DISNEYLAND FREDDY >> De l'impossibilité d'être heureux
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Samedi 09 Mai 2009 - 17:13:34
Carpe diem, étonnant que ça n'est pas encore été cité, si Badaofbodom peut amener un éclairage, ce sera le bienvenu.
 
A mon niveau c'est juste profiter du moment présent.

Samedi 09 Mai 2009 - 17:17:32
C'est pas moi qui me donne mon bonheur, pour moi c'est niais le carpe diem, autant que cette debilité de "souris et la vie te sourira" c'est comme une religion, c'est profiter d'une facilité pour s'approprier un bonheur qui n'existe que dans notre esprit, et qui donc est inneficace.

Samedi 09 Mai 2009 - 17:20:44

citation :
Spirithorse dit :

Carpe diem, étonnant que ça n'est pas encore été cité, si Badaofbodom peut amener un éclairage, ce sera le bienvenu.
 
A mon niveau c'est juste profiter du moment présent.


Il n'y a rien besoin d'ajouter. C'est cela même.


Samedi 09 Mai 2009 - 17:28:23

citation :
Alceste dit :  
Petit topic pour philosopher un peu.
Avant d'être heureux, j'étais frustré. Mais maintenant que j'ai ce que j'ai toujours le plus désiré, qui plus est dans la fleur de l'âge, je me dis que mon bonheur ne pourra que perdre en saveur avec le temps. Donc au final, prendre Conscience que notre bonheur, notre attente récompensée, se fanera, me parait presque pire que la frustration.
Qu'en pensez-vous ?

Beh qu'avec un peu de jugeotte on se rend compte que ça se rejoint : prendre Conscience que les beaux jours se faneront un jour, c'est être lucide, amer et donc frustré, sachant que la frustration est la composante fondamentale de l'existence et que c'est autour d'elle que l'être humain se construit ou non.
Le "bonheur parfait" m'apparaît en cette optique non pas comme une Vie sans aucun manque (ô doux fantasme et source de tant de confusion philosophique  et ontologique dans les esprits !), ce qui voudrait dire alors que nous mènerions une Vie omnipotente et divine (qu'est-ce qu'on se ferait chier !!), mais comme une existence où la frustration, ses causes, ses manifestations en soi, sont chaque jour vécues comme un exercice nécessaire à accomplir du mieux possible pour "devenir plus".
De sorte que l'on apprend à faire avec la frustration, à l'affronter et non la subir, puis à la mettre en sa Possession pour avancer toujours plus, toujours mieux...

Selon moi "être heureux" est tout à fait possible, encore que cela suppose un long entraînement et de longues souffrances en perspective, mais une réussite de chaque jour toujours renouvelée pour celui qui sait que le vrai bonheur ne consiste pas à fuir les sources de souffrance et de manque, mais plutôt à faire avec.


Samedi 09 Mai 2009 - 17:35:40

citation :
Flint dit :

citation :
Alceste dit :  

Petit topic pour philosopher un peu.
Avant d'être heureux, j'étais frustré. Mais maintenant que j'ai ce que j'ai toujours le plus désiré, qui plus est dans la fleur de l'âge, je me dis que mon bonheur ne pourra que perdre en saveur avec le temps. Donc au final, prendre Conscience que notre bonheur, notre attente récompensée, se fanera, me parait presque pire que la frustration.
Qu'en pensez-vous ?

Beh qu'avec un peu de jugeotte on se rend compte que ça se rejoint : prendre Conscience que les beaux jours se faneront un jour, c'est être lucide, amer et donc frustré, sachant que la frustration est la composante fondamentale de l'existence et que c'est autour d'elle que l'être humain se construit ou non.
Le "bonheur parfait" m'apparaît en cette optique non pas comme une Vie sans aucun manque (ô doux fantasme et source de tant de confusion philosophique  et ontologique dans les esprits !), ce qui voudrait dire alors que nous mènerions une Vie omnipotente et divine (qu'est-ce qu'on se ferait chier !!), mais comme une existence où la frustration, ses causes, ses manifestations en soi, sont chaque jour vécues comme un exercice nécessaire à accomplir du mieux possible pour "devenir plus".
De sorte que l'on apprend à faire avec la frustration, à l'affronter et non la subir, puis à la mettre en sa Possession pour avancer toujours plus, toujours mieux...

Selon moi "être heureux" est tout à fait possible, encore que cela suppose un long entraînement et de longues souffrances en perspective, mais une réussite de chaque jour toujours renouvelée pour celui qui sait que le vrai bonheur ne consiste pas à fuir les sources de souffrance et de manque, mais plutôt à faire avec.


Salut Flint ! Je t'avoue que je m'étonnais de ne pas te voir prendre part au débat.


Samedi 09 Mai 2009 - 18:07:10
Salut Bob .
Je t'avoue que ce n'était absolument pas mon intention au départ, le sujet ne m'intéressait pas tant il me paraissait (et me paraît encore) trivial.


