DISNEYLAND FREDDY >> L'Humeur du Jour (96)
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Ce topic est verrouillé
   
Mardi 02 Août 2011 - 22:40:35
Qui regarde l'émission sur France 4 ce soir ?


Mardi 02 Août 2011 - 22:41:51
Présent!

Mardi 02 Août 2011 - 22:46:51
Vous qui n'y connaissez rien au Metal, vous nous raconterez


Mardi 02 Août 2011 - 22:47:52

citation :
Hellsheimer dit : Vous qui n'y connaissez rien au Metal, vous nous raconterez

C'est pas pour toi, mais pour leur môman les explications


Mardi 02 Août 2011 - 22:48:37
Un complément d'informations ne fait jamais de mal


Mardi 02 Août 2011 - 22:51:34
Alors c'est donc vrai, toute l'histoire du Metal sera zentre mes mains? Demain (mes mains, haha) j'aurais une disco à la Opeth59, BG, ou Hell's, voire Mr.Propre?
 
Bah pisque c'est comme ça, je me le passerais 10 fois en boucle.

Mardi 02 Août 2011 - 22:58:48

citation :
MightyFireLord dit :
citation :
Hellsheimer dit : Vous qui n'y connaissez rien au Metal, vous nous raconterez
C'est pas pour toi, mais pour leur môman les explications
Tout à fait, elle sera devant
Je ris de la jalousie de Hells de ne pas avoir l'occasion de regarder un tel condensé de sagesse


Mardi 02 Août 2011 - 22:59:34
@Sephira :

Un extrait.

Bon, je vous averti, c'est un peu long, j'espère que vous lirez jusqu'au bout, car c'est très intéressant, et toutes celles et eux qui ont une légère dent (ou tenace) contre la religion risquent d'avoir un orgasme.

Sade.

Justine ou les malheurs de la vertu.

