Présenté comme un one-man band, Altaïr est le dernier reliquat du groupe auvergnat ayant sévit de 1995 à 1998 et dont le flambeau est repris ici après une longue absence, ce qui pour l’anecdote signifie que ce mystérieux musicien nommé Zagan doit faire partie de prêt ou de loin de mes connaissances… Toujours est-il que c’est
Endless Sound Records le label de Fred de
Gergovia qui s’occupe du groupe et de la batterie. Ce premier album se nomme
Legend’Air (2009) et donne dans un Black
Metal autoproclamé progressif aux paroles 100% en français.
Autant être franc tout de suite, dès le premier morceau Magma la caisse claire et la double pédale sonnent assez mal et agacent d’entrée. Une fois acquis qu’il ne faut pas compter sur le son de batterie synthétique et souffreteux pour apprécier le disque (en faire abstraction me parait le mieux), quelques éléments sont assez appréciables tels le jeu de basse sur le refrain, mais le son d’ensemble est trop faiblard et les passages majoritairement
Pagan et mid-tempo ne laissent pas un souvenir impérissable malgré un effort de tous les instants au chant.
Altaïr développe des riffs simples, voire minimalistes comme sur Nature… Morte, ce qui pourrait s’avérer payant mais ce type de Black
Metal nécessiterait un son plus cru et moins synthétique pour prétendre envoûter l’auditeur, ici les chants incantatoires à la old
Enslaved ont un peu de mal à passer, surtout quand ils sont suivis d’un horrible roulement de caisse claire tel le bon vieux son bontempi…
Le Creux de L’Enfer rehausse un peu le niveau avec un chant efficace (au moins un point positif sur ce disque) accompagnant des riffs vicieux, même si on note encore quelques approximations au niveau de la mise en place.
A l’image d’un pas mauvais De l’Autre Côté et de ses riffs mélodiques, Altaïr a des idées mais peine pour les appliquer, on a l’impression que ça manque d’impact à l’attaque des riffs. Les paroles de Le Vieux Chaos Arverne pourrait sans nul doute figurer sur un album de
Gergovia, mais hélas non seulement les plans guitares ne sont pas vraiment transcendants mais ils semblent revenir trop souvent, de plus les titres gagneraient à être écourtés.
Le Repos du Guerrier nous sort un peu de notre ennui avec cette basse toujours chantonnant au dessus de l’ensemble, mais on reste quand même à mille lieux de la quintessence d’un style maîtrisé à merveille par
Enslaved ou
Morrigan. Le dernier titre Infâmes Cuites colle à merveille avec mon ressenti à l’écoute de ce disque : comme quand j’ai consommé de l’alcool ça m’a foutu mal au crâne…
Désolé mes chers compatriotes Arvernes mais ma politique n’est pas dans la mièvrerie et l’hypocrisie, et puis j’aime qu’on me déteste !
Copie à revoir pour Altaïr, en tout cas impossible d’accrocher, en ce qui me concerne le combo cantalou
Aorlhac est beaucoup plus convaincant.
Je vous laisse, je vais prendre 2 Dolipranes 1000…
BG
Alors là, ni l'album ni ta chronique (très bonne au passage) ne me donne envie ne serais-ce que d'écouter! C'est toujours ça de gagner pour mon crâne (lol)!
Merci BG!
Les quelques titres que j'ai pu écouter sur leur myspace m'ont emplement suffit.
N'oublie pas de prendre un aspégic, si tes deux dolipranes ne font pas effets.
Et ça vient vous voler dans les plumes pour des fautes d'orthographe dans les chroniques après ça.
Sinon, album moyen, ni bon, ni mauvais. Un produit quelconque, en somme.
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