Samedi 09 Mai 2009 - 18:36:39

citation :
Flint dit :

Salut Bob .
Je t'avoue que ce n'était absolument pas mon intention au départ, le sujet ne m'intéressait pas tant il me paraissait (et me paraît encore) trivial.


Bah, il est vrai que le bonheur est un sujet classique de la philosophie. Il est donc trivial pour nous, contemporains que nous sommes, mais je pense que tel n'a pas été le cas pour nos prédécesseurs qui ont dû se creuser les méninges afin de livrer une interprétation tangible de cet état.


Samedi 09 Mai 2009 - 18:38:20
J'ai rien compris à c'topic!!!!!0 0 0

Samedi 09 Mai 2009 - 18:40:56

citation :
sid94 dit :

J'ai rien compris à c'topic!!!!!0 0 0


Cela me fait penser que l'on n'a pas évoqué le thème de l'imbécile heureux... ( HUMOUR )


Samedi 09 Mai 2009 - 20:25:10

citation :
BadaOfBodom dit :
Bah, il est vrai que le bonheur est un sujet classique de la philosophie. Il est donc trivial pour nous, contemporains que nous sommes, mais je pense que tel n'a pas été le cas pour nos prédécesseurs qui ont dû se creuser les méninges afin de livrer une interprétation tangible de cet état.

Je ne suis pas d'accord : je pense qu'à des époques reculées où la religion (les religions) était partout présente et où la science n'en était qu'à ses balbutiements ou bien avancée mais non reconnue et rejetée ; où chacun avait une place dans la société, quasiment immuable, et était signifié de naissance par le rôle qu'il avait à remplir au sein de cette société (par exemple, le paysan naît paysan et ne peut aspirer à de plus grandes espérances sauf en rapport direct avec son statut, c'est là son destin de paysan ; de même l'on peut transposer cela à l'Antiquité grecque où c'est plus flagrant et afin de diversifier l'argumentation : un esclave est un esclave, un citoyen est un citoyen, et la démesure est interdite), la question du bonheur amenait moins de tourments.
Je ne dis pas pour autant que chacun était heureux dans son statut... !!! Je dis que le manque de connaissances, que la soumission plus volontiers aux croyances et que les configurations sociétales fermaient les questionnements, les limitaient, de sorte qu'il était peut-être plus facile d'accepter sa fatalité, et que l'on doutait moins...

Or, à notre époque, les médias sont partout, nous pouvons observer le monde d'un clic, les limites sont abolies, la science se fait omniprésente et omnipotente, ce qui entraîne des questionnements dans tous les sens, qui semblent sans fin...
Je pense que notre époque est celle du doute perpétuel, de la non confiance, voire de la négation, de l'angoisse. Nous ne savons plus où nous allons car nous ne savons plus où sont les limites.
Il suffit de voir tous les sujets qui, dans les médias, traitent du bonheur... C'est une problématique toujours aussi essentielle, toutefois, je crois que c'est la manière de la traiter qui est horriblement triviale, parfois confinant au foutage de gueule (disons-le franchement, n'oublions pas que nous vivons dans l'ère du spectacle et de l'obscène qui prétend traiter sérieusement les questions existentielles mais qui ne fait que se repaître avec perversion de la détresse humaine), alors qu'elle se fait plus que jamais d'actualité, qu'elle touche au coeur de l'être moderne, en proie à l'angoisse.

Et d'ailleurs je fais une analogie avec le sujet soulevé par Alceste : ce sont les limites qui frustrent mais qui finalement apprennent l'être à se mesurer et à s'accomplir au sein de la société, de la famille, et de s'accomplir à soi-même. Or, nous vivons dans une société où la remise en cause de l'autorité et le progrès perpétuel ont aboli les limites. De là s'engendre un autre type de frustration, qui naît du manque du manque. C'est parce qu'il n'y a plus de manque, ou plutôt parce qu'il y a trop de manque, et plus aucun juste milieu signifié par une autorité, que nous plongeons dans l'angoisse. Notre société a besoin de limites, de vraies limites.
Je ne sais plus quel psy a nommé par ce jeu de mot significatif, mèreversion (pour désigner en réalité la perversion), le type de société dans laquelle nous vivons. Il voulait entendre par là que la dimension du Père, qui représente la culture, la société, l'autrui, se trouve en grand Danger à notre époque où nous régressons vers la dimension maternelle, qui représente le chaos, le Tout originel. De même, il faudrait réintroduire la notion du sacré et du Sublime (je ne parle pas de dogmes religieux, ces immondes foutaises, mais de rites sacrés sans obéissance à un dogme, ou bien de l'art, de la littérature...). Cf. à ce propos Nietzsche et son imparable Naissance de la Tragédie...

Cela dit, par "trivial", je l'entendais purement personnellement, car je pense pour ma part avoir exploré le sujet en théorie et que je n'ai maintenant qu'à le mettre en pratique dans le quotidien. D'où il ne m'a pas apparu important de participer au topic de prime abord, tant la "réponse" me semblait évidente... Cela dit, si je puis dispenser ici mes lumières  ...