Petite revue pour le top 20 ces jours-ci :

Emperor / Prometheus - The Discipline of Fire and Demise (2001)
Comme évoqué avec l'ami Molick, le dernier Emperor (pas celui de Bertolucci mouarf), c'est le un peu le Ihsahn 1.0.
Pour autant rien de péjoratif, au contraire, toujours beaucoup finesse dans l'écriture et l'interprétation, du travail d'orfèvre. L'âme black est certes moins présente mais toujours là (quelques petites incursions death dans les riffs), et toujours ce côté "majestueux" propre au groupe. Enormément d'harmoniques niveau grattes, mais alors vraiment beaucoup beaucoup, c'est presque un manuel d'utilisation des harmoniques dans le metal "by Ihsahn" haha.
Quelle régularité dans l'excellence chez ce groupe tout de même. Un de mes albums chouchous de ces années-là.

SikTh / Death of a Dead Day (2005)
En piochant chez Meshuggah, et en incorporant des éléments jazzy, alternatif, même un peu neo (voire même pop, l'album contient un gros tube calibré radios), Sikth balance un album qui deviendra un référent pour les scènes djent et deathcore alors en effervescence, et qui exploseront quelques années plus tard. Le groupe a sa touche bien a lui, une technique instrumentale et musicale parfaite (qui font que même les plans très mélodiques ne sonnent pas gnian-gnian, notamment avec pas mal de mesures composées bien senties), c'est même un des très rares groupes de metal à user du 'spoken word', de surcroît en double-chant, et en plus avec beaucoup de parcimonie, jamais dans le démonstratif, toujours dans l'utile. Album culte.

Slayer - God Hates Us All (2001)
Le premier album où Slayer s'essaye à des accordages vraiment bas (en si, et en la si je ne m'abuse sur Here Comes the Pain), et ces sonorités collent quand même bien avec la voix d'Araya. Enfin ça n'est que sur quelques morceaux, la majorité des titres est plutôt sur des tonalités connues depuis Seasons.
Pareil pour les incursions neo, elles ne sont pas nombreuses du tout. Au contraire, le groupe conserve sa patte hxc, et l'exprime de manière plus directe. Alors oui, avec une grosse prod comme ça se faisait à cette époque, ça sonne pas pareil. Mais ça sonne sacrément bien. Pas de quoi erjeter ce skeud en bloc comme certains ont pu le faire.
Plus groovy parfois aussi, et pas que rythmiquement, la paire mythique de gratteux n'a jamais autant fait chialer les wah-wah.
Avec le recul, dommage que Bostaph ne soit pas resté après cet album-là. Son jeu, ses roulements, sa caisse claire claquante, ça contribuait totalement à l'identité du Slayer post-Sesons. Le retour de Lombardo n'aura rien apporté de plus, au contraire ça aura été une perte de personnalité et de temps (puisque PB reviendra pour Repentless). J'aurais bien vu un batteur comme Chris Adler prendre la relève (barré chez Megadeth il me semble), alors lui avec son jeu carré, groovy, et sa caisse claire immuable, ça aurait pu bien matcher je pense.
Bref, un album bien solide, un peu de nouveauté et de fraîcheur (et résultat ça vieillit bien), un gros tube (Bloodline), et toujours un niveau d'écriture bien supérieur à la moyenne.
En prime, une date de sortie totalement historique, Dieu nous déteste tous, c'est sûr.

Dewdrop / Eponyme (EP 2001, au cul du cd gravé...)
Unique sortie de ce groupe de neo de Morlaix, plutôt école Deftones.
Bon, le genre de groupe éphémère de ces années là...
Ca tient la route, ça fait l'effort de chanter en français, mais on n'va pas s'mentir, c'est pas vraiment mémorable.

Soilwork / A Predator's Portrait (2001)
Album charnière dans leur disco, l'agressivité des 2 premiers albums est toujours là, et le chant clair se fait plus présent, s'impose un peu plus. Du coup le groupe gagne en personnalité. Notamment aussi avec ce son de batterie à se taper le cul par terre (même si ça n'est pas encore Verbeuren derrière les futs).
Le pb c'est le côté hétérogène de l'album, le carrément génial (Neurotica Rampage, Bastard Chain) côtoie le moyennasse (comme The Anlayst).
L'album suivant sonnera moins brut (produit par D. Townsend de mémoire), mais lui est un poil supérieur en qualité de compos.
Et là j'en termine avec :

Trepalium / XIII (2009)
Pouah je l'avais oublié la machine à groover démoniaque... l'art du contre-temps metallique en somme.
Puissance, technicité, triolets gojiresques (donc morbidangelesques), blasts ravageurs, incursions funky / jazzy / be-bop, même un peu de gratte-manouche (on sent bien le mec qui montera Step In Fluid un peu plus tard), un style bien marqué pour un album de haut-vol. Peut-être leur meilleur.

Ereb Altor - By Honour (2008)
Le Hammerheart de Bathory s'accouple avec le Doom Metal. Si on peut lui reprocher un manque de personnalité, c'est un bon disque épique et prenant, et qui me plait beaucoup.
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My Dying Bride - Turn Loose the Swans (1993)
Je n'avais encore jamais écouté ce MDB. Bordel, il est excellent. Plus raw et Death que les albums plus récents que je connais mieux, mais tout aussi bon. Point bonus pour The Crown of Sympathy et son ambiance occulte qui tue.

Tout est dégueulasse, sauf la musique qui est une vraie boucherie, un zeuhl metal nerveux et agressif comme il faut, directement dans mon top dix de l'année. 



