Pour votre serviteur,
Jack Russell est et restera à jamais le chanteur du groupe
Great White et cela pour plusieurs raisons. La première parce que
Jack, avec le guitariste Mark Kendall furent les deux fondateurs du grand blanc.
Jack en fut aussi l'un de ses principaux compositeurs. Sans oublier sa voix. Et quelle voix! Si l'on devait la comparer à d'autres vocalistes de renom, elle se situerait entre un
Robert Plant (qui a dit clône ?), pour la puissance et
Vince Neil pour le côté éraillé et aigu.
Sous la formule Russell/Kendall,
Great White enregistrera sur une période de 35 longues années pas moins de 12 albums studio, tels que :
Once Bitten (1987), certifié platine et Twice
Shy (1989), double platine, avec le succès qu'on leur connaît.
Nous ne sommes pas là pour nous remémorer l'âge d'or d'un des groupes majeurs de la scène
Hard Rock de la baie des anges, mais pour parler du groupe
Jack Russell's
Great White et de
He Saw It Comin', son premier album studio. Pour ce faire, le chanteur s'entourera d'une formation de killers, avec Tony Montana (ex-bassiste de
Great White) à la guitare et aux claviers, de Robby Lochner (
Fight), à la deuxième guitare, Dan Mcnay (
Montrose) à la basse et Dicki Fliszar (
Bruce Dickinson) à la batterie.
Côté production, l'album bénéficiera d'un son tout à fait honorable et à la hauteur de nos attentes. Elle mettra à l'honneur le chant de
Jack, mais aussi les guitares, tantôt musclées ou fluides et gorgées de feeling suivant le propos. La pochette et l'artwork à l'esthétisme saisissant de beauté avec ses couleurs bleues et vertes, mettra en scène un squelette médium, lisant l'avenir dans une boule de cristal à deux jeunes enfants. Le tout, rehaussé du nom
Jack Russell's
Great White, du plus bel effet.
Côté compositions, le groupe nous proposera plusieurs morceaux évoluant souvent dans un registre Rock,
Hard Rock mélodique très proche de
Great White, comme l'indique le titre d'ouverture "
Sign of the Time", mais aussi le vindicatif "Spy vs Spy" avec sa basse volubile et ses sémillantes guitares, ou alors le chaloupé "Crazy", dont l'air et le refrain me rappellent le "Sticky Sweet" des Mötley Crüe, mais aussi et surtout le
Aerosmith des 80's. Le bluesy "Love Don't Leave Here" et ses slides guitares gorgées de feeling, ou bien lorgnant vers les seventies sur "Blame It on the
Night" dont le chant mélodieux, accompagné de claviers et guitare aux sonorités Rock vintage, plaira certainement aux fans de
Deep Purple et
Led Zeppelin entre autres.
De cet opus, nous retiendrons d'autres titres aussi intéressants, comme l'entraînant "My Addiction" au refrain et au swing de batterie endiablé qui vous donnera l'irrésistible envie de taper du pied. Ou encore, le mélodieux et semi-acoustique "She Move Me" à la basse ronflante et lancinante, sans oublier le groovy "Don't Let Me Go" aux belles lignes de guitare funky. Pour finir, la ballade de service "Anything for You" montre un
Jack Russell encore très à l'aise dans cet exercice. Quant aux autres morceaux, l'anecdotique éponyme et l'agaçant "
Godspeed "au registre Pop, votre illustre serviteur les rangera parmi les moins bons de l'album.
À défaut d'être exceptionnel ce
He Saw It Comin' tient assez bien ses promesses. Le groupe propose de belles compositions manquant certes un peu d'originalité, mais qui ont le mérite d'être jouées avec passion et sincérité, même si plus de morceaux percutants et variés auraient été les bienvenus.
En ce début d'année 2017,
Jack Russell avec son nouveau groupe et premier album nous prouve qu'il n'a pas encore dit son dernier mot et compte bien nous le faire savoir.
Si on rajoute que Great White, (l'autre), est en studio avec Mickael Wagener, on peut se dire que deux Great White la même année c'est une très bonne nouvelle.
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