Thrash Metal >> CHRONIQUES POWER/SPEED/THRASH/HC/DM/BM 83-93
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Mardi 27 Mai 2025 - 17:11:00

EXODUS – Bonded by Blood (Bernett Records '85) : Adulé par les musiciens de Metallica et de Slayer, chéri par une multitude de groupuscules speed qui en ont déjà fait leur masterpiece vénéré, le premier LP d’Exodus ne pouvait que trouver une vente facile au milieu du champ de bataille discographique actuel, où la moindre réalisation originale pointant le nez de son fusil à six cordes est promue illico presto au rang des héros du vinyle et décorée de la croix de métal. Alors que rajouter de plus, sans tomber mollement dans la paraphrase facile et vulgaire, sinon spécifier bêtement que Bonded by Blood correspond avec exactitude à ce qu’on attendait depuis longtemps d’Exodus : un des tous meilleurs albums de speed-metal jamais réalisés ! JF Jimenez – Enfer Magazine n°26, juillet 1985.

EXODUS – Bonded by Blood (Music for Nations '85) : Sur le fil du rasoir. Issu de San Francisco, le groupe fétiche de Metallica débarque avec un premier album en tout point fantastique : un coup d’essai et un coup de maitre. Neuf morceaux hérissés de riffs speedés composent ce brûlot vinylique. Le style d’Exodus rappelle étrangement celui du célébrissime Metallica, chose peu surprenante car son soliste fut un temps guitariste d’Exodus. Précisons toutefois qu’Exodus a vu le jour avant Metallica. Propulsé par une section des plus belliqueuses, les deux guitaristes Rick Hunolt et Gary Holt assurent leurs soli étourdissants de puissance et de virtuosité avec une précision chirurgicale. Quant au chanteur Paul Baloff, il n’est jamais en reste, relaçant sans cesse la machine grâce à une voix râpeuse et pleine de hargne. Impossible de dégager un morceau de cet Everest flamboyant, ce serait faire injure aux autres. Avec un tel chef d’œuvre, Exodus vient d’entreprendre la conquête du monde. Me concernant, Bonded by Blood restera quoi qu’il arrive l’album de l’année. A se procurer d’urgence. Indispensable. Walter Shark – Metal Attack n°22, juillet 1985.

EXODUS – Bonded By Blood (Bernett Records ’85) : Le voici donc ce fameux groupe tant vanté par Metallica dans les colonnes de Hard-Rock Magazine ! L’excellente réputation de l’ancien groupe de Kirk Hammett était-elle à ce point justifiée ? À l’écoute de ce premier album (à la pochette du plus mauvais goût), on serait tenté de répondre oui et non… Oui, car Exodus est sûrement l’un des meilleurs groupes de speed-metal au monde. Les musiciens sont techniquement redoutables et la voix du chanteur Paul Baloff (genre ‘dément possédé’) est un véritable régal ! Les compositions déboulent à cent à l’heure sans un seul moment de faiblesse. Délire garanti pour tous les fous de speed-metal. Mais le seul problème, c’est que Bonded By Blood ne sort que maintenant, alors que Metallica a déjà sorti deux albums et a su faire évoluer le genre. Exodus semble, en revanche, être resté trop figé dans un style qui risque de lasser à la longue s’il n’évolue pas vers quelque chose de plus personnel et original. En attendant la suite, ce disque fera tout de même très bien l’affaire pour s’éclater tout en affolant les voisins... James PETIT, Hard Rock Magazine n°11, juillet/août 1985.

EXODUS : Bonded by Blood (Roadrunner ’85)
: ce n’est pas parce qu’on copie qu’on est nécessairement mauvais. Exodus est le frère jumeau de Metallica, même le frère siamois si l’on se réfère à la pochette d’un goût plutôt douteux. Si vous avez aimé Kill ‘em All, vous adorerez Bonded by Blood et vous finirez même par confondre les deux groupes. Metallica restera tout de même toujours au-dessus, mais Exodus est aujourd’hui son meilleur élève et se hisse parmi les meilleurs groupes de speed. 9/10, JMM, Tympans n°06, Wallonie, 1985.

