Rust in Peace

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18/20
Nom du groupe Megadeth
Nom de l'album Rust in Peace
Type Album
Date de parution 04 Septembre 1990
Enregistré à Rumbo Recorders
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album1636

Tracklist

1.
 Holy Wars... The Punishment Due
 06:31
2.
 Hangar 18
 05:10
3.
 Take No Prisoners
 03:26
4.
 Five Magics
 05:39
5.
 Poison Was the Cure
 02:56
6.
 Lucretia
 03:56
7.
 Tornado of Souls
 05:19
8.
 Dawn Patrol
 01:50
9.
 Rust in Peace... Polaris
 05:35

Bonus
10.
 My Creation
 01:37
11.
 Rust In Peace... Polaris (Demo)
 05:26
12.
 Holy Wars... The Punishment Due (Demo)
 06:17
13.
 Take No Prisoners (Demo)
 03:23

Durée totale : 57:05


Chronique @ BEERGRINDER

04 Avril 2008
Brother will kill brother, c’est ainsi que commence Rust in Peace et il est vrai que certains, autrefois frères d’armes deviennent frères ennemis, c’est le cas pour Dave Mustaine, banni par les four horsemen et éternel mouton noir aux yeux du grand public.
On imagine sans peine que ce doit être très dur à digérer, surtout en les voyant devenir le meilleur groupe de metal de la planète. Cependant notre Dave a mis sur pieds Megadeth et les affaires ne se passent pas si mal pour lui, Peace Sells et So Far, So Good, So What ont bien marché et Megadeth s’est fait une place dans le petit monde du thrash metal.

Mais pour le moment le groupe à la mascotte « tête de mort » Vic Rattlehead a du mal à soutenir la comparaison avec Metallica qui a sorti coup sur coup deux énormes bombes avec Master of puppets et And justice for all. Il est temps de frapper un grand coup.

Jusqu’ici Dave Mustaine était le seul maître à bord en ce qui concerne les guitares et ce Rust in Peace (1990) ne fait pas exception à la règle, une fois encore il est crédité sur tous les morceaux de l’album. Mais l’arrivée du talentueux Marty Friedman pour l’épauler a l’air d’avoir changé pas mal de choses musicalement : les soli et les mélodies ont pris ici une ampleur sans précédent par rapport à So Far, So Good, So What. On notera aussi que les débuts de Nick Menza derrière les peaux coïncident avec un jeu de batterie clair et puissant auquel Megadeth ne nous avait pas habitué pour le moment.

Après un peu d’histoire et de nostalgie penchons nous maintenant sur le contenu mythique de ce qui restera certainement l’apogée de la carrière de Megadeth.
Holy wars… The Punishment Due ouvre le bal et reste à ce jour le classique par excellence, quelle énergie dès le riff d’ouverture de ce fabuleux titre dénonçant assez violemment le fanatisme religieux de façon beaucoup plus subtile et efficace que ne le font les groupes de black metal. On constatera avec plaisir sur le refrain que le sieur Mustaine a considérablement travaillé sa voix qui est désormais assurée et soutient fort bien les riffs endiablés de l’album.

Hangar 18 est un titre composé de façon à s’éclater à la guitare et également un hit grâce à ces riffs mélodiques qui reviennent sans cesse et s’impriment dans la tête comme de l’encre indélébile. Les soli sont innombrables ici et tous les registres y passent : mélodie, virtuosité, vitesse, et le plus souvent les trois à la fois.
Comme Rust in Peace est fort bien équilibré Take No Prisoners, sans doute le morceau le plus violent de l’album est placé à la suite du mélodique Hangar 18 (malgré sa fin trépidante).

Et que dire de Five Magics, de son intro de basse hypnotisante, de ses guitares qui semblent pleurer et aspirer l’auditeur dans un monde occulte. Qui n’a jamais fait une virée en bagnole entre metalleux et repris tous en chœur le refrain, « I master, Five Magics…. » en bougeant tous la tête comme dans Wayne’s world ? Certainement le titre le plus sombre qu’ai composé Megadeth.

