Quand s'Abaisse la Croix du Blasphème

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14/20
Nom du groupe Savage Annihilation
Nom de l'album Quand s'Abaisse la Croix du Blasphème
Type Album
Date de parution 13 Octobre 2017
Labels XenoKorp
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album19

Tracklist

1.
 Dévorante Dégénérescence Anthropophage
 05:42
2.
 Par-Delà les Dunes de Cadavres
 08:13
3.
 Quand s'Abaisse la Croix du Blasphème
 08:44
4.
 Organe Après Organe
 03:58
5.
 Hyrreit
 05:36
6.
 Le Tombeau de l'Atrocité
 01:23

Durée totale : 33:36

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Savage Annihilation


Chronique @ dakefhi

25 Avril 2018

Album paradoxal bon dans sa globalité un peu moins au cas par cas

La pochette, impression d'ensemble diffuse et hurlante à la fois, en dit long. Scène d'apocalypse traversée par des symboles chrétiens, l'artwork de « Quand s'Abaisse la Croix du Blasphème » a trois mérites : être fait main, frapper l’œil, et épouser la musique de Savage Anihilation. Le groupe français, originaire de Montargis dans le Loiret (la petite précision géographique ne fait pas de mal), signe là son deuxième album cinq ans après son grand frère le non moins bien nommé « Cannibalisme, hérésie et autres sauvageries ». Dans la plus pure tradition du death metal mystique, Savage Anhilation écrit des textes mêlant gore, horreur, et signes judéo-chrétiens avec juste plus de second degré qu'un groupe de black metal. Le Goncourt n'est pas à portée de main, mais l'univers est bien marqué.

Pour la petite histoire, ce « Quand s'Abaisse la Croix du Blasphème » a la particularité de n'être sorti qu'un mois après un EP intitulé « Organe Après Organe » presque aussi long que l'album, regroupant une majorité de titres issue de leur démo de 2007. Cet EP se ressentait dans une veine plus thrash que la galette qui nous occupe aujourd'hui, car Savage Anhilation y applique sa recette connue, celle de ses débuts il y a près de 16 ans maintenant. Du death metal brutal bien graisseux, glauque et lourd, tant et si bien que Cannibal Corpse, Grave ou encore Severe Torture ne sont pas loin. L'adjectif de rampant est à mon sens assez bien choisi tant le groupe lorgne même parfois vers le doom. L'impression que leur musique « coule » est d'ailleurs renforcée par la longueur un peu inhabituelle des morceaux du LP : on touche jusqu'à quasiment neuf minutes, ce qui peut faire très long pour du brutal death si peu développé, bien que l'on passe d'un pattern à l'autre de manière fluide et que cette durée permette aux soli de prendre une place bien plus prégnante qu'à l'accoutumée. Les gratteux se font particulièrement plaisir...

« Dévorante dégénérescence anthropophage », l'ouverture du disque, est absolument représentative de cette description. La basse est auditive et sa double-pédale ininterrompue. Une impression globale de violence purulente éclate à la face de l'auditeur. Les vocaux growlés sont en français, la fibre patriote vibre. Et on note un pas de côté vers un doom funéraire avec des chorus synthétiques en rab et un jeu étonnant... La piste qui lui succède, « Par-delà les dunes des cadavres », emboîte le pas dans la même lignée avec un riff particulièrement entêtant dans les dernières mesures, ou encore un peu plus loin « Organe Après Organe » qui gagne en efficacité brutale grâce à sa durée plus courte. Avec le morceau « Hyrreit », le rythme d’exécution grimpe encore d'un cran, atteignant une sauvagerie diablesque sur fond d'expiation. La composition la plus délétère et violente de la galette incontestablement.

S'achevant sur une curieuse outo (« Le tombeau de l'atrocité ») entre une BO de western spaghetti style Ennio Morricone et une ambiance plus mortifère de metal symphonique ténébreux, cet album est paradoxal. Ce disque est court dans l'ensemble mais composé de peu de morceaux, eux-mêmes longs ; bon dans sa globalité mais manquant de précision et d'effets vraiment marquants dans les compositions prises une par une. Le passage chez le label français Xenocorp a fait du bien à la qualité sonore de la production du groupe et la sympathie est là. Toutefois, peut-être que « Quand s'Abaisse la Croix du Blasphème » aurait gagné à avoir un riffing moins anecdotique et une posture plus ramassée ou percussive.

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