Parlons un peu politique... >> La psychiatrie . . .
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Lundi 19 Mai 2008 - 01:45:40
Oui.
Mais avant tout, on est humain.



Lundi 19 Mai 2008 - 01:50:30

citation :
Flint dit : Oui.
Mais avant tout, on est humain.



Ta bienveillance est belle a voir.

Mais pour moi touteforme de vie est importante. Donc ca n'agit absolument pas sur mon comportement dans la mesure ou la communication et l'échange sont aussi important avec une fleur, qu'avec un Animal ou un etre humain. Il n'y a pas d'échelle de valeur à ce niveau là pour moi.


Lundi 19 Mai 2008 - 02:05:57
Mais alors, pourquoi un tel jugement envers Zéphir précédemment ?
Tu te contredis, non ?


Dimanche 25 Mai 2008 - 18:05:30
 @ Flint : Voilà, tu as comprit ! J'en suis rassuré.
Par contre je comprend pas pourquoi tu as effacée tes messages...
Personnellement je trouve ça dommage !
Même la boutade sur mon pseudo avait un certain mérite de restée, non ?
Enfin bref ! Passons !

Bon... Le débat est difficile avec moi, là j'avoue !
Et ce n'est pas uniquement dû aux vicissitudes du langage.
 
Et en effet, tant pis pour ceux qui ne cherchent pas ou ne peuvent pas trouver,
voir les deux. 
  
  
 @ Defnael : Oui, toi aussi tu as comprit mon egocentrisme, egotisme, besoin de reconnaissance etc...
Mais sache que ça ne m'empêche pas d'être à l'écoute des autres !
 
D'ailleurs je suis assez admiratif de ton point de vu à propos des êtres vivants,
du fait que, dans la communication ,tu ne juge pas une espèce plus importante que l'autre. Comme ça on peut parler d'homme à singe-clown sans risquer que l'un se fiche de l'autre, et ça c'est beau, sérieusement !
 
Bon après, en effet, on peut mentir par le langage !
Mais cela reste possible avec n'importe quoi d'autre.
Alors après tout, un peu de fair-play, non ?! 
  
 
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@ tout le monde : Mais alors que vous trouvez ça impossible, probable, évident ou autre chose encore... que dites vous à propos de l'aspect politique de l'internement psychiatrique ? Avez-vous des idées, des spoupçons, des expériences, des raisonnements à ce sujet ?
 
J'ai une question simple.
Je ne m'attarderai pas sur le comment trouver des preuves et agir...
Mais : " Pourquoi ce soupçon ? "
( y comprit sans preuves conrêtes ) 

J'ai une réponse : " Même faux, un soupçon a le mérite de maintenir l'esprit éveillé. "
Mais pourquoi voulloir être "éveillé" ?

Mardi 08 Juillet 2008 - 22:40:33
Je trouve le terme "internement psychatrique" un peu violent, je préfere parler de rééducation sociale médicalisée

Mercredi 09 Juillet 2008 - 04:43:07



citation :
ydelallave dit : Je trouve le terme "internement psychatrique" un peu violent, je préfere parler de rééducation sociale médicalisée

Kifkif bourricot quoi!
 
et je dirais comme un punk m'a dit une fois un truc trop puissant:
 
"C'est les psy qu'il faudrait enfermer"
 
Et j'ajouterais qu'il faudrait les mettre en Camisole, et leur faire gobber leur saloperie de cahetons...

Mercredi 09 Juillet 2008 - 16:18:03
Enfermer les psychiatres ? Interdire la psychiatrie ? C'est être aussi extrême et bête que les dérives que cette science connaît actuellement, et donc ne réfléchir (enfin, ne pas réfléchir, plutôt) que sous l'angle détourné de son but d'une science qui, à l'origine, se doit d'être humaine (si elle l'a jamais été !) . Encore une fois, pour l'objectivité et la nuance, on repassera  . Serait-il possible de débattre avec des personnes qui ne se laissent pas emporter par leurs passions ?
Je ne sais si je reviendrai ou non argumenter plus concrètement.
Si je suis d'accord pour dire que la psychiatrie devient très arbitraire et que la mésinformation auprès des citoyens lambdas sévit, en revanche la psychiatrie est une science utile car concrète et il faut qu'elle soit délivrée auprès des patients au cas par cas, et accompagnée d'une psychothérapie analytique, ou d'une TCC suivant les troubles, en accord avec le psychiatre et le (Psycho)thérapeute de chaque patient (mais je rappelle qu'un psychiatre peut tout aussi bien être psychanalyste ou thérapeute. Pareil pour les psychologues) ; et surtout en prenant en compte la parole du patient lui-même. Car c'est la parole du patient, son ressenti propre bien que biaisé (sinon, il ne consulterait pas) et détourné de son chemin réel, de son sens, qui constitue le fondement de tout bon traitement et de toute bonne amélioration de son état. Un psy doit écouter la parole de son patient et agir selon, sauf en certains cas où la médication est nécessaire en dépit du refus éventuel du patient (schizophrénie par exemple), mais toujours posée de façon éthique. 
Il faut une psychiatrie "à visage humain", et qui ne soit plus parasitée par cette bêtise américaine qu'est le DSM. Point. Les dérives de la psychiatrie justement consistent en le déni de la parole du patient, qui n'est dès lors plus considéré comme un être humain authentique en demande de sa propre norme, mais comme un malade insignifiant qu'il faut ramener dans une norme immuable et détenue par des professionnels prétentieux. Bref, si je veux caricaturer à l'envi, c'est "les moutons dans l'enclos". Mais ce n'est pas une propriété inhérente à la pratique de la psychiatrie pas plus qu'à ses fondements.