EXODUS : Bonded by Blood (Torrid ’85)
 : Exodus est un groupe issu du même coin que Slayer et Metallica, en Californie. Bonded by Blood est sa première apparition sur vinyle, et je n'exagère pas en vous disant que son disque est un classique, nanti de riffs meurtriers et d’une voix agressive, forces majeures du quintette. Des morceaux comme Metal Command, A Lesson In Violence ou Pirahna, pour ne pas tous les citer, montrent combien Exodus ne rencontrera aucune difficulté à se tailler une place de choix parmi les grands. 10/10, Big, Metal KO n°10, Québec, 1985.



Mercredi 28 Mai 2025 - 18:26:15

HELLOWEEN – S/T (Noise ’85) : laissez Slayer, Venom et Exodus et courez acquérir le mini-LP d’Helloween, pour découvrir la révélation absolue du power-metal. Helloween est en effet la plus grosse bombe lancée sur le marché speed depuis Anthrax et Metallica. Synthèse absolue du speed du speed d’Hawaii et Metallica, Helloween se dote d’une rythmique infernale, d’un guitariste soliste dingue de vitesse, et d’un guitariste-chanteur qui connait bien ses gammes. Comme Hawaii, Helloween sert de véritables mélodies ultra-rapides, denses et magistrales. Le mini-LP se résume en cinq morceaux pour trente minutes de power-metal musclé, d’une grande musicalité, aussi bien dans les soli que dans les lignes de chant, et d’une bonne dose d’humour. Le morceau Cry for Freedom est une pure merveille, hissant ce mini-LP comme le meilleur disque speed-metal depuis Kill’em All. 9/10, Brice Depasse, Tympans n°06, Wallonie, 1985.

HELLOWEEN – S/T (Noise '85) : Noise Records est un nouveau label indépendant d’Allemagne de l’Ouest qui se fait le défenseur du hard and heavy teuton. Déjà responsable de la commercialisation des albums de Grave Digger, Running Wild et Sinner, les étoiles montantes outre-Rhin du moment, Noise n’entend pas dévier son créneau de base : le power metal ou le Death Metal , c’est selon (cf. compilation Death Metal avec Running Wild…). Preuve à l’appui, le mini-LP d’Helloween améliore rien que par sa petite présence la qualité du catalogue complet. Eh oui, Helloween aurait eu toutes les chances de gagner un manche à balai à notre concours des inconnus célèbre, si son HM (pardon Death Metal) était aussi attrayant que la pochette de ce disque. Mais il n’en est rien. Helloween ayant eu en effet l’incommensurable flair de ne sortir qu’un mini-album de cinq morceaux d’intéressante facture, là où un album complet n’aurait sans doute pas manqué de nous les égratigner fort et vite. Outre ce bon point, son speed-metal mélodique s’avère tout à fait séduisant, un melting-pot plus ou moins judicieux de riffs effrénés à la Metallica, de solos mélodiques à la Maiden, et d’arrangements globaux à la Accept. Le tout crépite, frétille et affiche sans vergogne un festival de réjouissances auditives très dévastatrices, pour citer Starlight, Murderer, Warrior ou Victims of Fate. Seul point laissant à désirer : le chanteur style Udo, qui frappe plus dans l’approximatif que dans la rigueur artistique généralement requise. Avec l’arrivée du satanique Helloween, certains comme Grave Digger, Running Wild et Sinner auront intérêt à la jouer serrée. JF Jimenez, Enfer Magazine n°25, juin 1985.

HELLOWEEN – S/T (Noise '85) : Comme d’habitude, nos cousins germains ne nous ont pas oubliés, avec ce mini-LP d’Helloween sorti sur l’excellent Noise Records, l’un des meilleurs labels indépendants du moment, qui voue une passion au heavy-métal turbo compressé. J’aime beaucoup le style de ces teutons, même si sur Starlight et Murderer, on ressent trop des influences Maiden. Les autres titres sont très thrash avec de belles parties instrumentales. Un mini-LP brillant, et vivement le premier album qui sera sans doute un meilleur reflet du fiel métallique d’Helloween. Gil Tadic – Metal Attack n°25, octobre 1985.