"- Toutes les religions partent d'un principe faux Thérèse, me disait-il; toutes supposent comme nécessaire le culte d'un Être créateur, mais ce créateur n'exista jamais. Rappelle-toi sur cela les préceptes sensés de ce certain Coeur-de fer qui m'as tu dit, Thérèse, avait comme moi travaillé Ton esprit ; rien de plus juste que les principes de cet homme, et l'avilissement dans lequel on a la sottise de le tenir, ne lui ôte pas le droit de bien raisonner.
Si toutes les productions de la nature sont des effets résultatifs des lois qui la captivent; si son Action et sa réaction perpétuelle supposent le mouvement nécessaire à son Essence, que devient le souverain maître que lui prêtent gratuitement les sots?
Voilà ce que te disait ce sage instituteur, chère fille. Que sont donc les religions d'après cela, sinon le frein dont la tyrannie du plus fort voulut captiver le plus faible? Rempli de ce dessein, il osa dire à celui qu'il prétendait dominer, qu'un Dieu forgeait les fers dont la cruauté l'entourait; et celui-ci abruti pas sa misère, crut indistinctement tout ce que voulut l'autre. Les religions nées de ces fourberies peuvent-elles donc mériter quelque respect? Et est-il une seule, Thérèse, qui ne porte l'emblème de l'imposture et de la stupidité? Que vois-je dans toutes? Des mystères qui font frémir la raison, des dogmes outrageant la nature, et des cérémonies grotesques qui n'inspirent que la dérision et le dégoût. Mais si de toutes, une mérite plus particulièrement notre mépris et notre haine, ô Thérèse, n'est ce pas cette loi barbare du Christianisme, dans laquelle nous sommes tous deux nés? En est-il une plus odieuse?... une qui soulève autant le coeur et l'esprit?
Comment des hommes raisonnables peuvent-ils encore ajouter quelque croyance aux paroles obscures, aux prétendus miracles du vil instituteur de ce culte effrayant? Exista-t-il jamais un bateleur plus fait pour l'indignation publique! Qu'est-ce qu'un juif lépreux qui, né d'une catin et d'un soldat, dans le plus chétif coin de l'univers, ose se faire passer pour l'organe de celui qui, dit-on, a créé le monde! Avec des prétentions aussi relevées, tu l'avoueras, Thérèse, il fallait au moins quelques titres. Quels sont-ils ceux de ce ridicule ambassadeur? Que va-t-il faire pour prouver sa mission? La terre va-t-elle changer de face; les fléaux qui l'affligent vont-ils s'anéantir; le soleil va-t-il éclairer nuit et jour? Les vices ne la souilleront-ils plus? N'allons-nous voir enfin régner que le bonheur?... Point, c'est par des tours de passe-passe, par des gambades et par des calembours que l'envoyé de Dieu s'annonce à l'univers; c'est dans la société respectable de manoeuvres, d'artisans et de filles de joie, que le ministre du Ciel vient manifester sa grandeur; c'est en s'enivrant avec les uns, couchant avec les autres, que l'ami d'un Dieu, Dieu lui même, vient soumettre ses lois à son pêcheur endurci; c'est en n'inventant pour ces farces que ce qui peut satisfaire ou sa luxure ou sa gourmandise, que le faquin prouve sa mission; quoi qu'il en soit, il fait Fortune, quelques plats satellites se joignent à se fripon; une secte se forme; les dogmes de cette canaille parviennent à séduire quelques juifs : esclaves de la puissance romaine, ils devaient embrasser avec joie une religion qui, les dégageant de leurs fers, ne les assouplissait qu'au frein religieux. Leur motif se devine, leur indocilité se dévoile, on arrête les séditieux; leur chef périt, mais d'une mort beaucoup trop douce sans doute pour son genre de crime, et par un impardonnable défaut de réflexion, on laisse disperser les disciples de ce malotru, au lieu de les égorger avec lui. Le fanatisme s'empare des esprits, des femmes crient, des fous se débattent, des imbéciles croyent, et voilà le plus méprisable des êtres, le plus maladroit fripon, le plus lourd imposteur qui eût encore paru, le voilà Dieu, le voilà fils de Dieu égal à son père; voilà toutes ses rêveries consacrées, toutes ses paroles devenues dogmes, et ses balourdises des mystères. Le sein de son fabuleux père s'ouvre pour le recevoir, et ce Créateur, jadis simple, le voilà devenu triple pour complaire à ce fils indigne de sa grandeur; mais ce saint Dieu en restera-t-il là? Non, sans doute, c'est à de bien plus grandes faveurs que va se prêter sa céleste puissance. À la volonté d'un prêtre, c'est à dire d'un drôle couvert de mensonges et de crimes, ce grand Dieu créateur de tout ce que nous voyons, va s'abaisser jusqu'à descendre dix ou douze millions de fois par matinée dans un morceau de pâte, qui devant être digérée par les fidèles, va se transmuer bientôt au fond de leurs entrailles, dans les excréments les plus vils, et cela pour la satisfaction de ce tendre fils inventeur odieux de cette impiété monstrueuse, dans un souper de cabaret.
Il l'a dit, il faut que cela soit. Il a dit : ce pain que vous voyez sera ma chair; vous la digérerez comme tel; or je suis Dieu, donc Dieu sera digéré par vous, donc le Créateur du Ciel et de la terre se changera, parce que je l'ai dit, en la matière la plus vile qui puisse s'exhaler du corps de l'homme, et l'homme mangera Dieu parce qu'il est bon et qu'il est tout-puissant. Cependant ces inepties s'étendent; on attribue leur accroissement à leur réalité, à leur grandeur, à leur sublimité, à la puissance de celui qui les introduit, tandis que les causes des plus simples doublent leur existence, tandis que le crédit acquis par l'erreur ne trouva jamais que des filous d'une part et de imbéciles de l'autre. Elle arrive enfin sur le trône, cette infâme religion, et c'est un empereur faible, cruel, ignorant et fanatique qui, l'enveloppant du bandeau royal, en souille ainsi les deux bouts de la terre.
Ô Thérèse, de quel poids doivent être ces raisons sur un esprit examinateur et philosophe? Le sage peut-il voir autre chose dans ce ramas de fables épouvantables, que le fruit de l'imposture de quelques hommes et de la fausse crédulité du plus grand nombre; si Dieu avait voulu que nous eussions une religion quelconque, et qu'il fût réellement puissant; ou, pour mieux dire, s'il y avait réellement un Dieu, serait-ce par des moyens aussi absurdes qu'il nous eût fait part de ses ordres? Serait-ce par l'organe d'un bandit méprisable, qu'il nous eût montré comment il fallait le servir? S'il est suprême, s'il est puissant, s'il est juste, s'il est bon, ce Dieu dont vous me parlez, sera-ce par des énigmes et des farces qu'il voudra m'apprendre à le servir et à le connaître? Souverain moteur des astres et du coeur de l'homme, ne peut-il nous instruire en se servant des uns, ou nous convaincre en se gravant dans l'autre? Qu'il imprime un jour en traits de feu, au centre du soleil, la loi qui peut lui plaire et qu'il veut nous donner; d'un bout de l'univers à l'autre, tous les hommes la lisant, la voyant à la fois, deviendront coupables s'ils ne la suivent pas alors. Mais n'indiquer ses désirs que dans un coin ignoré de l'Asie, choisir pour sectateur que le peuple le plus fourbe et le plus visionnaire; pour substitut le plus vil artisan, le plus absurde, le plus fripon, embrouiller si bien la doctrine, qu'il est impossible de la comprendre; en absorber la connaissance chez un petit nombre d'individus, laissant les autres dans l'erreur, et les punir d'y être restés... Eh! non, Thérèse, non, non, toutes ces atrocités là ne sont pas faites pour nous guider : j'aimerais mieux mourir mille fois que de les croire. Quand l'athéisme voudra des martyrs, qu'il les désigne, et mon sang est tout prêt. Détestons ces horreurs, Thérèse; que les outrages les mieux constatés cimentent le mépris qui leur est si bien dû... À peine avais-je les yeux ouverts, que je les détestais ces rêveries grossières; je me fis dès lors une loi de les fouler aux pieds, un serment de n'y plus revenir; imite-moi, si tu veux être heureuse; déteste, abjure, profane ainsi que moi l'objet odieux de ce culte effrayant, et ce culte lui-même, créé pour des chimères, fait, comme elles, pour être avili de tout ce qui prétend à la sagesse."


Il y a une suite, tout à fait intéressante également, Thérèse (Justine plutôt) tente de démonter ce raisonnement, et il repart, sur la nature.

Pour ma part, je me retrouve beaucoup dans cette critique, hormis que je ne vis pas à la même époque que Sade, et que personne ne m'oblige à croire en quoi que ce soit. Donc je n'ai pas de raison d'emmerder ouvertement et gratuitement les cathos, à condition qu'ils ne m'emmerdent pas non plus.

Mardi 02 Août 2011 - 23:03:27
putain, faut avoir un sacré courage pour se lancer dans la lecture de ça

Mardi 02 Août 2011 - 23:06:23
Ben, si tu commences, t'auras du mal à t'arrêter.

Au fait, tu m'as dit que je t'ai influencé pour des films d'Horreur, mais j'en connais que très peu