Paradoxalement, mon niveau d'attention est beaucoup plus élevé lorsque je suis fatigué. Du coup, quand je découvre un album, j'aime bien l'écouter juste avant d'aller me coucher. Je suis plus concentré. C'est comme si je n'avais rien d'autre à faire que de me focaliser sur ce qui joue, tandis que si je suis bien éveillé, je suis incapable de simplement écouter de la musique sans penser à rien d'autre, à moins de consulter le livret et de lire les paroles (mais faut qu'elles soient vraiment passionnantes), car mon taux d'énergie est beaucoup trop élevé.
Je ressors toujours les albums de ma collection, tôt ou tard, qu'ils soient mauvais ou bons lors des premières écoutes. Le temps change bien des choses et je ne saurais me débarrasser d'un potentiel bon album qui m'aurait échappé pour une quelconque raison.
En général, il me faut beaucoup de temps pour assimiler un album, et c'est ce qui me plaît. Pour saisir l'ambiance générale d'un disque, pour comprendre son approche, il faut du recul. Beaucoup de recul. Il me faut beaucoup d'écoutes espacées, et certains albums sont en ma
Possession depuis des années, mais se dévoilent encore un peu plus à chaque écoute.
C'est particulièrement flagrant dans le
Death Metal, et c'est pourquoi j'affectionne tout particulièrement le Death technique. Sa complexité et sa richesse prolongent le plaisir de manière considérable. Attention, je ne
Dis pas que les albums de Death plus traditionnel ont une durée limitée sur la platine. Au contraire, ceux-ci se démarquent par leur aura, leur ambiance et leur efficacité. Par exemple, un disque comme
Blessed are the Sick du grand
Morbid Angel possède une richesse d'atmosphère infinie, un souffle indescriptible qui rend l'écoute inépuisable.
C'est la magie de la musique !