HELLOWEEN – S/T (Noise ’85) : ce groupe allemand est génial ! Non-seulement il s'est déniché un design d'enfer et totalement inédit, mais en plus son speed mélodique tient parfaitement la distance, tant au point de vue technique que musical. Dans la pub, il est écrit : "Remember Halloween Comes Once a Year, but it Can Be Helloween Anytime! ”. Pourquoi pas ! 8/10, Steel Shock n°07, Wallonie, 1985.



Jeudi 29 Mai 2025 - 16:47:57


GRAVE DIGGER – Witch Hunter (Noise '85) : Voilà un album à réveiller un mort. Plus heavy que du heavy, moins speed que du speed, ce quatuor allemand fait dans le métal hargneux. Des vocaux agressifs dans la lignée de Udo, des riffs tantôt rapides ou lourds qui vrillent les tympans, un hard qui se détache du lot car non stéréotypé, telles sont les principales qualités du combo teuton. Pourtant, si le métal furibard de Grave Digger accroche bien sur des titres tels que Witch Hunter, Get Away ou Fight for Freedom, n’apporte rien de plus que le premier album. Même la reprise School’s Out d’Alice Cooper, si elle possède de la puissance, ne procure pas le frisson de l’original. Witch Hunter reste cependant un disque de bonne facture, agréable à écouter et ayant le mérite de ne pas s’adresser uniquement à un public speed. Il en faut tout de même plus pour émouvoir un pilleur de tombes. Philippe Cuisset – Metal Attack n°20, mai 1985.

GRAVE DIGGER – Witch Hunter (Noise ’84) : Grave Digger, c’est le heavy-metal par excellence, doté d’une voix puissante non sans rappeler celle d’Udo (Accept), de riffs lourds & rapides, d’une rythmique en béton et d’un son très heavy. Du metal qui ne peut qu’accrocher dans le pur style Restless and Wild (Accept) mélangé à Sirens (Savatage). Witch Hunter, deuxième album de la formation allemande, ne déroge pas à cette ligne musicale. Si le disque n’apporte rien de neuf, il offre neuf compositions supplémentaires d’un metal largement au-dessus de la moyenne. Je regrette tout de même que Grave Digger ait choisi School Out en tant que reprise d’Alice Cooper, car elle n’est pas en plus interprétée magistralement. 9/10, JMM, Tympan n°06, Wallonie, 1985.

GRAVE DIGGER : Witch Hunter (Noise ’85) 
: en toute sincérité, je dois avouer que ce deuxième album de Grave Digger m'a énormément déçu au départ. Heavy Metal Breakdown est un classique et j'avais peut-être des idées préconçues sur ce nouveau disque d'un de mes groupes allemands favoris. Puis, progressivement, Witch Hunter a su s'imposer. L’album est définitivement moins percutant que son prédécesseur, mais c'est tout de même un disque qui se détache du lot. La voix de Chris Boltendahl est une des plus originales du HM et Grave Digger demeure un groupe de power-metal fort respectable. Le title-track, Night Drifter, Get Away, Fight For Freedom et Here I Stand sont mes morceaux favoris, tandis que Love Is a Game et School’s Out m’ont davantage déçu. J'attends le troisième album avec impatience, Ce sera celui où Grave Digger n'est pas en voie de creuser sa propre tombe ! 7/10, Johnny Hart, Metal KO n°10, Québec, 1985.
 


