L'Agonie du Genre Humain

Liste des groupes Black Metal Ravenskull L'Agonie du Genre Humain
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Nom du groupe Ravenskull
Nom de l'album L'Agonie du Genre Humain
Type EP
Date de parution Mai 2011
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album2

Tracklist

Limited to 100 copies
1. Incestus 06:45
2. Un Vent de Haine 08:45
3. Eclats de Solitude 06:13
4. Ange des Ténèbres 07:56
Total playing time 29:39

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Ravenskull


Chronique @ AlonewithL

06 Juin 2011

L’Agonie du Genre Humain figurera ainsi comme l’acte de naissance d’un groupe plutôt prometteur.

Jeune formation, jeunes corbeaux quittant leur nid pour apprendre à voler, « Ravenskull » est un groupe de black metal français originaire de Valence. Celui-ci s’est formé en 2010 sous la conduite de Grêle (guitare) et de Man-Eater (batterie), fraîchement lancés dans l’aventure de l’univers black metal. Nekros (chant, basse), membre plus expérimenté (ex-Inferi Gloria, ex-Mourning Forest) rejoindra peu de temps après la formation, alors déjà, en plein travail de composition. C’est à l’issue de leurs efforts combinés qu’apparaîtra finalement un premier EP 4 titres, édité à 100 exemplaires en CD-R, chez le petit label allemand Selbstmord Kommando Produktionen. « L’Agonie du Genre Humain » figurera ainsi comme l’acte de naissance d’un groupe plutôt prometteur.

Aussitôt le disque lancé, un mouvement continu et ininterrompu se met en marche. Une intensité qui laisserait d’ailleurs suggérer que « Transylvanian Hunger » de « Darkthrone » ait compté comme l’une des principales sources d’inspiration de « Ravenskull ». Le chant de Nekros s’illustrera sur ce volume à la fois rageur et suffocant, n’ayant malheureusement qu’un relatif impact. Il faut dire que la musique agit telle un rouleau compresseur. Laissant toutefois quelques possibilités d’ouverture. Il y a une véritable recherche sur le plan de la diversité. Des changements d’ambiances, au gré des pistes, sont plusieurs fois tentés pour créer des points d’attaches captivants. « Ange des Ténèbres » s’avérera particulièrement insaisissable dans ses évolutions. La guitare se montrera ici volontairement plus décalée. Des charges se font ressentir comme de violents coups de tonnerre, avant que la machine finisse par se gripper, puis s’emballer de nouveau. Un dernier titre plus enclin à la folie. Mais comme « Incestus », ce titre a davantage misé sur la technique que sur l’aspect émotionnel.

Sur ce point, « Un Vent de Haine » et « Eclats de Solitude » parviendront à révéler une certaine aura. Beaucoup plus chez « Eclats de Solitude » que sur le titre qui le précède. Tous les deux auront droit, de plus, à de remarquables entames. Un air mélancolique acoustique pour « Un Vent de Haine ». C’est à la fois sobre et délicat. Une délicatesse ressortant dans sa fragilité. Un moment de plénitude qui se verra surprendre, agressé par la rage, la hargne. On plonge alors dans des méandres étranges. Une violence dont l’immersion fera paraître de multiples cassures. Ainsi, la deuxième partie de piste offrira des périodes de relâchement. L’aspect morbide recherché n’est pas des plus réussis. Cela se ressentirait presque comme quelque chose de simulé. Le côté lisse parfois de la production n’aide aucunement dans l’envoûtement de la musique.

Cet envoûtement recherché se produira à l’écoute de « Eclats de Solitude », un titre que l’on distinguera à part dans le volume. Notamment pour les différentes touches pagan qui ont été incluses au sein du titre. Le son y est chaloupé, plus subtil en apparence. On se sent littéralement plongé dans cet univers aux contours plus ambitieux. Son dernier tiers se voit quasi intégralement gagner par une profondeur atmosphérique, qui aura pour effet de mettre brièvement la musique en état de lévitation.

Un rythme qui souvent ne lâche rien, pourtant bercé, ballotté par différents mouvements, une agitation intérieure complexe et destructrice. Déjà sortis du nid, les corbeaux vont se repaître dans un véritable champ de bataille. Tout ceci n‘est toutefois pas parfait, il y a le corps, mais pas tout à fait l’esprit. Le chant paraîtra ici comme beaucoup trop secondaire, manquant de perspective. Une musique qui se révèlera appliquée, millimétrée, mais qui aura ses petits moments de faille sur les cadences moins soutenues. Du travail devra encore être fait. Mais pour un tout début d‘activité, « L’Agonie du Genre Humain » laisse envisager de vraies promesses d’avenir dans cet enfer noir aux mille tourments.

14/20

12 Commentaires

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mariosmash - 07 Juin 2011: J'ai écouter un titres sur Youtube, ça m'a l'air bien en effet.
Thorstein - 09 Juin 2011: et peut on encore se le procurer ? si oui sur quel site ? j'ai écouté ca sur youtube sa m'avait l'air plutôt pas mal pour un groupe qui vient de naitre !
 
mariosmash - 10 Juin 2011: Oui, c'est comme ça que je l'ai "commander".
envoi lui un Mail.
 
mariosmash - 14 Juin 2011: J'ai reçu leur EP ce matin, j'ai écouter 2 fois. C'est bien! Comme tu dit le chant est perfectible. 14 me semble une juste note. Je vais réécouter. merci pour la découverte.
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