Enfermer les psychiatres ? Interdire la psychiatrie ? C'est être aussi extrême et bête que les dérives que cette science connaît actuellement, et donc ne réfléchir (enfin, ne pas réfléchir, plutôt) que sous l'angle
détourné de son but d'une science qui, à l'origine, se doit d'être
humaine (si elle l'a jamais été !)

. Encore une fois, pour l'objectivité et la nuance, on repassera

. Serait-il possible de débattre avec des personnes qui ne se laissent pas emporter par leurs passions ?
Je ne sais si je reviendrai ou non argumenter plus concrètement.
Si je suis d'accord pour dire que la psychiatrie devient très arbitraire et que la mésinformation auprès des citoyens lambdas sévit, en revanche la psychiatrie est une science utile car concrète et il faut qu'elle soit délivrée auprès des patients
au cas par cas, et accompagnée d'une psychothérapie analytique, ou d'une TCC suivant les troubles, en accord avec le psychiatre
et le (
Psycho)thérapeute de chaque patient (mais je rappelle qu'un psychiatre peut tout aussi bien être psychanalyste ou thérapeute. Pareil pour les psychologues) ; et surtout en prenant en compte la parole du patient lui-même. Car c'est la parole du patient, son ressenti propre bien que biaisé (sinon, il ne consulterait pas) et détourné de son chemin réel, de son sens, qui constitue le fondement de tout bon traitement et de toute bonne amélioration de son état. Un psy doit écouter la parole de son patient et agir selon, sauf en certains cas où la médication est nécessaire en dépit du refus éventuel du patient (schizophrénie par exemple), mais toujours posée de façon éthique.
Il faut une psychiatrie "à visage humain", et qui ne soit plus parasitée par cette bêtise américaine qu'est le DSM. Point. Les dérives de la psychiatrie justement consistent en le déni de la parole du patient, qui n'est dès lors plus considéré comme un être humain authentique en demande de sa propre norme, mais comme un
malade insignifiant qu'il faut ramener dans une norme immuable et détenue par des professionnels prétentieux. Bref, si je veux caricaturer à l'envi, c'est "les moutons dans l'enclos". Mais ce n'est pas une propriété inhérente à la pratique de la psychiatrie pas plus qu'à ses fondements.
Quant au terme "rééducation sociale médicalisée", autant son "pendant" est violent (selon toi, Ydellalave), autant celui-ci est affreusement bien-pensant.
Car qu'est-ce que cache ce terme ? Rien, sinon l'internement psychiatrique abusif. Avant de changer un mot, un terme, il faut aller au-delà et changer si besoin est ce qu'il désigne. Changer l'emballage pour dissimuler le contenu dégoûtant, c'est de la démagogie et de la déresponsabilisation.
Et puis, avant de "rééduquer socialement", on rééduque individuellement. L'affirmation du patient dans le monde social ne peut avoir lieu s'il ne s'est pas affirmé à lui-même d'abord.