WARRANT – The Enforcer (Noise '85, import RFA) : ce jeune quatuor de Düsseldorf revient avec son premier album, après la sortie du mini-LP First Strike datant de l’année dernière. Et ça ne s’arrange pas. Malgré un son très tranchant, les guitares, toutes acerbes qu’elles soient, souffrent de bien trop de limites. Peut-être qu’en apprenant un troisième accord ? L’album oscille désespérément entre le speed et un hard plus lent, qui se veut plus élaboré. Mais personne n’arrive à choisir le bon rythme, et plus la musique ralentit, plus on plonge dans la banalité pour ne pas dire la médiocrité. La batterie métronome ne fait bien sûr rien pour arranger l’ensemble tandis que le chanteur a quelques velléités lyriques bien vite rangées dans le placard, pour le plus grand bonheur de tous. Sauvons tout de même deux titres englués dans l’ensemble : The Enforcer, point trop rapide et célébrant les mérites de l’intéressant personnage qui figure sur la pochette, puis sur le versant speed, Torture in the Tower, pour ses guitares en pleine cavalcade. Le hard allemand est aujourd’hui assez politisé mais, quand le talent manque, on se retrouve avec des paroles navrantes du style « politicien obèse, qu’as-tu en tête, je te botte le cul, tu me rends malade », tirées du morceau Cowards or Martyrs. Warrant s’aventure parfois dans le fantastique, produisant d’autres allègres inepties comme « brise la malédiction ou va en enfer, la gueule de la vipère est mortelle ».  Après ce genre d’affirmation, on finit par regretter de parler anglais. S’il y a dans cet album une certaine cohérence musicale, l’originalité fait quant à elle cruellement défaut pour qu’il soit nécessaire de se pencher sur ces jeunes gens. Un disque faisant penser à la Bundeswehr : il existe mais ne sert à rien. Mad Scott – Enfer Magazine n°28, septembre 1985.



Vendredi 30 Mai 2025 - 09:49:28

Au moins maintenant on sait qui est à l'origine du Death Metal haha



Vendredi 30 Mai 2025 - 19:24:42

WARLOCK – Hellbound (Phonogram '85) : Musique sympa sans plus, ni trop lourde ni trop speed, arrangements sympas quoiqu’un peu sirupeux mais pas trop, guitaristes sympas, ni trop ceci ni trop cela, batteur OK. Musicalement, Warlock II c’est donc sympa avec des têtes sympas, et la chanteuse ne l’est pas moins. Tranquille, en somme ! Philippe Touchard - Enfer Magazine n°26, juillet 1985.

WARLOCK – Hellbound (Phonogram '85) : Avec son deuxième album, Warlock vient de frapper un grand coup. Le groupe a fait d’énormes progrès depuis Burning the Witches, tandis que la voix de Dorothée Pesch fait mouche à tous les coups. La face A démarre avec Hellbound, un brûlot de trois minutes trente, où l’on ressent toute la rage de la bande à vouloir faire entrer un riff dans la tête. Les morceaux se suivent sans se ressembler, à l’image d’All Night au tempo nettement plus moyen que le reste, sans pour autant manque de « Pesch ». Le disque est une succession de titres tantôt speed tantôt médium, sans jamais tomber dans la facilité. Warlock a compris que jouer des morceaux speed ne rime pas forcément avec le fait d’aller plus vite que ses voisins ou faire n’importe quoi. Je ne suis pas un fan de speed mais j’aime celui de Warlock, qui il sait rester mélodique et plaisant à écouter dans les moments rapides. Signalons la superbe production de messieurs Staroste & Assman, où tout est vraiment léché et fignolé. Phonogram a l’air de miser fort sur Warlock, du moins en Allemagne. Je ne pense pas que l’écurie se soit trompée car, si le combo de Dorothée Pesch continue dans cette voie, il pourrait bien se hisser dans le trio de tête des groupes de metal allemand. Frank Watt - Metal Attack n°25, octobre 1985.

WARLOCK – Hellbound (Phonogram ’85) : Si Accept reste le groupe allemand par excellence, Warlock pourrait bien lui succéder s’il continue sur sa lancée. En une seule année, le groupe a acquis plus de maturité que bien des autres. Si Burning the Witches était déjà génial, Helbound est bien au-dessus. Warlock a fourni un effort considérable, pour livrer un album aussi fort que les derniers en date d’Accept et Loudness. Lorsque Doro expliquait que Phonogram avait mis beaucoup de moyens pour Hellbound, elle ne démentait effectivement pas la production parfaite de l’album. Les compositions sont par ailleurs carrées, nanties de bons rythmes et de bons solos, et même la ballade est à en pleurer tellement c’est bon. Avec Hellbound, Warlock vient de tirer en pleine cible et il ne fait aucun doute que le disque se hissera haut dans les charts avec une promotion amplement méritée. 10/10, JMM, Tympans n°06, Wallonie, 1985.



