Tragic Separation

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16/20
Nom du groupe DGM
Nom de l'album Tragic Separation
Type Album
Date de parution 09 Octobre 2020
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1.
 Flesh and Blood
 07:35
2.
 Surrender
 05:40
3.
 Fate
 05:46
4.
 Hope
 05:25
5.
 Tragic Separation
 07:37
6.
 Stranded
 05:35
7.
 Land of Sorrow
 05:04
8.
 Silence
 05:54
9.
 Turn Back Time
 05:45
10.
 Curtain
 02:19

Bonus
11.
 Land of Sorrow (Orchestral Version)
 04:51

Durée totale : 01:01:31


Chronique @ frozenheart

20 Novembre 2020

Belote, rebelote et dix de der.

Au fil des albums DGM s’est peu à peu imposé en tant que leader du métal progressif italien et européen. La raison principale est que le groupe italien depuis l'arrivée du chanteur Mark Basile en 2007 n’a pas baissé d’un iota la qualité de ses dernières réalisations et "Tragic Separation" paru il y a un peu plus d'un mois nous le prouve une nouvelle fois. DGM, dont il ne reste aucun de ses membres fondateurs et après plusieurs remaniements de personnel depuis l'album Momentum paru en 2013, semble avoir enfin trouvé une certaine stabilité.

Toujours dirigé et produit de main de maître par le guitariste, compositeur Simone Mularoni, le quintet romain nous offre une fois de plus un album homogène aux compositions variées, à l'instrumentation et la prestation vocale impossible à mettre en défaut. À commencer par une section rythmique toujours aussi solide servant d'appui à de volubiles guitares au jeu flamboyant et véloce. Les claviers au son moderne seront une fois de plus mis à l'honneur lors de solos endiablés en duel avec les guitares, "Flesh and Blood", mais aussi en tant qu'accompagnement, renforçant ainsi les atmosphères des 10 pistes qui parcourent l'opus. Le tout sublimé par une prestation vocale exemplaire de Mark Basile qui au fil des ans semble avoir atteint une certaine maturité et puissance vocale digne des grands chanteurs du genre.

Si Momentum (2013) et The Passage (2016,) semblaient avoir trouvé le juste équilibre entre technique, puissance et délicatesse, Tragic Separation a pour ambition d'élever le quartet sur les sommets du genre en y incorporant de discrètes touches Hard Rock FM (AOR). Mais aussi et selon les dires du groupe, c'est un album conceptuel raconté du point de vue d’un protagoniste sur les différents chemins qui peuvent être empruntés selon les choix qui sont faits et les conséquences qui découlent de ces mêmes choix sur le reste la vie.

L'opener "Flesh and Blood", lance les réjouissances avec une introduction de claviers aux sonorités modernes accompagnées de notes de guitares virevoltantes, le tout renforcé par un tempo très soutenu ainsi qu'un chant puissant et modulable.
Aux côtés des efficaces "Surrender"et "Stranded" bâtis tous deux autour d'un riff tranchant et leads de guitares aux relents Power mélodique et d'un "Turn Back Time" aux tempi speedés, se glissent des compos taillées dans le meilleur du Metal Progressif aux touches Hard Rock mélodique. À commencer par l'éponyme et son introduction au violon façon Kansas soutenue par un refrain efficace, le tout renforcé par des nappes de claviers estampillées années 80 du plus bel effet. Un merveilleux titre long de plus de 7 minutes qui se distinguera aussi par d'imposantes guitares dont un prodigieux solo en duel avec les claviers modernes et créatifs d' Emanuele Casali.

Parmi les autres titres les plus remarquables, citons "Land of Sorrow" qui mettra en valeur un refrain accrocheur mais aussi une basse vrombissante, le tout paré d'un solo de guitare à la fois fluide et technique. La doublette "Fate", "Hope" aux discrètes touches Hard FM AOR bien digérées qui tour à tour se distinguera par une rythmique et structures mélodiques changeantes, pour la première, puis d'un refrain dynamique et chant modulable alliant puissance et élégance pour la seconde montrant une fois encore et pour l'occasion quel prodigieux et talentueux chanteur est Mark Basile.

