Le premier véritable album éponyme des Canadiens de
Traveler fut une excellente surprise pour ceux qui, comme votre humble serviteur, demeuraient avides de Heavy
Metal/ Speed
Metal nourris à la NWOBHM et très influencé par les groupes des années 80. Les qualités de ce premier opus, et le retentissement qu’il eut à l’international, permirent même au groupe d’asseoir crânement une autorité tout à fait légitime dans ces milieux peuplés de connaisseurs exigeants. C’est pourquoi d’ailleurs l’annonce d’un second, et ce dans un laps de temps aussi court après ce premier, ne pouvait que réjouir cette communauté difficile. Et ce d’autant plus que la philosophie très traditionaliste de ces 5 de Calgary, celle-là même qu’ils avaient défendue avec sincérité jusqu’à présent, ne nous laissait aucun doute, sauf revirement impensable, sur ce que nous allions trouver sur ce
Termination Shock produit par Jan Loncick, prévue pour la fin Avril d’une année 2020 assez particulière.
Cela dit, savoir, peu ou prou, ce qui nous attends ne signifie pas nécessairement que ce qui nous attends sera automatiquement le berceau d’une satisfaction pleine et entière. Les fois où nous fumes déçus étant légion. .
Enfin bref, pas la peine de s’égarer en palabres inutiles puisque non seulement ce disque est bien ce qu’il doit être, à savoir dans l’exact continuité musicale de son prédécesseur, mais qu’en plus il en a tous les attraits et les vertus.
Shaded Miror, premier morceau de cet album, une fois encore, donne le ton fort de cette vivacité et de ce refrain très réussi qui caractérisent si bien la musique de ce groupe. Les véloces
Termination Shock et STK, ainsi que le particulièrement prompt Deepspace, quant à eux, confortent encore davantage nos bonnes impressions quant à une œuvre hautement recommandable. Mais le plus posé, et plus traditionnel, Foreverman ou cet étonnant Terra
Exodus alternant des passages d’une extrême vivacité à d’autres beaucoup plus lents, un titre dont certaines mélodies ne sont pas, de plus, sans nous rappeler d’ailleurs celles du plus grand groupe britannique, Iron Maiden, sont autant de pistes qui ne sont pas en reste. A dire vrai, exception faites d’un After the Future dont la première moitié très acoustique et mélodique nous fait craindre le pire avant qu’une deuxième, beaucoup plus nerveuse et classique, ne vienne nous rassurer, rien dans ce plaidoyer ne pourra ébranler nos convictions profondes concernant
Traveler.
Que dire de plus sinon que l’artwork de ce nouveau méfait est encore plus réussi que celui de son prédécesseur. Evoluant dans un registre science-fictionnel assez similaire et d’une sobriété remarquable, il est, toujours encore, l’œuvre de Dylan ‘‘Wolfspider’’ Barstad.
Notons également que, désormais, Matt Ries (Gatekrashör…) se contente de s’occuper de la guitare laissant toutes les parties basses à Dave Arnold (ex-
Striker). Et puisque nous en sommes à parler des artisans de cet effort profitons-en pour dire à quel point chacun y joue son rôle avec talent.
Au final
Termination Shock confirme donc tout le bien que l’on pensait de ces Canadiens de Calgary après l’écoute de leur remarquable premier album. S’inscrivant dans son exact prolongement ce nouvel effort n’a que très peu de défauts dont le plus notoire étant d’être davantage attendu, et donc moins surprenant. Un album au moins aussi bien que son prédécesseur la découverte et la surprise en moins, en somme.
Un album sans grosses surprises, mais très réussi qui suit les pas de son prédécesseur en nous projetant vers les glorieuses années de la NWOBHM ainsi que les débuts du Speed Metal.
Merci pour la chronique Darko!
Juste il te manque un "a" dans le troisième paragraphe. Merci pour ce papier, le premier m'a bien embarqué, ce devrait être pareil ici.
Peu de chance que tu sois déçu.
Et sinon merçi pour le comm et pour avoir relevé mon erreur. Je m'en vais la corriger de ce pas.
Diary of a maiden ( M) est un sacré morceau, on tient là un des meilleurs groupes heavy speed de la nouvelle génération, c est sûr.
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