DISNEYLAND FREDDY >> De l'impossibilité d'être heureux
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Samedi 18 Avril 2009 - 01:36:34
 
    Petit topic pour philosopher un peu.
 
   Avant d'être heureux, j'étais frustré. Mais maintenant que j'ai ce que j'ai toujours le plus désiré, qui plus est dans la fleur de l'âge, je me dis que mon bonheur ne pourra que perdre en saveur avec le temps. Donc au final, prendre Conscience que notre bonheur, notre attente récompensée, se fanera, me parait presque pire que la frustration.
 
Qu'en pensez-vous ?

Samedi 18 Avril 2009 - 03:05:44
Faisant parti de ces gens qui ne savent pas être heureux avec ce qu'ils ont, je dirais oui, j'suis d'accord. Quand, dans ces rares moment où tu penses être heureux, tu t'imagines le moment où tout s'envolera, tu perds cette saveur du bohneur, et là, c'est pire que tout, tu peux plus rien apprécier..
Perso, j'suis jamais satisfait de c'que j'ai, j'veux toujours plus, et quand je l'obtient, j'm'en lasse trés vite, et j'veux autre chose, et.. même scénario.. alors ouai, c'est plutôt frustrant comme mode de vie, mais j'vie avec, en espérant que je changerai un jour de mentalité..
 

Samedi 18 Avril 2009 - 04:46:32
Moi je pense que tout cela a largement été développé par la philosophie et la psychanalyse. Cela n'est guère étonnant. On sait, en effet, qu'un des objectifs de la philosophie est de comprendre les mécanismes qui régissent notre existence dans le monde, pour ne pas dire la société, où nous vivons ; la psychanalyse, quant à elle, s'est focalisée en particulier sur l'interprétation et la résolution de l'angoisse existentielle inhérente au genre humain. Mais l'homme est-il voué à l'angoisse ? Certainement, car qui n'a jamais été sous l'emprise du "spleen", cet état mélancolique et violent que nous décrit Baudelaire ? Bien malin est celui qui pourrait me donner un exemple... Je tiens quand même à préciser que Baudelaire n'a rien de psychanalyste, au cas où certains auraient mal saisi le sens de mon analogie : l'évoquer ici n'est qu'un moyen d'étayer mon raisonnement afin que vous le compreniez plus simplement. Justement, venons-en au fait. La psychanalyse dont le géniteur est, comme vous le savez probablement, Freud, a montré que la plupart des dérèglements quotidiens ("actes manqués", en termes techniques) pouvaient être expliqués comme un surgissement soudain des désirs, des pulsions plus exactement, refoulé(e)s dans l'inconscient. Et c'est véritablement là que l'on en arrive concrètement à parler du bonheur. Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que nous venons d'introduire la notion de sensibilité au travers des désirs qui est à l'origine de bien des interprétations sur le bonheur. Pour résumer, sinon on y serait encore demain, il y a ceux qui voient le corps comme le siège de tous nos problèmes : c'est le cas des philosophes du "courant" dit "dualiste substantialiste" qui regroupe Platon et Descartes par exemple (mais attention aux poncifs quand on compare ces deux auteurs !), du "courant" pessimiste avec Schopenhauer entre autres. En quoi le corps est-il un problème ? Le corps est un problème car il nous écarte du bonheur à cause des désirs qu'il génère et qui nous dépassent infiniment. En philosophie, on dira alors que l'homme est asservi à lui-même en ce qu'il ne peut pas contrôler ses désirs, ceux-ci demandant sans cesse satisfaction. Et, bien entendu, de la souffrance est éprouvée en cas de refus de satisfaction, symbolisé par ce moment précis où la volonté (qui n'est rien d'autre qu'un désir moralement valorisé chez Spinoza) l'emporte sur le désir proprement dit. En somme, il faudrait se débarrasser du corps pour pouvoir être véritablement heureux, pour se retrouver soi-même en tant que substance pensante (c'est la conclusion de Descartes à l'issu du "cogito", représentée par la fameuse phrase "cogito ergo sum", autrement dit, "je pense, donc je suis"). Le problème, c'est qu'avec une telle Conception, il faut être convaincu d'une vie après la mort (du corps, s'entend) car sinon, quel intérêt de mourir ? De se laver de tous ces désirs qui nous hantent ? Certes, mais la vie vaut d'être vécue, contrairement à ce que pensait tout haut Schopenhauer en écrivant "La vie n'est pas belle, les images de la vie sont belles". Encore faut-il, pour la rendre attrayante, se livrer à une véritable discipline. En effet, comme certains le pensent, l'ataraxie est un état tout à fait à la mesure de l'homme, et c'est là où se trouverait le bonheur (je vous renvoie notamment à des philosophes comme Plotin, Rousseau, et Foucault, qui vous expliqueront probablement leur point de vue mieux que moi en tant que vulgarisateur). Evidemment, on pense ici immédiatement à la thématique du "corps glorieux", chère au coeur de la religion chrétienne, et largement utilisée par Saint Augustin pour justifier que l'homme n'est pas fondamentalement ramené au péché originel et qu'il peut donc connaître une renaissance, lavé de tous ses péchés et de ses désirs. Cette thématique est farfelue, j'en conviens, d'autant plus si l'on n'est guère convaincu par le dogme érigé par l'Eglise catholique. Mais la thèse selon laquelle on peut atteindre l'ataraxie ne l'est pas moins. Peut-on, en effet, ne pas désirer ? Personnellement, je ne pense pas. Dans ce cas, ramenons-nous à des choses plus prosaïques. Ainsi, pour être heureux, ne suffit-il pas de vivre en fonction de la raison, d'un certain "intérêt bien compris" ? Il semble que cela soit judicieux, et c'est ce que nous confirme Epicure : en vivant dans la frugalité, on conserve notre capacité à désirer et à éprouver du plaisir, bref du bonheur (le bonheur étant, dans une opinion commune, une sorte de plaisir global, plein), alors que quand on vit dans l'abondance, on perd tout ceci (et là il me semble que je retombe précisément sur la problématique lancée par Alceste). Bref, en résumé : il ne faut pas satisfaire tous ces désirs, et par conséquent, il faut savoir souffrir un minimum. Préférez donc une optique de long terme à une optique de court terme car une souffrance à court terme peut déboucher sur du bonheur à long terme. Il est cependant vrai que, selon Kant, la quête du bonheur peut interférer avec la quête de justice dans la mesure où l'entendement peut faire primer cette dernière au détriment du bonheur, mais là c'est une autre histoire...