De nouveau marqué par le jeu de guitare et l'identité de son principal compositeur cet album bénéficie de l'immense talent de ses interprètes et de la touche mélodieuse et chatoyante apportée par les remarquables interventions vocales de Marc Basile. Tragic Separation n’en reste pas moins une véritable réussite qui risque de marquer par sa patte une année 2020 assez catastrophique pour le monde de la musique et du spectacle. Ce qui fait de lui un bien bel objet à conseiller à tous les amateurs de Metal Progressif, mélodieux authentique et inspiré, et de DGM l'un des leaders de la sphère Metal progressive italienne et européenne.

4 Commentaires

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pielafo - 20 Novembre 2020:

Assez d'accord Bruno! J'ai préféré celui la a The Passage clairement. Mais je pense qu'ils gagneraient a faire respirer un peu plus leur musique. Apres, les italiens sont connus pour en faire des caisses partout donc je peux meme pas leur en vouloir pour ça. En tout cas j'ai passé un super moment! 

Eternalis - 22 Novembre 2020:

Je suis un peu resté sur ma faim sur ce nouveau DGM ...
Très efficace, ultra technique, produit comme un dieu (Merci Mularoni) et grande presta de Mark Basile ... mais que c'est etouffant. L'album ne respire que trop peu (le titre éponyme apporte un peu de variété) et on en vient à être fatigué de cette puissance constante, de ces soli perpétuels et de cette technique incroyable à longueur de temps.
Momentum dans cette formule avait surpris et enchainait les perles les unes après les autres mais c'était une 1er. Finalement, avec Mark, je préfère presque un Frame un peu inégal mais très varié avec beaucoup d'éléments qui distinguent les titres les uns des autres. The Passage aussi était varié. Ici, j'ai un peu la sensation que les titres se ressemblent et sont dans un moule.
Je suis complètement d'accord avec toi concernant les influences AOR mais comme tout est produit façon power prog, ça ne ressort que trop peu. Et là, je comprends mieux quand Tobias Sammet évoquait sur Rocket Ride le fait de mixer et produite indépendamment chaque titre car un morceau hard rock n'avait pas besoin du même mastering qu'un titre power épique. C'est un peu le soucis ici.
Alors ça reste du très haut niveau mais je suis déçu finalement ... on devient exigeant :D

pielafo - 23 Novembre 2020:

En fait oui c'est trop bien. Mais tout le temps!! Oui Mularoni est a mes yeux le plus grand guitariste d'Europe aujourd'hui mais il manque aux dernieres productions (et meme Momentum que j'avais vraiment adoré a l'époque) la petite touche romantique plus posée et réfléchie d'un Different Shapes. J'ai souvenir que la musique de DGM était bien plus diverse a l'époque de Tita Tani et donc plus attachante et mémorable. J'écoute encore beaucoup Different Shapes aujourd'hui. Momentum beaucoup moins, et ce reproche je le faisait déja a The Passage. Ce dernier jet est superbe en prenant des morceaux isolés, mais sur l'écoute d'une traite, c'est crevant a écouter bien qu'extremement virtuose a tous les moments. On est pas encore sur l'échelle Malmsteen mais on s'en rapproche en tout cas. 

 
Op467 - 23 Novembre 2020:

Bon album, moins que 17 pour ma part, mais il est vrai que DGM ne se departit pas de ses tics de composition,  les riffs et solis de guitares( Symphony x, Journey). Le côté monocorde est dû au compositeur unique qu est Mularoni. Le claviériste excellent n est pas mis assez en valeur dans le son , et les interventions, il apporterait plus de contraste et d atmosphères comme sur Land of sorrow, Silence, Turn back Time, et l éponyme, les quatre meilleurs titres de l'opus.

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