Formé en 2015 par Riccardo et Omar du groupe de
Brutal Death Bowel Stew et rapidement rejoint par d'autres musiciens, Cruentator compose rapidement un premier jet sous la forme de l'album que voici : "Ain't
War Hell ?". Le voilà donc paré à prendre part au combat sur scène au côté de
Necrodeath notamment, où il se fera remarquer auprès du public italien et signera durant l'été 2017 un contrat avec l'écurie espagnole Xtreem Music pour ce premier album.
Avec cette pochette très sodomienne réalisée par l'artiste indonésien Five Miligrams (
Morbid Saint,
Possessed,
Napalm Death...), il ne fait aucun doute que nous aurons le droit à un bon gros thrash des familles, et c'est bel et bien le cas ici avec un thrash d'obédience teutonne mais qui pencherait plus du côté de
Kreator que de Sodom. Et par
Kreator, j'entends ici la période des redoutables Terrible Certainty et
Extreme Aggression, à l'image du très bon titre "
Evil Is Prowling Around" aux guitares assassines et au refrain endiablé et du morceau introduisant l'album "
Merciless Extermination" qui déboule comme un missile dans un bunker, direct et sans pitié, dans le seul et unique but de tout péter !
N'espérez donc ni soumission, ni cessez-le-feu de la part de Cruentator, ici, ça thrash sévère, à l'ancienne, avec la rage et l’agressivité, dans la veine des pionniers outre-Rhin de
Kreator et Sodom. Écoutez-vous tout particulièrement le dernier morceau "Cluster Terror" et sa puissance de feu toute sodomienne ! Et outre cette accointance évidente avec la scène thrash allemande, le combo n'est pas sans rappeler du fait de son agressivité d'autres formations comme
Morbid Saint, en témoigne ce redoutable "
Tyrants of the Minefield"...
Les morceaux sont faits du même tonneau, bourrés d'agressivité et de riffs assassins. On notera notamment l'excellent "
Evil Is Prowling Around", le redoutable "The
Nightstalker" ou encore un "
The Shining Hate" des plus entraînants ! "Barbaric Violence", quant à lui, aurait toutefois tendance à faire pâle figure de par son aspect trop convenu et même à se perdre un peu avec une mise en place du morceau longue et répétitive, malgré un break des plus efficaces en milieu de piste, avoisinant les six minutes là où le reste des morceaux excède rarement les quatre minutes, perdant dès lors énormément de son impact à force de répétitions.
Autre petit plus accentuant l'aura agressive du groupe, provient des éructations du frontman Ambro pas si loin de celles de Mille Petrozza (
Kreator toujours...), à l'accent latin bien marqué et qui rajoute un peu plus encore de fureur aux ogives balancées par les musiciens. Et cette production claire et précise, pas très éloignée de celle d'un
Extreme Agression (quitte à comparer avec qui vous savez, autant le faire jusqu'au bout), s'accorde à merveille aux morceaux de Cruentator. Morceaux qui doivent d'ailleurs faire des ravages en condition live et méchamment vous donnez l'envie de vous jeter dans le pit ou d'headbanguer à vous en faire sauter les cervicales !
Alors, certes, rien de neuf sous le soleil d'Italie, on fait dans le rétro, dans le old school, mais dans le bon old school, celui fait avec rage et passion ! Et avec son explosif premier jet "Ain't
War Hell ?", Cruentator cogne fort, très fort en ce début d'année ! Amis thrashers, régalez-vous, la guerre est déclarée !
Ta chro me donne l'eau a la boucheet me fait bien saliver. J'ai hâte de te tomber sur ce skeud.
Merci pour le papier l''ami.;-)
Merci ! Ouais une bonne sortie thrash qui sent bon la scène allemande !
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