Les affres les plus douloureusement effrayants de cette satané maladie d'Alzheimer ne guettant pas vraiment ma modeste personne, du moins pas encore, je sais pertinemment que l'idée que je m'apprête à évoquer aura déjà fait l'objet d'un paragraphe dans l'un de mes articles, celui concernant The
Mask of Shame du groupe suisse
Gonoreas pour être tout à fait précis. Toutefois je ne peux m'empêcher, une fois encore, de vous la soumettre, tant elle me taraude. D'autant plus qu'une nouvelle fois la question qu'elle induit se prête, ici, une fois encore, parfaitement au contexte. Voici donc cette question: quelles idées extravagantes peuvent traverser des gens, à priori, sains d'esprits pour décider d'adopter un tel nom? A quel moment fatidique, ces cinq musiciens originaires du New Jersey, se sont dit que ce serait vraiment une excellente chose que de se baptiser ainsi? Lyken21? Sérieusement? Mais peut-être que là aussi, il y a un signification plus profonde qui échappe totalement à l'esprit, décidément, vraiment trop simpliste et étriqué qui est le mien. Soit dit entre nous, et en passant, j'aurais vraiment beaucoup aimé participer à la discussion, sûrement animée, aboutissant à une telle décision. Personnellement j'aurais voté Yucca 69. Ou peut-être pour un Rhododendron
666 beaucoup plus subversif.
Je dois dire, qu'assister aux débats qui auront eu lieu quant à savoir l'orientation musicale que ce jeune quintet allait adopter m'aurait aussi grandement plu. Je serais ainsi parvenu à comprendre les desseins de ce collectif dont, en l'état, je trouve le propos d'une étonnante, et insaisissable, complexité. Si les fondations de cette expression me semble assurément celles d'un Heavy
Metal aux accents, parfois, Thrashy j'avoue ne pas bien saisir les raisons qui le poussent à explorer, parfois, les strates d'univers, à l'évidence, très éloignés du sien. Pourquoi, en effet, épouser des inspirations qui, je trouve, n'ont pas vraiment de sens ici? Comme par exemple ces volutes légèrement Indus dont les Allemands de
Rammstein furent, et sont toujours d'ailleurs, les plus représentatifs (Serial
Killer Voodeux)? Pourquoi nous offrir le résultat de ces autres davantage soufflés par ces mouvances Pop Punk (Street Lover ou
Hail qui, quant à elle, cumule, en plus de ça, une autre tare puisqu'elle comporte aussi quelques accents, et notamment dans ces passages de chants, qui ne seront pas sans nous rappeler, aussi, Dave Mustaine et
Megadeth)? Evidemment, au milieu de cette diversité incongrue la reprise du Break on
Through des Doors ne sera pas vraiment de nature à détonner.
Cela dit, ces titres sans grand génie ne seront pourtant pas aussi difficiles à endurer que ces deux chansons à la lisibilité heurtées, à la fluidité mise à mal et à la musicalité absconse que seront Little Less
Dead et Starlight Symphony et qui ouvriront les hostilités.
Le reste de ce manifeste, sans vraiment nous séduire pleinement, sera plus classiquement écoutable.
Et dire que ce groupe n'en est pas à son coup d'essai puisque ce
Taboo's Tyranny
est déjà son quatrième disque depuis cette année 2005 où il vit le jour. Je n'ose imaginer ce que renferment ces autres écrins...
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