Facilement trouvable sur youtube. 
Je reprends la même recette que plus haut, y'a que sont contenu d'intéressant, Biff Byford nous fait se qu'il sait le mieux faire donc un album de Saxon sans ses musiciens habituel, une petite pépite. 



Un album vraiment sympa de dark wave et de death rock, mais reste un poil moins que leur précédent. 
GosT - Valediction :

Celui la aussi est trouvable sur youtube. 
ERF !!! Pas possible cette album je l'écoute encore régulièrement. 

Tellement bordélique mais tellement génial cette ânerie. 

Cet après-midi:
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Ifernach - Waqan (2020)
J'aime beaucoup le Black Metal raw et habité de ce one-man band canadien inspiré par les peuples amérindiens. Deux titres pour 18 minutes, ça passe à une vitesse folle, c'est efficace et l'ambiance accroche tout de suite.
L'Ep entier en écoute pour les intéressés:

Amorphis - The Karelian Isthmus (1992)
Je crois que c'est l'ami Miskatonic qui l'a posté il y a quelques jours sur le forum Death, j'y ai jeté une oreille. Totalement ma came ce genre de Death Mélodique mais pas trop, influencé par le Gothic de Paradise Lost, en plus guerrier toutefois. Du tout bon.

Nightwish - Hvman :||: Natvre (2020)
Changement radical de style. Ce nouveau disque du groupe m'ennuie profondément. Si il ne me donne pas le sentiment de repomper son propre passé comme Endless Forms Most Beautiful avant lui, il se démarque radicalement par un manque total de mélodies marquantes et par un effacement de l'aspect Metal. Je ne sauve que Shoemaker et sa deuxième partie orchestrale, qui reste une déception car elle se finit là ou aurait pu avoir lieu une réelle explosion. Je n'ai toujours pas écouté le deuxième disque, le délire entièrement orchestral de 40 minutes, très peu pour moi.
Pestilence OBSIDEO
En faisant mon sport ce matin....j'aime bien des trucs bien violent pendant.
Un album que j'avais un peu descendu, comme tout ce qu'a fait ce groupe après resurection macabre.
A tort
La prod est énorme et on sent que les compos ont été faite en prenant en compte ce paramètre....et le résultat c'est une bonne mandale.
Hetze - bedbugs (2018)

Hardcore old school de Belgique particulièrement énervé
Asagraum - dawn of infinite fire (2019)

Du black, mélodique, au son puissant et clair, une excellente alternative, pour moi, à des choses beaucoup plus extrêmes et crues dans le style.
Aegrus - in manus satanas (2019)

On reste dans la même sphère black que Asagaum, c'est mélodique, la qualité des compos est encore meilleure ici, j'y trouve un petit côté épique et un son un peu plus sale, un de mes albums majeurs de 2019.
Mimorium - blood of qayin [(2020)

Pas un grand scpécialiste en black, mais ça me rappelle un peu la viellle scène suédoise, encore un album, comme les deux du dessus, qui est un pur régal pour moi.
CARCASS - reek of putrefaction (Grindcore ; 1988)

La génèse du goregrind.
ANAL CUNT - 40 more reasons to hate us (Grindcore ; 1996)

Tous leurs albums sont le meilleur
.
Ce matin puisque j'avais le temps (car il en faut), petite rétrospective de Doom Death ! C'est absolument parfait pour une bonne journée de boulot et ce temps grisonnant:
Katatonia - Dance of December Souls (1993)

Le début marquant d'une formation en perpetuelle évolution mais qui maintient sans relâche les bases dans lesquelles ils se sont lancés !
Dream Death - Journey Into Mystery (1987)

Beaucoup le voient comme l'album ultime qui a ouvert les portes du Doom, mais même s'il y a participé ce n'est pas un album qualitativement supérieur à ce qu'on a pu retrouver fin '80 début '90.
Candlemass - Epicus Doomicus Metallicus (1986)

Tout bonnement un chef d'oeuvre, qu'on ne présente plus 33 ans plus tard.
My Dying Bride - As the Flowers Withers (1993)

Une bonne première approche mais beaucoup de difficulté à rentrer dedans... Il y a de bonnes choses, mais les albums suivant sont quand même sacrément mieux foutu et plus prenant.
Mourning Beloveth - The Sullen Sulcus (2002)

L'album le plus incroyable de leur discographie... je le bouffe à toutes les sauces et ne m'en lasse absolument jamais ! A détenir sous n'importe quel prétexte, point !
On continuera la suite cet aprèm !
widomar dit : Katatonia - Dance of December Souls (1993) Le début marquant d'une formation en perpetuelle évolution mais qui maintient sans relâche les bases dans lesquelles ils se sont lancés !
Mouais, ils ne maintiennent pas assez leurs bases à mon goût, leur virage Rock Atmo' passé les deux premiers me gonfle pas mal. Excellent album toutefois, mon préféré du genre je pense.
J'aime bien la description que tu fais de Mourning Beloveth sur le fofo Death, faudra que j'y jette une oreille.

Ophthalamia - Via Dolorosa (1995)
Foutraucune idée d'où le mettre celui-ci (doom? heavy? black?) alors je le mets là par défaut si ça ne dérange pas. Sur le net, mon exemplaire étant avec son prédécesseur à plusieurs centaines de bornes. Bref, un superband suédois avec entre autres It d'Abruptum et Legion de Marduk qui lâche une musique champêtre pleine de quiétude avec une ambiance bien développée. Y'a du bon riff à la pelle, du type frottis de frettes. Qu'est-ce que ça peut chantonner et être guilleret comme musique, quand on est dans le bon état d'esprit c'est agréable mais ça peut tout aussi bien gonfler, surtout qu'il est long cet album. Posé, truffé de bonnes idées, schtroumpfement bien!