Terminé cette après-midi Le Loup des Steppes de Hermann Hesse.
De nombreux passages philosophiques me sont à noter. Considéré comme le premier roman existentialiste (publié en 1927), l'intrigue bascule vite dans le surréalisme, et c'est dépaysant en même temps qu'oppressant... Hermann Hesse a un style peu complexe mais ô combien maîtrisé, et ses phrases touchent en plein cœur de l'Être et de l'universel.
J'ai ensuite commencé dans le train Au château d'Argol de Julien Gracq. Le premier roman de l'écrivain, que beaucoup considèrent aussi comme son pire roman, du fait d'un style déjà affirmé mais, tout de même, trop pompeux, encore à étoffer, à faire mûrir ; et d'une intrigue absente, linéaire, sans actions réelles, ni même sans dialogues.
Là où Gracq est un virtuose, c'est que son style est faussement simple. En réalité, ses œuvres ne sont pas accessibles à n'importe qui, et lire Au château d'Argol est (très) ardu. Mais Gracq demeure l'un des plus ardents prosateurs de notre époque.