Nicolas Rey -
L'amour est déclaré Suite d'
Un léger passage à vide que, j'avoue, j'avais aimé. On (peut) aime(r) Nicolas Rey pour quoi ? Parce que c'est court, rapide, ça paraît classe (mais si, vous savez, cette image de l'écrivain, propre sur lui, avec son écharpe, son parler populairo-soutenu...) mais c'est crade dans le fond (cure de désintox, divorce et/ou séparation,
Absent en tant que père...). Et puis il y a ce petit jeu de l'autofiction (mais avec peu de fiction au final, si j'ai bien compris).
Le problème, c'est qu'on se lasse vite des tribulations de ce jet-setteur assez trou du cul qu'est Nicolas Rey, qui a tout pour être heureux mais passe son temps et à s'enfoncer, ainsi qu'à le raconter à l'écrit pour faire de ses livres à la fois sa meilleure cure et son fond de commerce. Le niveau littéraire est finalement, non pas simple, mais simplement vulgaire, et même si on prend un certain plaisir à lire le bouquin (une complaisance en fait un peu fainéante dans la facilité et la trivialité, déguisées en impertinence), sans compter que ses chapitres prennent, séparément, trente seconde de lecture à tout casser, on referme le livre en fin de compte en comprenant qu'on a perdu son temps pour ne faire que sourire au détour d'une phrase ou l'autre.
À jeter aux chiottes ? Non, mais gardez-le pour vos heures perdues à être allongé dans le jardin, près d'un lac ou à la plage cet été...
Alain Finkielkraut -
L'identité malheureuse Eh bien je l'ai trouvé fort intéressant et érudit celui-ci. Je n'apprécie pas tellement le père Finkie sur le sujet de la censure, mais sur l'identité (française) on dirait qu'il a bien potassé.
Je n'en ferai pas un long commentaire, mais je dirai simplement qu'il s'agit pour moi d'une oeuvre dont la lecture est indispensable si l'on s'intéresse à des questions actuelles touchant, bien sûr à l'identité, mais aussi à la sociologie, à la politique, à l'éducation (...) et ce, que l'on soit d'accord ou non avec le propos.
En outre, force est de reconnaître que la maîtrise de la langue française dont fait preuve l'auteur est indéniable et force le respect.
Intéressant, et donnant envie de réfléchir au monde qui nous entoure, que ce soit pour vérifier les thèses posées, y trouver des solutions (le reproche que j'adresse en général aux essayistes étant de s'arrêter aux constats), ou les contredire.
En cours de lecture, un thriller pour changer et avant d'attaquer un autre bouquin "sérieux" :
Franck Thilliez -
Vertige Je viens de commencer. Un thriller dont le pitch me rappelle "Saw", et dont le cadre est plutôt proche de "The Descent". Ca devrait parler aux fans de cinoche type thriller/suspense. Je reviendrai dire ce que j'en pense.
Que dites-vous ?... C'est inutile ?... Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !