Necrowretch

1- « Satanic Slavery » a été publié, il y a 3 mois à peine, quels sont les retours que tu as pu en avoir ?
Salutations infernales ! Je pense vraiment que cet album a provoqué quelque chose en plus au niveau des nouveaux et des anciens fans, bien sur il est trop tôt pour se prononcer au niveau des ventes mais on a le sentiment d’avoir (re)posé les bases de ce que Necrowretch doit être, si certains avaient encore des doutes par rapport à nos intentions, tout le monde est d’accord sur le fait que Satanic Slavery est un excellent disque.


2- Peux-tu nous éclairer sur le nouveau line-up ? Pourquoi Amphycion ne fait-il plus parti du groupe ?
Amphycion a choisi de se consacrer à d’autres projets, nous restons en bons termes bien entendu. Satanic Slavery a donc été enregistré avec le line-up suivant : Ilmar (batterie), Kev Desecrator (basse) et moi même pour les guitares et le chant. Depuis, Malik nous a rejoint à la basse et Kev s’occupe de la 2ème guitare en live. Le nouveau line up est vraiment puissant et nous espérons jouer un maximum de live avec ce dernier.

3- Comment se déroule le processus de composition chez Necrowretch ? « Satanic Slavery » monte encore d’un cran en terme de puissance et d’intensité, quel est votre secret ? Comment s’est déroulé l’enregistrement ? Combien de temps a-t-il durée ?
Satanic Slavery a eu un processus de composition assez particulier, la fin de l’année 2015 a été assez tumulteuse pour le groupe, changement de label déjà, puis départ de Amphycion et d’autres soucis d’ordre personnel se sont ajoutés à la liste. Au moment de la signature chez Season je n’avais rien écrit depuis un moment, j’ai donc décidé de m’enfermer pendant six mois et de passer plusieurs heures chaque jour sur la composition du nouvel album. A l’inverse des deux précédents disques qui avaient chacun été écrits « par ci, par la » pendant mon temps libre, Satanic Slavery a vraiment été composé d’une traite, et l’ordre des morceaux n’a pas bougé entre la composition, l’enregistrement et le placement final sur le disque. Il y avait une réelle volonté de rage dans cet album et la composition a servi de défouloir pour pas mal de choses que j’avais en tête à ce moment là. J’ai également enregistré pas mal de démos maisons, comme aux débuts du groupe afin de retravailler certains riffs et placements de voix... Une fois arrivés au studio nous avons joué tous les titres en condition live et tout a été bouclé en six jours. C’était une première pour le groupe d’enregistrer en live et c’est à mon avis un point très important qui explique la qualité de ce disque, la haine présente à la fois au moment de composer l’album s’est ensuite déplacée dans le studio pour enfin atterrir sur les pistes finales. Il est clair que dans d’autres circonstances plus « joyeuses », Satanic Slavery n’aurait jamais vu le jour, du moins sous cette forme.

4- « Satanic Slavery » est haineux à souhait, quelles sont tes principales sources d’inspiration ? Quels sont les thèmes abordés sur cet album ? Quel est ton rapport à la religion et à Satan plus précisément ?
Musicalement : Death, Morbid Angel, Sepultura, bien entendu les vieux albums. Et également Sarcofago, Mortem, Anal Vomit, on pourrait rajouter Necrophobic, Repugnant ou Dismember pour la touche suédoise. Au niveau des textes les inspirations viennent du monde actuel et de l’histoire des religions et de certains courants de pensée.



Satanic Slavery parle du diable sous toutes ses formes. Mais en particulier sous certains aspects à certains moments de notre histoire. Les démos/ep et le premier album avaient une sorte de story line autour d’un prête possédé par l’enfer, mais nous n’avons pas vraiment continué dans ce registre depuis Serpents... Il y a des références, mais nous avions fait le tour de ces sujets un peu fantaisistes et nous avons décidé d’aborder – toujours sous la même bannière – des thèmes plus réalistes avec des références qui parleront à plus de monde, si tant est que vous les compreniez.

