Discussions sur le Metal >> Les textes.
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Mardi 29 Mars 2011 - 11:53:58
 Bon moi j'ai une question, principalement pour les chroniqueurs. Lors de la chronique d'un album (dont la majorité des textes est en Anglais), quelle importance accordez vous aux textes et à la traduction de ceux-ci ?

Je m'explique : sur de nombreux morceaux et albums, où le texte prends une place importante, le choix de la composition joue avec les paroles, ceci afin de rendre l'ensemble fluide et agréable à l'écoute. Malheureusement, les choix faits par les artistes (ouais ouais, grand mot) sont très souvent contestables et engendrent une incompréhension de la part des auditeurs, notamment lorsque l'on a affaire à des riffs saccadés à l'extrême et particulièrement mal enchainés.

Et lorsque l'on écoute juste l'harmonie des mots en Anglais, il est difficile sans une traduction de bien se rendre compte pourquoi tel ou tel mot est ici est pas là. Illustrons :



Ce morceau est un bel exemple. De nombreuses personnes ont fustigé le manque de cohésion et les "mauvais" enchainements, alors qu'ils sont, après traduction du texte, dans l'ordre le plus adéquat pour que musicalement tout fonctionne.

Donc ma question est : Est il normal que des albums dont les textes ne sont pas correctement analysés et traduis soient chroniqués ?


Mardi 29 Mars 2011 - 12:15:07
Et pour les albums instrumentaux? On peut aussi les chroniquer?
Si tu allais poser la question sur le forum anglais à propos des groupes chantant dans une autre langue qu'on puisse avoir quelques comparaisons.


Mardi 29 Mars 2011 - 12:16:54
pour essayer de répondre partiellement à ta question , je précise tout de suite que je ne suis pas chroniqueur mais j'en ai lu un sacré paquet.
donc selon moi tout dépend du groupe et de l'album envisagé car tu as certain groupe qui mettent des textes qui ne valent pas la peine d'être traduits car quand tu entends des trucs du genre WARRRRRRR HATEEEEEEE SATAAAAAAAN en boucle je n'en vois pas trop l'utilité puis tu as aussi les groupes qui n'ont pas de paroles.
Et il faut aussi bien voir le fait qu'une chronique ne doit pas être trop longue car si tu écris un texte imbuvable en faisant du track by track et en débattant sur la totalité des textes d'un album, le lecteur n'ira pas jusqu'au bout donc personnellement je pense que c'est bien de faire un petit paragraphe sur les textes mais ça s'arrête là.
Car une chronique doit à mon avis être un résumé complet permettant de se faire une idée sur l'album mais pas non plus un décorticage complet car c'est aussi à l'auditeur de se faire la propre idée de ce qu'il écoute.


Mardi 29 Mars 2011 - 12:49:04

citation :
Hellsheimer dit : Et pour les albums instrumentaux? On peut aussi les chroniquer?
Si tu allais poser la question sur le forum anglais à propos des groupes chantant dans une autre langue qu'on puisse avoir quelques comparaisons.


Bah pour les instrumentaux tu chronique juste la musique. Pas une mauvaise idée pour les anglais, je vais demander.


citation :
Car une chronique doit à mon avis être un résumé complet permettant de
se faire une idée sur l'album mais pas non plus un décorticage complet
car c'est aussi à l'auditeur de se faire la propre idée de ce qu'il
écoute.


Ben justement le problème c'est qu'une chronique longue est habituellement chiante à lire si elle ne parle pas QUE de l'album. Mais en l'occurrence, l'analyse complète des textes (et ainsi l'évidente traduction) permet une étude approfondie de l'album et ainsi une meilleure analyse qui se traduira dans le rendu final (écourté au possible, cela va de soi).




Mardi 29 Mars 2011 - 13:04:16

citation :


Ben justement le problème c'est qu'une chronique longue est habituellement chiante à lire si elle ne parle pas QUE de l'album. Mais en l'occurrence, l'analyse complète des textes (et ainsi l'évidente traduction) permet une étude approfondie de l'album et ainsi une meilleure analyse qui se traduira dans le rendu final (écourté au possible, cela va de soi).




oui mais si tu prends le temps de traduire et d'analyser tout les textes le résultat sera forcément très long et comme je le disais précédemment en parlant du passage sur les textes, je pense que le mieux est de faire un résumé du style des paroles tout en parlant du chant mais sans trop développer non plus car je pense que toutes les parties qui composent une œuvre doivent  être développer plus ou moins précisément, un chroniqueur va plutôt débattre sur la musique car c'est la plus grosse partie de la chose (sauf pour une ou deux exception du genre Van Canto) et faire une parenthèse sur les textes, ce que je trouve logique mais je suis d'accord pour dire que certains laisse vraiment le côté lyrics de côté sur des albums où il en faudrait un peu plus.
le tout étant de trouver un juste milieu.