Poison was the cure est sûrement le seul morceau à ne pas être resté dans les annales et pourtant ce titre rapide et entraînant est loin d’être mauvais : quel niveau cet album !!! Lucretia apporte une touche un peu plus rock’n’roll à ce disque et est judicieusement placé avant le terrible Tornado of souls lui aussi parsemé de soli de virtuoses et de rythmiques en béton armé, le tout toujours soutenu par une section basse / batterie efficace et parfaitement équilibrée par rapport aux guitares, ainsi que le chant particulier de Dave et les chœurs très présents.

Un petit intermède plutôt « dark » et pessimiste avec Dawn Patrol et nous voilà parti pour la dernière ligne droite : la chanson titre Rust in PeacePolaris. Encore un titre éternel dans la mémoire des thrasheurs, son intro de batterie reconnaissable entre mille, son refrain inoubliable qui revient 4 fois,« Launch the polaris, the end doesn’t scare us, when will this cease, warheads will all Rust in Peace ! », sa fin hystérique, …etc, etc. I-nou-bli-able vous dis-je !

Dave Mustaine tient sa revanche, et même s’il ne connaîtra jamais le succès commercial de Metallica (pas faute d’essayer sur Risk notamment), il aura gagné le respect du monde du metal avec ce Rust in Peace.

Et voilà, c’est déjà fini et pour tout vous dire je suis presque triste d’arriver à la fin de la chronique de cette album culte. Culte, cette galette l’est d’ailleurs dans ses moindres détails : tous les metalleux dignes de ce nom ont en effet gravé dans le crâne cette fabuleuse pochette où Vic Rattlehead est penché sur un extra-terrestre sous les yeux de Georges Bush et Michael Gorbatcheff notamment.

C’était une époque reculée ou le thrash était encore le roi du monde (plus pour longtemps). Depuis le death et le black sont passés par là bouleversant les données, mais je ne saurai trop vous conseiller de vous repasser cette galette de temps en temps, les images qui en découlent sont innombrables. Pour les plus jeunes si cette rédaction ne vous a pas donné envie alors je ne peux plus rien pour vous et vous conseille vivement d’arrêter le metal…

Eradication of Earth’s
Population loves Polaris

BG

81 Commentaires

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Alexandre_Vladimirovitch - 11 Janvier 2013: Un excellent Megadeth, avec des titres furieusement thrash ( Take no prisoners, Holywars ), et d'autres davantage marqués par cette touche heavy caractéristique du groupe, qui devait se développer sur le successeur de Rust in Peace, Countdown to Extinction, troisième et dernier chef d’œuvre de Megadeth.
J'ai plus de mal avec Youthanasia, sans parler de ceux qui ont suivi, jusqu'au retour de la bande à Mustaine avec Endgame.
Risk, simple tentative de faire chiffre ? Bonne question, difficile de dire qu'elles ont été les intentions de Mustaine avec cet album, convaincu de sa qualité, et qui prétend que son seul défaut est de porter le nom de Megadeth. Enfin le frontman n'a jamais été réputé pour son humilité.

Merci pour ta chronique en tout cas.
cahan - 04 Octobre 2014: Superbe album, mon préféré de Megadave. Que du bonheur à écouter et surtout à jouer à la gratte. Une petite question : Pourquoi toujours comparer Megadeth à Metallica ? Les 2 groupes sont tellement différents dans leur approche technique. Megadeth est Megadeth et Metallica est Metallica. Leurs compos sont tellement différents, vous pouvez peut être m'éclairer les amis.
Daheraetik - 16 Janvier 2015: Y'à encore un an, je ne connaissais que Risk. Pas super pour donner envie. Mais bordel, Killing puis Peace sells (ô grand dieu) et depuis hier ce Rust qui tourne en boucle. Ce groupe est grand et ce chant si particulier est jouissif ! Chronique excellente qui pour le moment résumé assez bien ma première impression.
joueviteetfort - 30 Juillet 2017: C'est triste mais je l'ai acheté à sa sortie & usure du temps je n'arrive plus à l'écouter tellement je le connait par coeur . Rien à faire ,il est pourtant parfait mais arrivant à me le jouer dans la tête sans casque j'ai un blocage psycholoqique .
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Commentaire @ Toorop

30 Juin 2008
Rust in Peace est le quatrième album de Megadeth et il est considéré aujourd'hui comme étant le meilleur album du groupe mais aussi un des plus grands albums de thrash metal. Il est sorti en 1990, soit deux ans après So Far, So Good... So What!

