citation :BEERGRINDER dit : Franchement je me marre, pour un peu on ferait passer les profs pour des saints. J'ai 35 ans, depuis que j'ai 5 ans (1981) j'ai toujours vu la même chose : de nombreux profs faisant gréve systématiquement (Psystorm parle de modifier le système, mais les syndicats de profs UNSA FSU et compagnie ont eu la peau de tous les ministres de l'éducation nationale qui ont essayé de réformer quelque chose), un taux d'absentéisme qui frise le scandale, le nombre de soit disant dépressions et de malades c'était à mourir de rire : il doit y avoir des virus spéciaux dans l'éducation nationale. De plus la moitié d'entre eux étaient incompétents pour transmettre leur savoir et /ou balançaient des vieux polycopiés (à moitié effacés à force d'être copiés depuis 20 ans) sans jamais chercher à se mettre à jour. |
Il y a de tout partout et tu le
Dis souvent. Les profs ne sont pas des saints, pas plus que les autres et pas moins que les autres. C'est un métier nécessaire pour la collectivité, et on n'arrivera jamais à rendre les gens parfaits. "Moi, un jour je me suis fait arnaquer par mon plombier". Cela signifie-t-il que le métier de plombier n'est pas indispensable ou qu'il faudrait réduire le nombre de plombiers en France?
Ou au contraire améliorer la formation des plombiers et les
Structures légales qui permettent au plombier comme aux clients d'être satisfaits?
Il y a toujours des gens qui ont eu des expériences "traumatisantes" avec des groupes (professions ou autres), mais cela ne veut pas dire qu'il faut déconsidérer ces professions. Pour ma part, j'ai eu en règle générale des bons profs, qui avaient à cœur leur métier. Et même s'il m'arrivait, comme tout le monde, de gueuler après eux, a posteriori je me rends compte que la plupart étaient bons et certains même brillants et passionnants. Evidemment, j'ai eu le droit à certains charlots et une incompétente notoire qui avait du avoir son agrégation de lettres dans une pochette surprise (ou alors un lavage de cerveau?).
Quant à la réforme, il faut savoir ce qu'on fait avec. Réformer pour réformer ca n'a aucun sens. La question c'est pour quoi faire?
Si c'est pour renouveler les attaques incessantes contre le baccalauréat (indépendamment de sa "valeur" comme certains aiment à le rappeler) et promouvoir une école marchande et individualisé, c'est clair que t'auras quasiment tous les profs sur le dos, et heureusement.
Concernant les programmes, les profs savent, hélas, à quel point ils sont mauvais ou inapplicables, mais on ne veut pas leur demander leur avis, pourquoi se plaint-on alors des grèves ensuite?
Que penser des lois de "pure comptabilité" qui suppriment, par exemple, l'enseignement de l'histoire-géo en classe de terminale S?
L'école est rentable? Est-ce que cela a un sens la rentabilité lorsque l'on parle de savoir?
citation :Par contre "socialement dégradant de faire prof" faut pas pousser non
plus, un prof est largement mieux considéré qu'un ripper au SICTOM, un
ouvrier métallo ou un salarié agricole hein..... |
Oui, bien sûr. C'est un peu exagéré de ma part, mais quand tu vois des gars qui ont passé les mêmes concours que toi, qui deviennent ingénieurs, financiers, tout ce que tu veux, qui gagnent plein de thunes et qui participent aux milieux mondains économico-industriels, ca fait bizarre. D'autant plus qu'après, et c'est parfois à peine masqué, on te prend pour un con parce que tu as choisi d'être "juste" prof.
Et c'est pour ça que je
Dis qu'il y a un paradoxe et un cercle vicieux, les profs sont mauvais donc les gens ne sont pas contents et gueulent contre les profs, donc les gens brillants finissent par aller là ou au moins ils pourront gagner de l'argent (finance entre autres) et les autres à la fac finissent par se dire que bon, après tout puisqu'il n'y a pas de travail, autant être prof, au moins c'est sûr, donc ils sont mal formés et pas motivés et le cycle recommence...