Vendredi 30 Mai 2025 - 22:29:12

Déjà fait p.8 mais on ne t'en veut pas laugh



Samedi 31 Mai 2025 - 20:35:36

  

VICIOUS RUMORS - Soldiers of the Night (Roadrunner '85) : une rumeur certainement vicieuse déferla sur la scène metal underground, lorsqu'on annonça la sortie de Soldiers of the Night. "La nouvelle sensation !", hurlaient les fans de Gary St Pierre, ex-Hawaii. Mouais, Vicious Rumors est bien sans plus. Les soli débridés camouflent une absence de mélodie et de riffs marquants, ce qui classe l'album dans le casier surpeuplé des "premiers essais déjà prometteurs". C'est peu pour un groupe qui hantait déjà les compilations depuis 1983. 7/10, Steel Shock n°07, Wallonie, 1985.



Dimanche 01 Juin 2025 - 12:43:31
Fabien dit : WARRANT – The Enforcer (Noise '85, import RFA) : ce jeune quatuor de Düsseldorf revient avec son premier album, après la sortie du mini-LP First Strike datant de l’année dernière. Et ça ne s’arrange pas. Malgré un son très tranchant, les guitares, toutes acerbes qu’elles soient, souffrent de bien trop de limites. Peut-être qu’en apprenant un troisième accord ? L’album oscille désespérément entre le speed et un hard plus lent, qui se veut plus élaboré. Mais personne n’arrive à choisir le bon rythme, et plus la musique ralentit, plus on plonge dans la banalité pour ne pas dire la médiocrité. La batterie métronome ne fait bien sûr rien pour arranger l’ensemble tandis que le chanteur a quelques velléités lyriques bien vite rangées dans le placard, pour le plus grand bonheur de tous. Sauvons tout de même deux titres englués dans l’ensemble : The Enforcer, point trop rapide et célébrant les mérites de l’intéressant personnage qui figure sur la pochette, puis sur le versant speed, Torture in the Tower, pour ses guitares en pleine cavalcade. Le hard allemand est aujourd’hui assez politisé mais, quand le talent manque, on se retrouve avec des paroles navrantes du style « politicien obèse, qu’as-tu en tête, je te botte le cul, tu me rends malade », tirées du morceau Cowards or Martyrs. Warrant s’aventure parfois dans le fantastique, produisant d’autres allègres inepties comme « brise la malédiction ou va en enfer, la gueule de la vipère est mortelle ».  Après ce genre d’affirmation, on finit par regretter de parler anglais. S’il y a dans cet album une certaine cohérence musicale, l’originalité fait quant à elle cruellement défaut pour qu’il soit nécessaire de se pencher sur ces jeunes gens. Un disque faisant penser à la Bundeswehr : il existe mais ne sert à rien.
Mad Scott – Enfer Magazine n°28, septembre 1985.

Qualité proportionnellement inversée à la chronique

 

 



Dimanche 01 Juin 2025 - 18:54:48

DESTRUCTION - Infernal Overkill (Steamhammer ‘85) : Un brûlot tout chaud tout droit sorti de l’enfer nommé Infernal Overkill avec un 9/10 bien mérité, après le 8/10 attribué à Sentence of Death. Infernal Overkill débute très fort avec Invincible Forces, du très bon speed-metal dans la veine du morceau Mad Butcher du précédent EP. Death Trap et The Ritual sont en revanche les compositions les plus faibles du trio allemand, tandis que Tormentor, s’ouvrant avec un partie de batterie assez complexe, n’est plas non plus le titre le plus terrible, bien que bon dans l’ensemble. Bestial Invasion, ou les mémoires d’une vache conduite à l’abattoir, est quant à lui proche de la perfection, un morceau de trash-speed-destroy-metal qui se hisse en haut de la pile. Thrash Attack, pièce instrumentale super bien construite, ouvre enfin les deux derniers morceaux, au Destruction des grands jours. Infernal Overkill est un album vivement conseillé ! 9/10. David MBM – Hardos Mag’ n°08, juin/juillet ’85.  

