Glamorama de Bret Easton Ellis
citation :| GandhiEgo dit : Glamorama, il va te retourner. |
Et il y a du vrai dans cette prédiction !
Le livre souffre pourtant de quelques défauts, un rythme assez irrégulier, qui rend parfois la lecture assez difficile, mais tout est au service du propos de l'auteur et son écriture reste toujours aussi efficace et marquante sur moi en tout cas.
On retrouve les mêmes thèmes chers à Ellis mais il prend plus son temps cette fois, divisant le roman en plusieurs parties. La première monte crescendo jusqu'à une dernière soirée ultra sombre et désespéré, un écroulement complet, qui m'a fait l'effet d'un coup de poing et m'a laissé presque KO pendant un moment.
Mais le livre repart, change de lieu, et reprend le temps de développer son intrigue. Une intrigue dans laquelle on se perd fréquemment, où les faux-semblants et les incohérences sont le reflet des personnages qui sont décrits ici. La violence monte d'un cran, le désespoir également. On ne sait plus qui croire, ce qui est réel ou pas et on ne le saura jamais finalement, personne ne le sait.
La fin semble inachevée, presque frustrante et laisse le lecteur aussi perdu qu'il l'était au départ. Pourtant, il y a un espoir tout au long du livre auquel on peut espérer, mais toujours inaccessible même le livre refermé.
Pas facile, plus ambitieux que ces autres oeuvres, les réfractaires au style de l'auteur seront sans aucun doute à nouveau lassé par ses dialogues à l'apparence vide ou ses listages à n'en plus finir de nom, vêtements, lieux...
Mais il y a une force qui se dégage de ce livre, une atmosphère qui me prenait au piège dès que je le rouvrais et un malaise qui subsiste même lorsqu'il est achevé.
"C’est vraiment une fête alarmante et chaque invité est un monstre. C’est aussi un miroir. "