Monarch

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18/20
Nom du groupe Monarch (FRA)
Nom de l'album Monarch
Type Album
Date de parution 2005
Style MusicalDoom Sludge
Membres possèdant cet album13

Tracklist

1. Dead Men, Tell No Tales
2. Somewhere Below the Devil Is Laughing
3. Les Lumières Have Been Blow Out

Chronique @ Svartolycka

24 Mars 2005
- Hoooo !! Comme c’est mignon, n’ya pas un gros coeucoeur sur la pochette !! Ça va nous changer un peu des misanthropes et des zomblards.
- Si tu le dis...
- Houla ! Il n’y a pas deux croix renversées sur la pochette ?
- Finement observé, bravo…
- Et quand on l’écoute, qu’est ce que sa donne (…) ?
(…)?????????????
MEUQU’EUSQU’EU C’EUQU’CAA !!!!?!!???!!???

Voici sûrement, à peu de choses près, la première impression que l’auditeur lambda aura à l’écoute de ce disque. Car, une chose est sûre et bien sûr, ce disque est tout sauf un album de Him !!!!
Pour faire court, ce premier album de Monarch est un disque naviguant entre le doom suintant et le sludge le plus viscéral, chargé excessivement en sentiments les plus pervers et obscurs. Bref, tout de l’histoire d’amour…

Pourquoi faut-il en parler ? Par ce que Monarch a réalisé l’un des albums des plus pourrissants (ne vous fiez pas aux apparences très sucrées) du moment, à tel point que son écoute s’en retrouve compromise pour les touristes du style. C'est comme si (et le groupe vous le confirmera)Black Sabbath avait décidé d'enregistrer un album qui soit le plus nihiliste possible, physiquement et moralement. Pari réussi par les trois titres de cette galette tout bonnement monstrueux et putrides, mais ils sont aussi très indigestes (vous voilà prévenu). Et si pensez que les vingt-cinq minutes d’un Until Death Over Takes Me étaient dur à enquiller alors vous pourrez essayer avec des titres qui en durent trente-six !!!

Ici, pas de claviers, mais des guitares stridentes qui font grincer des dents, un chant complètement dingue, acerbe, névrotique qui plus est, est tenu par une milady (Emilie de son petit nom), délivrant par là l'une des performances vocales dès plus stupéfiante de l'année ainsi qu'une batterie cataleptique (bah oui, c’est du doom). Comme c’est du doom, toute l’intensité vient de son absence cependant, le rythme des titres est ascendant, et l'aura du sludge ainsi que certains accents drone à la Khanate ou encore Burning Witch (là aussi, c'est du "chant" féminin) donne une certaine puissance malaisée sur des morceaux définitivement et viscéralement habités. Les intros sont de longues manipulations guitares semblant plus proches de l’ambiant presque à la Abruptum et les finals sont dès fois particulièrement antipathiques, surtout au bout d’une demi-heure, à la fois planants, nauséabonds et chargés d'acrimonie.

S’il y a peu de titres sur cet album, réparti sur deux disques, c’est par leur durée (le plus court fait dix-sept minutes). Forcément, c’est une galette que l’on écoute (peut-être) rarement mais qui laisse bien des traces dans le cervelet, tellement que l'ensemble est malsain.
Attention toutefois, cet album est tellement indigeste qu’il faut y aller mollo.
Asthénique, immoral et indigeste au possible, "Monarch" est une bombe de noirceur à la fois pénétrante et malaisée, indigeste et jubilatoire.
Personnellement, j'adore ce style et cet album.
A vous de voir...

Une histoire d’amour, on vous dit…
Une claque !!!

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