Je t'adore petit démon ! Avec toi, on est sûr d'avoir une discussion sérieuse !
"60 % des jeunes dans le chômage "
Bigre ! comment est-ce que j'ai pu poster ça !!

J'ai dû trop forcer sur la bouteille, à moins que j'ai confondu avec un autre chiffre.


Aïe, je m'enfonce là !
Tu as raison : 22,3 % selon le ministère du travail... mais tout dépend de ce qu'on entend par chômeur
http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/default.asp?page=dossiers_web/chomage/chomage.htm En revanche, les boîtes d'intérim qui fleurissent de nos jours ne sont pas une avancée en elles-mêmes : pas de CDD en vue à l'embauche dans bon nombre de cas.
Tu noteras que les salaires, entre 1970 et 2005, ont doublés. Et c'est vrai que depuis ils ont tendances à stagner.
=> Les salaires ont augmenté massivement après 1968 mais la crise qui s'est installé après le premier choc pétrolier à provoquer une inflation qui, d'un point de vue qualitatif, a beaucoup fait baisser l'impact de cette augmentation.
Le
salaire réel stagne depuis au moins le milieu des années 80. L'ennui, s'est qu'il est difficile de mesurer l'évolution du pouvoir d'achat, vu que la croissance, par définition, ne cesse de stagner et que les prix varient selon les régions et le secteur. Cas extrême : l'immobilier, dont les prix ont doublé depuis 10 ans sur Paris. Mais ce n'est, bien sûr, qu'un cas extrême...
http://www.insee.fr/fr/themes/indicateur.asp?id=29&numpage=1&nombre=20 Concernant la retraite, c'est un vrai souci. Et même
si je suis bien conscient que les cas particuliers sont souvent
dramatiques, la moyenne du montant de la retraite principale pour un
homme, établie par l’INSEE, est plutôt au dessus des chiffres que tu
annonces. => Je ne parle pas de moyenne, je parle d'un cas que je juge scandaleux : ceux qui n'ont pas eu de retraite à taux plein car ils ont été licenciés vers la fin de leur carrière et n'ont pas pu retrouver un travail entretemps, et ces gens se trouvant dans cette situation se comptent par milliers. Les moyennes de l'INSEE sont insuffisantes pour avoir un aperçu de la situation globale.
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF04565 Le minimum vieillesse fixée à 633 euros par mois par personne seule est
plus que limite pour payer le loyer. Les maisons de retraite, quant à
elles, ne peuvent pas accueillir tout le monde.
Je serais curieux
que tu m'expliques comment tu mesures une régression culturelle, et, ou,
intellectuelle? Et surtout que tu me communiques des sources étayant
cette idée de régression. Bon là, j'ai écrit une estimation très olé-olé, je le reconnais. Sans doute dû à l'heure tardive...
Je voulais juste dire que les questions de fond ont souvent tendance à être évacuées dans les débats télévisés.
Sinon :
Résurgence religieuses et repli sur
soi, sont juste contradictoires. Ou une société se replie sur elle
même, ou elle s'ouvre à l'autre. Dans un cas comme dans l'autre (ou même
dans les deux cas ensemble), je ne vois pas ce que ça pourrait traduire
sinon une crise identitaire individuelle forte.
=> Mais le rigorisme, si ce n'est le fanatisme, de certaines tendances religieuses n'est pas porteuse d'ouverture vers les autres. En soi, ce n'est pas contradictoire avec le repli sur soi ; ça va même plutôt de paire. Depuis quand l'islam oblige les musulmans à manger de la viande halal ? Il y a cinquante ans, très peu de musulmans ne prenait cette question théologique au sérieux.
@Demoneyes46 : la résurgence religieuse ne se compte pas qu'en nombre de pratiquants. Et je ne me contentais pas de l'évolution des dernières années.
Et pour moi, le fait de
douter et de se questionner n'est pas vraiment une régression, bien au
contraire.
=> Je ne dis absolument pas le contraire ! Chacun à le droit de croire ce qu'il veut !
Mais si l'autorité religieuse persiste à contester le bien-fondé de certaines avancées de la science jusqu'à interdire la recherche scientifique (exemple : loi bioéthique attaquée par une partie de l’Église catholique), là je dis non !
De plus, l'ère du numérique, quoiqu'on
en dise, a fortement réduit ce repli (si repli il y avait) ambiant
que vous semblez déplorer. Combien d'entre nous ici auraient eues une
opportunité de se croiser dans la vie réelle? Peu. Combien d'entre nous
aurait pu croiser, en même temps, des gens venant de Pologne, du Canada,
d'Angleterre, du Japon, des Etats Unis? Quasiment personne. C'est ce
que tu considères être un repli? Moi j'appelle ça une formidable
ouverture sur le monde.
=> Je ne parlais pas de ce cas de figure, simplement du communautarisme qui pointe le bout de son nez dans les quartiers populaires et qui renforce la ghettoïsation de la périphérie des grandes villes. C'est plutôt grave quand on sait que des villes comme Marseille sont très cosmopolites. En outre, la xénophobie (mais pas forcément le racisme, c'est autre chose) semble avoir de beaux jours devant elle vu les derniers scores du FN.
Une exception : le domaine technique. Reste à savoir
ce que le progrès technique peut apporter dans une société capitaliste
comme la nôtre... des armements policiers ou des caméras de surveillance
toujours plus sophistiqués ? Des centrales nucléaires plus productives
mais moins sécurisées ?
Des
hôpitaux plus efficaces, des routes plus sûres, de nouveaux traitements