Quant au terme "rééducation sociale médicalisée", autant son "pendant" est violent (selon toi, Ydellalave), autant celui-ci est affreusement bien-pensant.
Car qu'est-ce que cache ce terme ? Rien, sinon l'internement psychiatrique abusif. Avant de changer un mot, un terme, il faut aller au-delà et changer si besoin est ce qu'il désigne. Changer l'emballage pour dissimuler le contenu dégoûtant, c'est de la démagogie et de la déresponsabilisation.
Et puis, avant de "rééduquer socialement", on rééduque individuellement. L'affirmation du patient dans le monde social ne peut avoir lieu s'il ne s'est pas affirmé à lui-même d'abord.


Jeudi 10 Juillet 2008 - 17:24:18
Merci de ta réponse Flint c'est très instructif pour un profane comme moi.
Le terme "rééducation sociale médicalisée" était volontairement provocateur.
Je suis d'accord avec toi que le traitement des patients doit ce faire au cas par cas (pour avoir, dans le cadre de mon travail, visité des établissement psychatrique, j'ai été frappé par la dose de médocs inoculée aux malades. Pour moi ce n'est pas du soin mais de l'abrutissement par la Camisole chimique).
Concernant l'internement abusif, je ne sais pas si les lois sont toujours identiques en France, à savoir signature de proches et un certificat médical. Avant l'abus du pouvoir, c'est l'abus des familles et autre qui pour moi est en cause.
Concernant les Troubles Compulsifs du Comportement, j'ai vu les dégats causés par des psychatres qui ne savent que cachetoner (dans les deux sens du terme). Je crois que la meilleure voie est le suivi par des comportementalistes (si cette "science" n'est pas encore une vaste escrocrerie)
La psychotérapie sera certainement remplacée dans un certain temps par des traitements chimiques plus appropriés, ceci grace aux progrès de la chimie du cerveau. L'analyse risque ainsi de se retrouver au rang de confessional pour personnes désireuses de connaitre leur moi intime (pour moi à ce niveau le psychatre a remplacé le curé).
N'étant pas particulierement familiarisé avec ce sujet, les propos ci dessus ne sont qu'une opinion vue de ma fenetre.
 
@Flint: c'est quoi le DSM?

Jeudi 10 Juillet 2008 - 18:05:21
Concernant les TCC (thérapies cognitivo-comportementales), je les juge utiles quoique les dérives soient à signaler aussi.
Elles sont utiles dans le cas de troubles du comportement (addictions aux drogues, à l'alcool...), car ces problèmes-ci, finalement, n'ont pas grand rapport avec la théorie de l'inconscient imposée comme modèle pour les cures ou les thérapies analytiques.
Mais la dérive est la même qu'en psychiatrie : attachement extrême au comportement extérieur et déni de la parole ; attachement à une norme immuable à Imposer au malade. Les gens, par mésinformation là encore, choisissent plus facilement les TCC que les thérapies analytiques. Elles demandent moins d'investissement personnel et coûtent souvent moins cher. Or, les TCC ne sont pas à opposer aux psychothérapies analytiques. Il suffit juste de bien évaluer laquelle est la mieux suivant le problème du patient.

Quant aux TOC (troubles obsessionnels compulsifs), j'y reviendrai certainement car c'est un sujet qui mérite un paragraphe spécial...

Cependant, je t'assure que les TCC et la psychiatrie n'ont pas à remplacer l'analytique. C'est là que se situe justement la dérive ! Si l'on fait une psychothérapie ou une psychanalyse pour connaître son Moi, c'est de la branlette, et un bel effet de mode. Ce n'est pas à prendre à la légère. À la base, c'est pour donner un sens à son parcours en ce bas monde, et ainsi prendre contrôle sur sa destinée, ou tenter de le faire le mieux possible.

Concernant l'internement abusif, je ne sais pas si les lois sont
toujours identiques en France, à savoir signature de proches et un
certificat médical. Avant l'abus du pouvoir, c'est l'abus des familles
et autre qui pour moi est en cause.

Je ne le sais, mais les faits demeurent : il y a de l'abus, c'est indéniable. Et c'est en ce sens que les signatures de proches ne serviraient plus à rien puisque la désinformation englobe tout le système.

Quant au DSM, c'est le catalogue (disons-le sans honte : c'est un catalogue) érigé par les psychiatres américains, répertoriant les troubles du comportement et les maladies mentales, qui s'exporte très bien dans le monde . Sont consignées dedans les manifestations extérieures des symptômes, mais aucune réflexion sur la dimension intérieure et humaine. Autrement dit, là où l'analytique tente d'englober l'être humain dans un tout qui le caractérise, de rétablir l'individu dans sa continuité, la psychiatrie à la sauce DSM ne fait que morceler la dimension humaine de ce dernier. Ce n'est plus qu'un cobaye au service d'une science expérimentale et froide, d'une science pour la science et non plus pour l'humain. D'où la nécessité urgente d'une psychiatrie à visage humain, d'une psychiatrie qui se réconcilie avec l'analytique et le comportemental pur ; d'où la nécessité d'un dialogue entre les trois au lieu de gué-guerres puériles. Il faut dépasser les dérives de chacune de ces pratiques pour aller à l'essentiel. Alliées, aucune des trois n'est vaine, bien au contraire. Mais seules, isolées, si.

Voilà pour mon point de vue. Je ne prétends pas avoir la science infuse. Je suis extérieure au monde professionnel de la psy et ne l'observe qu'en simple dilettante.