Knock at the Cabin (2023)
De M. Night Shyamalan
Avec Jonathan Groff (II), Ben Aldridge, Dave Bautista ...
Enfin, j'ai pu voir ce knock, le seul film de Night Shyamalan qui me manquait.
Un film avec de la tension, très psychologique, énormément voir principalement portée par le jeu d'acteur. C'est un huit clos qui ne laisse pas indifférent, à la fois brutal et mystérieux. On se met à la place de cette pauvre famille qui se retrouve pris en otage et en même temps, on essaie de comprendre les ravisseurs. Un bon film, ambiance dramatique, et suspense.
Attention, on est loin d'un film fun et familiale.
Toujours pareille si jamais vous comptez voir ce film, ne regardez pas la bande-annonce, ou mater 30s pour un avant goût.
Shyamalan est un peu hanté par une formule depuis "Sixième Sens", et il n'arrive pas toujours à maintenir le niveau. Mais j'avoue que ce Knock at the Cabin m'a bien plu, c'est très prenant. D'ailleurs l'intérêt est justement le déroulement, et toute la mise en place puis le développement de la tension. De ce fait, cette fois le dénouement importe peu : c'est tout ce qui précède qui compte.
Moi, ces 3 derniers jours, j'ai revu :

Mayday (Plane) (2023)
L'un des meilleurs films d'action de ces dernières années. Un Gerard Butler moins invincible que d'habitude mais tout aussi héroïque, une brochette de personnages bien présentés et parfaitement identifiables, et surtout un film bien écrit et malin, qui fait mine d'enchaîner les poncifs (film catastrophe ? prise d'otage aérienne ?) avant de virer vers tout autre chose... Quelques notes de réalisme au cours de la première demi-heure permettent de rentrer facilement dans l'histoire (le check-up dans le cockpit de l'avion, l'accueil des passagers, le copilote qui fait de la navigation quand les instruments de bord déconnent...).
Un avion de ligne est pris dans un violent orage. Le commandant de bord et son second font leur possible pour sauver l'avion endommagé, frôlent l'amerrissage et finissent par opter pour l'île la plus proche pour atterrir. La dizaine de passagers du vol (dont un criminel escorté par le FBI) ignorent qu'ils ne sont qu'au début de leurs ennuis...

Anges & Démons (2009)
Le meilleur de la trilogie Langdon au cinéma (je suis justement en train de lire le dernier bouquin de Dan Brown, "Le Secret des Secrets"). Chaque personnage est parfaitement campé, la musique de Hans Zimmer est au top (entre adrénaline et mystère), le Vatican est filmé dans tous ses recoins et l'architecture vraiment msie en valeur, mais là où ce volet dépasse de loin les deux autres, c'est sur son rythme. Une fois l'histoire lancée, ça n'arrête pas une seconde, et on est pris dans cette chasse au tueur et aux énigmes sans lâcher l'écran jusqu'au dénouement. Excellent thriller d'action que je me refais régulièrement avec plaisir.

John Rambo (2008)
Étrange film que ce quatrième Rambo. À la fois bancal et con-con par moments (les dialogues sont souvent risibles), le film met en scène un niveau de violence graphique rarement égalé en termes purement quantitatifs et niveau réalisme (les égorgements, démembrements, corps qui explosent, tripes qui se répandent - et j'en passe - sont à s'y méprendre). Tout y passe : torture, viol, immolation, pédophilie, sauvagerie, et parfois on mélange le tout.
Au premier abord, on peut se demander ce qui est passé par la tête de Stallone quand il a pondu ce film (j'imagine la gueule des petits bourges de la haute invités à des avant-premières avec champagne, petits fours, et boucherie généralisée en guise de plat de résistance). J'ai bien l'impression que le Sly a été révolté par les reportages relatant ce qui se passait à l'époque en Birmanie (pays qui sert de cadre au film), et que face à l'impossibilité de faire quoi que ce soit pour changer les choses... il a décidé qu'au moins, dans son film, Rambo irait faire le ménage là-bas.
On a donc plus d'une moitié de film durant laquelle on nous fait bien comprendre que le groupuscule militaire qui a pris le contrôle d'une région birmane est ce qui se fait de pire en termes de saloperie humaine, ensuite une petite partie infiltration / action plus classique, puis on termine... bah en boucherie absolue, où des tas de vilains soldats servent de chair à canon (chair qui se répand un peu partout à l'écran, jusque sur l'objectif, dans une orgie sanguinolente qui sert d'exutoire).
À chacun de juger si c'est un vulgaire étalage de violence insensé, ou un plaisir coupable où on peut regarder des héros, guidés par un tas de muscles énervé, dégommer du salopard pour rétablir un peu d'équilibre en enfer. Personnellement, je le revois tous les 5 ou 6 ans, et ma foi... c'est pas du Spielberg et encore moins du cinéma d'art et d'essai, par contre ça fait quand même du bien.