pour certaines maladies, une espérance de vie accrue, une meilleur
compréhension de nos environnements, de l'espoir... => Les conditions dans les hôpitaux se dégradent de plus en plus car les services sont débordés ou manque d'équipement. Bien des personnes sont hospitalisés après un temps d'attente s'étalant sur des semaines, faute de disponibilité. Quand ils ne sont pas remboursés par la SECU (et ils sont nombreux), les traitements pour les maladies rares coûtent souvent les yeux de la tête. Les handicapés de naissance sont les plus touchés par cette situation.
Ça dépend de qui ont parle. 'Faudrait arrêter de
généraliser en ayant en tête les fashion victimes jaloux que tel ou tel
pote a reçu le dernier truc dernier cri.
Généraliser
c'est argumenter. Tu voudrais peut-être que j’étaye mes propos en
faisant de cas particuliers une règle général?
=> Je voulais juste nuancer ; pardon si j'ai été trop incisive, je te ne visais pas en particulier. Ceci étant, cette course au nouvelles technologies va bien au dela
des "fashions victimes jalouses". C'est un véritable fait de société. Elle nous concernent tous. => Oui, et en soi, ce n'est pas une bonne chose. Mais qui l'a déclenché ?
[...]
Se créer des nouveaux besoins n'est en rien une avancé de l'humanité.
[...]
Tu n'as pas tort, mais qui les a créés, ces besoins factices ? La population ? La société de consommation et tout son Arsenal publicitaire, je dirais plutôt.
La
victimisation est le lit de la fainéantise et de la mauvaise foi (et de
l'assistanat). J'ai pas souvenir que les opérateurs historiques (SFR,
Bouygues et Orange) nous aient mis un couteau sous la gorge pour nous
faire signer nos contrats d'abonnement. Nous sommes tous libre de
choisir, de refuser ou de s'en passer, non?
=> Pas besoin d'un couteau sous la gorge pour être incité à acheter un truc si on vante son mérite dans les magazines ou les publicités. Les effets de mode ne viennent pas
ex-nihilo. Par contre, difficile de choisir entre plusieurs contrats d'abonnements quand on a dû mal à calculer lequel est le plus avantageux. Et si on veut pouvoir utiliser un téléphone portable de façon régulière (comme dans le cas où on effectue un travail dans plusieurs endroits) sans payer "cash", l'abonnement est plus que séduisant.
Mais il est plus facile de rejeter ses propres responsabilités sur l'autre car l'enfer, ce sont eux... => Je pille Sartre à ma façon ? Si tu le dis...
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"Désolée, mais si "assistés" il y a, ce n'est pas du côté de ceux qu'on voudrait nous faire croire. "
Développe. => Ceux qui sont visés par ce terme sont souvent les prétendus fainéants qui refusent un emploi proposé par l'ANPE car ils le jugent incompatibles avec leur lieu de domicile. Ont-ils tort de refuser ? C'est selon les cas.
Vivre en groupe crée TOUJOURS des injustices.
=> Qu'en sait-on ?
Il ne s'agit pas de les ignorer, mais de se dire qu'en
démocratie, elles sont moins pires que dans d'autres régimes nettement
plus totalitaires. => Mesurer le degré ou non du totalitarisme est un leurre : soit un régime décapite toute opposition, soit celle-ci perdure malgré les pressions gouvernementales (dans le cas d'une dictature, j'entends).
Mais ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit, s'il te plaît ! Pour moi, l’État, est une redoutable machine qui n'a pas forcément raison d'exister, surtout s'il ne sert qu'à défendre un ordre que l'on juge inique et hypocrite.
J'ajouterai enfin, qu'il y a démocratie et démocratie.
Il n'y a pas de nature humaine
sans influences culturelles du monde qui l'entoure. Donc lorsque tes
"experts" évoquent "la nature humaine", ils incluent forcément son
milieu influent. => Excuse-moi de te contredire, dark_omnes, mais le nombre d'intellectuels attitrés qui raisonnent en balançant des discours lénifiants sur les penchants de l'être humain sans prendre la peine de nuancer leur propos sont légion. C'est comme ça qu'on nous dit que la crise de 2006 a été juste provoquée par la rapacité de certains actionnaires ou que le capitalisme est un système qu'il faut "moraliser"...
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Sur ce, la
"révolutionnaire aveuglée et frustrée de ne pas voir arriver le grand soir" va essayer de ne plus dire de conneries sans nom ou partir dans tous les sens sous l'emprise de l'éthanol, petit démon

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@ BEERGRINDER : "Alors voilà : l'assistanat c'est être payé à rien branler, et souvent
gagner plus au final que le mec qui va bosser avec ses frais de
déplacements et tutti quanti."
=> Une aberration qui ne devrait pas exister, j'en conviens, mais alors autant enrayer définitivement le problème du chômage.
Et si on veut être extrémiste, disons clairement "Qui ne travaille pas, ne mange pas !" MAIS SEULEMENT s'il n'y a plus de chômage et que les emplois soient stables ! "Non seulement les mecs touchent du fric de l'état (donc des
contribuables), mais en plus ils voudraient ne pas avoir de compte à
rendre, on marche sur la tête. "
=> OK, voilà un exemple sidérant : un ancien ministre gagnant 4800 euros net par mois car il est Professeur d'université (grade le plus élevé) mais qui ne dispense pourtant aucun cours à la Fac...