Mardi 29 Mars 2011 - 13:30:41
Pour ma part, je pense que les textes n'ont, tout comme la musique, que l'importance que chacun veut bien lui accorder.
Donc je ne suis pas convaincu que l'étude des lyrics soit indispensable à la rédaction d'une chronique, sauf si l'auteur y voit un intérêt particulier.
 
Même le meilleur des albums peut avoir des paroles pourries. Par ma part, je prendrais en exemple le Killing Peace d'Onslaught: génial musicalement, risible au niveau des paroles.

Mardi 29 Mars 2011 - 13:43:40
Tout dépend du contenu des paroles.

Un Summoning chroniqué doit parler du Seigneur des anneaux, un Annihilator de la folie, un Sortilège d'héroic fantasy, pas besoin de détailler le contenu. Sauf s'il s'agit de "concept-albums".

Si le groupe véhicule une certaine idéologie (exemple : le NSBM, les groupes de BM religieux ou encore le metal chrétien) il faut en parler dans la mesure ou la musique est un support de propagande pour ces groupes.

Autre cas : si un groupe est le premier à aborder tel sujet (exemple : "délire de mort" de Killers, qui parle du Suicide) il faut aussi le mentionner.

Et comme fait remarquer da_sway, certains groupes ne se foulent pas au niveau des paroles, pas la peine de s'y attarder.

Mardi 29 Mars 2011 - 14:02:04
Je me fais mal comprendre je penses. C'est surtout l'impact que les paroles ont sur la composition des morceaux et qui par effet boule de neige ont un impact sur le rendu final.

Tiens Sadorna tu parlais de Summoning, le meilleur morceau de leur discographie (Land of The Dead) avais été écris en même temps que la composition de l'album, et les choeurs ont été "ajusté" en fonction des paroles, modifiant l'intégralité du morceau (pré_release). Cela étant dit, il me semble obligatoire d'expliquer les textes et le pourquoi de l'enchaînement...

Un autre exemple avec les textes de Funeral Mist. Pour les comprendre (ceux de Maranatha du moins), il faut connaitre la bible. Beaucoup de citations, beaucoup de reprises, beaucoup de liens, bref même Mortuus disait qu'il lui fallait plus de 2 mois pour en écrire certains. Cela étant traduis, l'on arrive mieux à comprendre pourquoi le texte ne s'arrête pas au moment opportun, alors que musicalement il devrait (dans un but d'uniformisation et de beau rendu).

Et ainsi Oblige les chroniqueurs à en parler...


Mardi 29 Mars 2011 - 14:41:26
Je vois où tu veux en venir, ça doit pas être évident de chroniquer en tenant compte de tous ces aspects. Et les paroles écrites en langues étrangères (arabe, norvégien, tchèque...) sont intraduisibles!

Le phrasé peut également jouer, certaines paroles étant écrites en vers et donc contenant une part musicale en elles même, un rhythme calqué sur la musique (ou bien le contraire, influençant celui des compositions). Mais pour ce faire il faut savoir si elles ont été écrites avant ou après les morceaux!

Mardi 29 Mars 2011 - 14:49:59
Lorsque les paroles sont particulières on peut se pencher dessus en en toucher deux mots dans la chronique : "Blaspherian opte toujours pour un concept blasphématoire et des paroles anticléricales" ou "Funeral Mist propose des paroles mystiques en relation avec les écrits bibliques", pas besoin d'en dire davantage.
Le lecteur de chroniques est libre de se pencher sur les paroles et de les détailler, ce n'est pas le rôle d'un chroniqueur. Une chronique doit donner une idée globale de l'album, il est donc inutile de s'attarder un paragraphe à expliquer que les chœurs ont été rajouté par dessus là, qu'il y a volontairement deux syllabes de plus ici ou que la phrase de la 4ème ligne du 6ème morceau est inspirée du chapitre 4 verset 12 du livre des secrets de Tom Gedusor....

Dire quelques mots sur les textes dans les chroniques pourquoi pas, mais une grande analyse me parait inutile, d'ailleurs si je me fais des disques de Otkroveniya Dozhdya je ne penche pas m'attarder longtemps sur les paroles en russe....