L'Esprit des Vents

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Nom du groupe Aorlhac
Nom de l'album L'Esprit des Vents
Type Album
Date de parution 02 Mars 2018
Style MusicalBlack Folklorique
Membres possèdant cet album34

Tracklist

1.
 Aldérica
Ecouter04:49
2.
 La Révolte des Tuchins
Ecouter06:20
3.
 Infâme Saurimonde
Ecouter08:43
4.
 Ode à la Croix Cléchée
Ecouter04:33
5.
 1802-1869 | Les Méfaits de Mornac
Ecouter06:51
6.
 Mandrin, l'Enfant Perdu
Ecouter05:16
7.
 La Procession des Trépassés
Ecouter06:50
8.
 Une Vie de Reclus (Quand les Remparts Ne Protègent Plus)
Ecouter06:05
9.
 L'Ora Es Venguda
Ecouter06:40
10.
 L'Esprit des Vents
Ecouter01:45

Durée totale : 57:52

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Aorlhac



Chronique @ Icare

20 Mars 2018

Un superbe album de black metal bien produit, intense, furieux, rapide et mélodique à la fois

Cela fait maintenant un peu plus de dix ans qu’Aorlhac répand son black metal païen et épique aux quatre coins de l’Hexagone. Leur dernier opus, le très réussi La Cité des Vents, avait réussi à faire parler de lui, mais depuis huit ans qu’il est sorti, inutile de dire que les amateurs du combo d’Aurillac ont eu le temps de l’user dans en attendant impatiemment la sortie de son successeur.
Ceci dit, tout venant à point à qui sait attendre, voilà enfin le troisième album qui sort sur Les Acteurs de l’Ombre, L’Esprit du Vent, qui vient clore la trilogie initiée en 2008.

Dès les premières secondes, une chose frappe : le son est à la fois clair et puissant, servant parfaitement le propos à la fois guerrier et épique du trio. Alderica, premier morceau de la galette, déboule sur un riff mélodique et enivrant vite appuyé par un blast roulant et le chant hurlé si caractéristique de Spellbound. C’est un fait, L’Esprit des Vents est bien plus direct et percutant que son prédécesseur, et l’ensemble est rapide, très rapide, mais ne se dépare jamais de cette grandeur épique qui nous enveloppe tout le long de ces 57 minutes. Logiquement, ce troisième opus est moins folklorique que l’album précédent, laissant de côté les parties acoustiques pour se concentrer sur un metal plus vindicatif et tranchant à grands coups de blasts et de riffs incisifs ; ceci dit, les excellentes mélodies des guitares, véritable fil rouge de ces neuf compositions, nous transportent à une époque révolue de violence, de chevalerie, de fierté et d’honneur.
Thématiquement, les textes en français sont toujours aussi riches et documentés, nous plongeant au coeur de l’histoire de l’Auvergne des siècles passés. Ainsi, on rencontrera des personnages tantôt historiques (Mandrin, Mornac), tantôt légendaires (la fée maléfique Saurimonde) le long de cette grande épopée portée par un metal noir riche, exaltant, sauvage et débridé. La musique d’Aorlhac peut rappeler par moments des groupes comme Belenos, Taake, Windir, Furia ou Suhnopfer mais l’identité du trio est toujours bien palpable, notamment via cet excellent jeu de guitares qui transcende l’album entier de ses mélodies superbes et exaltantes. Tour-à-tour très direct (Mandrin l’Enfant Perdu, au riffing lorgnant largement vers le death metal) ou plus mélancolique (Infâme Saurimonde, La Procession des Trépassés), l’art des Français se distingue également via les secousses discrètes de la basse et le jeu extrêmement rapide d'Ardraos qui, avec les vocaux possédés du hurleur, ajoutent l’intensité nécessaire pour faire un album de black metal digne de ce nom. Ajoutez à cela quelques excellents soli qui viennent ajouter une petite touche heavy délectable (l’excellent La Révolte des Tuchins, la lead sur Ode à la Croix Cléchée) et vous obtiendrez un album à ne manquer sous aucun prétexte.

Parmi ces dix très bonnes compositions, soulignons tout de même Infâme Saurimonde, qui démarre sur un mid tempo aussi rare que précieux et possède un passage assez remarquable à la vielle à 5,26 minutes ainsi que des chœurs païens bien utilisés - mélodie qui sera reprise par des guitares et une batterie toujours aussi survoltée - ou l’excellent L’Ora Es Venguda aux riffs martiaux et conquérants qui nous emplissent d’une fierté mâle et guerrière, avec ce refrain que l’on brûle de chanter à plein poumons le point levé et la crinière au vent.


Vous l’aurez compris, L’Esprit des Vents est un superbe album de black metal bien produit, intense, furieux, rapide et mélodique à la fois qui s’annonce d’ores et déjà comme l’une des réussites black metal de l’année et porte fièrement les couleurs du black français au sommet.
Allez, maintenant que la trilogie sur les vents est terminée, je peux enfin me lâcher et me permettre de faire un trait d’esprit (des vents) douteux : Aorlhac, ça pète !

1 Commentaire

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morgothduverdon - 26 Avril 2018:

Ah, un nouveau, je ne m'y attendais pas. J'irai écouter ça, merci pour la chronique ! :)

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