Avant de commencer cette chronique, je tiens à vous annoncer la couleur : vous allez détester ce groupe autant que moi, et ce, pour de nombreuses (et très justifiables) raisons !
La première raison : un nom bizarre, dont on ne sait même pas ce qu'il signifie ; pourquoi évoque t-il autant de mystère ? Mais bon sang quoi ! "Un nuage dans le cercle", qu'est-ce que c'est que ce bordel ? Le titre de cet opus est lui, en revanche, très explicite : "
Depression's Suicide". La pochette également : du noir, du blanc, une corde, le logo, le titre. Et rien d'autre. Une sobriété à tout casser.
La seconde raison : on ne connait même pas l'espèce d'esprit timbré qui se cache derrière ce projet - aussi sombre que talentueux - , sinon qu'il est argentin et que son âme semble aussi déchirée que celles de grandes figures du Black Ambiant, telles que les québécois de Gris, Sombres Forêts, ou encore de scandinaves tels que
Svart et autres
Dysthymia.
Pas de line-up, pas un nom, pas une identité, juste quelques photos (chose rare dans le domaine !) du type en question qui se la joue true dépressif. "Qui se la joue" seulement ? A vrai dire, ceci est loin de n'être qu'un masque...
Car voici la troisième raison : une musique déroutante, qui vous plonge directement et violemment dans le dégoût le plus totale de la vie. Même un cachet d'ecstasy n'arrangera rien pendant l'écoute ;
A Cloud In Circle est réellement un anti-antidépresseur. Un sale remède contre la joie. Une musique étonnante, poisseuse, noire. Des guitares rasantes dignes d'un bon projet de DSBM, un cri strident se perdant dans les ambiances de pianos et de synthé ("I
Lost My
Hope - part I" et "II")... Bref, un sombre brouillard qui vous ôte toute envie de vivre.
Écoutez du
Wednesday 13 suivi d'un album comme "
Depression's Suicide" (qui n'est en fait qu'une cassette), et vous verrez immédiatement de quoi je parle. Merde. La vie est nulle quand j'écoute ce bazar musical pourtant très bien mené. A quoi bon écrire ce long commentaire ?
Un dernier mot pour la fin : faites disparaitre toute trace d'objet tranchant avant de vous plonger dans ce projet (même si personne ne lira ce que j'écris là.) J'ignorais que la nausée pouvait se transmettre si facilement par la musique. C'est une bonne découverte, mais vous le regretterez peut-être suivant le jour où vous la ferez.
++
Chronique publiée depuis
http://www.myspace.com/_razort_
(Un groupe chinois... Hum, pourquoi pas, après tout Zuriaake m'a énormément surpris.)
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