au bout.