5- Tes vocaux sont encore plus possédés, t’es-tu infligé des sévices corporels comme au temps de l’enregistrement de « With Serpent Scourge » ? Est-ce quelque chose que tu travailles pour arriver à un tel niveau démence ?
Pas cette fois non, j’ai préféré miser sur l’échauffement et la continuité de mêmes timbres vocaux sur la durée de l’album. Serpents était assez inégal au niveau des prises de chant car j’avais eu une extinction de voix dès le premier soir, ça rajoute un quelque chose de cru mais avec le recul j’aurai pu faire beaucoup mieux. Cette fois ci j’ai bien travaillé mon chant en amont au moment des démos de l’album. Il était important pour moi de déjà connaître chaque texte, chaque placement de cri, afin de pouvoir me mettre à 200% dans les prises et ne penser à rien d’autre. Au final tout s’est déroulé en une après midi et le résultat était déjà très bon avant d’appliquer les effets de reverb/delay chers à Necrowretch.

6- « Satanic Slavery » semble plus orienté black, avec notamment une influence Dissection, plus mise en avant, est-ce une source d’inspiration ? Et justement, quels sont artiste ou groups qui ont pu t’influencé ?
Je ne suis pas vraiment du même avis, beaucoup de personnes m’ont parlé de Dissection/Necrophobic et je peux le concevoir sur des titres comme Evil Names ou Tredeciman Blackfire, mais dans l’ensemble l’œuvre a vraiment été composée sous infusion de métal sud américain comme Sarcofago ou Mortem. Je considère toujours que Necrowretch joue du death metal, peut être avons-nous un pied dans le black via certaines de nos influences mais ce n’est pas vraiment important.

7- Dis-moi si je me trompe, mais il me semble que votre popularité soit plus importante hors des frontières hexagonales, à quoi, selon toi, est-ce dû ?
C’était vraiment le cas dans les premières années du groupe où nous avions certaines années uniquement composées de concerts à l’étranger. Peu à peu la tendance se stabilise et on pourrait parler d’un 50/50. Nous avons toujours eu beaucoup de contacts à l’étranger et il ne se passe pas une semaine sans avoir des projets de concerts, interviews, trade... avec l’étranger. Pour autant à la sortie de chaque disque le public français répond bien présent et nous sommes toujours bien accueillis dans l’hexagone, je tiens d’ailleurs à remercier via cette interview tous les organisateurs qui ont pu nous aider au cours des dix dernières années !


8- L’artwork est l’œuvre d’un artiste chilien nommé Nekronikon, pourquoi ne pas avoir continué votre collaboration avec Milan Novakovic ?
A un certain point tu sens que tu as tiré le maximum de certaines personnes et je ne voulais pas voir Necrowretch s’auto plagier et donner au fond un disque sans surprise. Comme je l’ai indiqué précédemment Satanic Slavery a vraiment été composé dans l’optique de tout détruire, le line-up, le label, le studio, la manière de composer/enregistrer, l’artwork, le logo.... Tout a été remis à plat pour produire un disque qui se place au dessus de nos précédentes réalisations. Et dans ce domaine la pochette créé par Nekronikon est un rérl avantage pour le disque et le merchandising.

9- Que t’inspire le monde actuel et qu’en penses-tu ?
Que trop de gens meurent sans avoir rien connu du monde et que d’autres gaspillent leurs vies à ne rien en faire.

10- Quels conseils donnerais-tu à un jeune groupe qui débute ?
N’écoutez que votre instinct !

11- Quelles sont vos prochaines dates de concerts ? Avez-vous une tournée de prévue ?
Necrowretch va se produire dans les festivals suivants : Forest fest (Suisse), Morbid Catacombs (Berlin), Fall of summer (France) et Morkaste Smaland (Suède). D'autres dates et des tournées sont en préparation pour 2017 et 2018, toutes les dates seront annoncées sur le facebook.

12- Necrowretch a participé à l’édition du Hellfest 2015, que penses-tu de ce festival ?
C’était vraiment une bonne expérience et j’espère que nous pourrons la réitérer avec notre nouveau line-up. Beaucoup critiquent le Hellfest mais seraient prêt à vendre leur peau pour jouer là bas. Je trouve ça un peu con, on a un très bon festival qui rayonne en France et à l’étranger et dès lors que ça devient trop gros les gens râlent, au fond c’est très français comme mentalité. Pour ma part j’ai le souvenir d’excellentes éditions du festival et d’avoir pris ma claque avec de nombreux groupes là bas... alors longue vie au Hellfest !

13- Vlad, je te laisse la parole, tu peux t’adresser à tous les Sommiens et leur dire ce que tu veux.
Merci pour le soutien ! Satanic Slavery est maintenant disponible via Season of Mist ou directement par le groupe. HAIL SATAN !
 

interview réalisée par growler

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