Samedi 18 Avril 2009 - 09:13:27
Si vous n'êtes pas heureux, écoutez du Doom au lieu de nous saouler avec votre philosophie de collégiens.


Samedi 18 Avril 2009 - 10:56:11

citation :
BEERGRINDER dit : Si vous n'êtes pas heureux, écoutez du Doom au lieu de nous saouler avec votre philosophie de collégiens.


Ça c'est fait....!une autre question peut être?


Samedi 18 Avril 2009 - 11:03:14


citation :
BEERGRINDER dit : Si vous n'êtes pas heureux, écoutez du Doom au lieu de nous saouler avec votre philosophie de collégiens.

Moi j'écoute du Doom et je suis plutôt heureux.
Une autre question au lieu de vous plaindre tout le temps?


Samedi 18 Avril 2009 - 11:09:47
Ahhh ..  on n'a pas le droit de se plaindre ici ?

parce que je voulais dire que vivre dans cette région de merde, ça me gonfle !!
MARTINE, PRENDS MOI DANS TA MAIRIE !!!!!!!!! 

sinon, pas encore envie de me noyer dans ma baignoire ...


Samedi 18 Avril 2009 - 11:14:51
Viens..à la maison, ya le printemps...qui channnte, tatatatatatata, viens à la maison... tout les oiseaux....t'attennnnndent. 


Samedi 18 Avril 2009 - 11:19:41
Je reconnais bien ta sensibilité ...
Bin tiens, pas une mauvaise idée ...  Je vais venir bosser à la caserne !!!!!!!!!!!!!!!




Samedi 18 Avril 2009 - 11:26:09
Pourquoi ne serions nous pas heureux avec le temps qui passe ? La vie nous apporte à chaque âge des bons moments, comme des mauvais.