DESTRUCTION – Infernal Overkill (Steamhammer '85) : Avis aux amateurs, Destruction est certainement le groupe le plus bardé de cartouchières depuis Motörhead ou Vulcain. Souvenez-vous de la pochette du précédent Sentence of Death avec trois types à l’air sombre, rebelle et acide. D’où, pour nous, l’espoir d’avoir enfin un nouveau gang de guérilleros à se mettre sous la dent. Hélas, Destruction a bien vite rejoint le royaume de la grimace constipée, de la bouffonnerie inconsistante et du Speed Metal sans fondation. En courant éperdument après je ne sais quel record de vitesse, les trois clones teutons de notre téquila maison ont perdu tout sens de la mesure, toute retenue, tout ce que le rock’n roll recèle de farouche et de dangereux (Lords of the Church, Rogue Male, Motörhead). C’est dommage. Infernal Overkill, malgré ce titre hommage, se noie très loin de son but, dans un océan de riffs vains et beuglements mous. Les cartouches en question s’avèrent autant de pétards mouillés, incapables de faire mouche, inaptes à vous embraser le moindre neurone. Ajoutez un jargon satanique et funeste, sans lyrisme à la française, et l’envie de faire vos malles ne vous lâchera plus. Alors quittons sans regret le navire et repartons chercher le Graal un peu plus à l’ouest. Sans rancune et sans haine, vraiment. Mais je perds encore une occasion en or d’être un jour remercié au dos d’une pochette d’un album d’outre-Rhin. Quelle misère ! Jean Luc Manet – Enfer Magazine n°27, août 1985.

DESTRUCTION : Infernal Overkill (Steamhammer ’85)
 : après son EP Sentence of Death, Destruction poursuit son ravage de plus bel avec son premier album Infernal Overkill, nanti de huit morceaux qui pètent le feu. Difficile de choisir actuellement quel album mettre dans la platine, entre les derniers Slayer, Exodus, Kreator ou Destruction. Bref, retour en allemagne avec Infernal Overkill, dont chaque titre excelle et rivalise en vitesse & énergie. La production est diablement efficace et le speed-metal du combo est toujours des plus dévastateurs. 10/10, Johnny Hart, Metal KO n°10, Québec, 1985.

DESTRUCTION – Infernal Overkill  (Steamhammer '85) : Voici le premier album de Destruction, digne successeur de son mini LP Sentence of Death. Ce groupe est l’exemple type de la vague speed thrash d’outre-Rhin. Rien de bien nouveau en dehors du jeu de guitare à la fois maniaque et bien enlevé de Mike en solo (The Ritual ou l’excellent Tormentor). L’instrumental Thrash Attack est un peu décevant, tout comme Antichrist, mais le reste comblera les inconditionnels du genre. Avec le temps, Destruction semble se rapprocher de Slayer. Gil Tadic – Metal Attack n°27, décembre 1985.

DESTRUCTION - Infernal Overkill  (Steamhammer ‘85) : Seconde réalisation de ce trio, Infernal Overkill renferme des morceaux plus travaillés, à l’image de The Ritual, grâce aux progrès de Mike sur ses solos. Destruction propose également un morceau épique aux nombreux changements de tempos (Black Death), ainsi qu’une pièce instrumentale fort bien exécutée (Thrash Attack). Fans de défonce, vous voilà rassurés : Destruction reste fidèle à son trash metal façon « thrash attack » et à ses vociférations hallucinantes. Mercenaire n°02, 1986.



Dimanche 01 Juin 2025 - 19:56:58

Mon dieu...