En ce qui concerne la
Dispersion des manifestations, en France le "trouble à l'ordre public" recouvre la notion "d'attroupement" qui est plutôt floue. Ça permet une certaine marge de manoeuvre en matière d'anticipation des phénomènes de masse, donc évidement on ne parle pas de principes et de droits, là c'est carrément empirique. Le but ça reste la protection des personnes et des biens, il suffit de voir l'émulation et la violence exutoire de quasiment toute manifestation le comprendre.
Par contre s'il faut juger cette pratique de la
Dispersion je suis indécis. A mon avis, injustifiable en principe (ou alors il faut soutenir une
Justice préventive...), mais raisonnable si on tient la violence potentielle de toute manifestation comme acquise. Remarquez qu'il n'existe pas un
Seul gouvernement qui ne l'ait pas pratiqué, mais ça n'est pas non plus un argument rigoureux.
Par contre, on touche peut-être davantage à la liberté de réunion qu'à la liberté d'expression, à mon avis ce ne sont pas les pancartes et les insultes que craignent les autorités.
Pour ce qui est de la liberté d'expression, je pense que les idées existent pour être argumentées et réfutées sans aucune limite, et pas pour se faire simplement écho dans la mesure d'une acceptabilité variable, acceptabilité qui donc peut, je pense que c'est patent en France, exclure n'importe quelle opinion en faisant l'objet de répression (je parle de répression républicaine, sur un forum de discussion comme celui ci c'est différent, on accepte une charte pour ainsi dire privée, ce que je ne remets pas en cause). Donc oui, j'essaie de défendre l'idée d'une liberté d'expression absolue. Poussez la logique de la "violence du langage" et de "l'influençabilité" (les deux arguments des réducteurs de cette liberté fondamentale, les spécialistes de la "vraie vie"

) et vous comprendrez que le langage n'est plus alors considéré comme puissance de raisonner mais simplement d'imposition d'une image de soi, et envisagé dans une logique d'ordre, tendu vers le consensus, vers la paix endormie des esprit, la mort de la raison.
D'accord, là je m'emporte.
Desuz un pin, delez un eglentier, Un faldestoel i out, fait tut d’or mier.