2 nouveaux membres font leur apparition au sein de la formation. Il s'agit du guitar hero Marty Friedman (qui restera jusqu'à 1999) et de l'excellent batteur Nick Menza (qui restera jusqu'à 1998). Avec le succès de cet album, le groupe gagne en stabilité, ce qui lui permet de se consolider et de garder la même formation pendant près de 10 ans. Par où commencer maintenant ?? En voilà une bonne question !
Par la production, qui est parfaite sans être trop propre. Le groupe a vraiment amélioré la qualité de leur son. (et je possède la version normale de l'album, pas la version remasterisée).
La voix de Dave Mustaine est toujours aussi excellente, on la reconnait entre mille avec son côté nasillard et hargneux. Il semble d'ailleurs avoir travaillé pour avoir une voix plus posée. Les chœurs de David et Nick accompagnent bien la voix de Dave.
Musicalement, le groupe nous offre un album incroyable : les titres sont à la fois rapides, techniques, complexes, et l'album est parsemé de solos plus hallucinants les uns que les autres.
Les textes sont très réussis et parlent des guerres au nom de la religion (Holy Wars…The Punishment Due), des secrets militaires (Hangar 18, Rust in Peace...Polaris) et de la guerre en général (Take no prisonners), sans jamais tomber dans la niaiserie. On doit le concept de la pochette à Dave Mustaine bien entendu et sa réalisation à Edward J Repka, et franchement, elle est très réussie.

ps : « Hangar 18 » est le nom d'un bâtiment de la base américaine de Wright Patterson, où serait conservée une épave d'ovni...cette chanson se trouve sur Guitar Hero 2.

ps2 : « Polaris » est le nom d'un missile balistique lancé à partir de sous-marins, développé par les États-Unis en 1957.

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Trashking - 21 Avril 2009: C'est sur que la voix de Mustaine est unique et ajoute une touche d'originalité à l'album.
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Commentaire @ cunteater

14 Fevrier 2009
Travail délicat pour sir Mustaine que de remettre le nez dans ce qui fut considéré à sa sortie comme un joyau du thrash : "Rust in Peace". Mais, pour le coup, cet album nécessitait un réel dépoussiérage, le mastering et le mixage ne rendant pas totalement hommage aux excellentes prestations des 4 musiciens sur les 8 chansons le composant.

À l'écoute des premiers riffs de "Holy Wars", on réalise à quel point ce disque en avait besoin : le son est désormais plus net, également plus gras, plus puissant. Les guitares et la batterie sont plus mises en avant. "Dawn Patrol" et "Rust in Peace... Polaris" sont les titres qui en témoignent le plus. De manière générale, le disque n'a fait que gagner en puissance.

Deux petits bémols : Mustaine ne parvenant plus à mettre sur la main sur les bandes originales des vocaux de "Take No Prisonners" et "Five Magics", il les a purement et simplement ré-enregistrés. Et force est de constater (Mais quoi de plus normal ?) que Dave n'a plus la hargne vocale d'autrefois. Certaines paroles ont également été modifiées, mais seul le vrai fan le remarquera...

Des bonus trés intéressants figurent à la fin du disque : Des versions démo de "Take No Prisonners" (aussi bonne, sinon meilleure que la version originale, plus agressive en tout cas), "Holy Wars" (plus rapide que l'original !!!) et "Rust in Peace...Polaris". Sur ces 3 démos, c'est Chris Poland, grateux soliste originel de Megadeth, qui est à la guitare. On a donc des solos sympas, mais qui ne valent pas ceux des versions finales, joués par Marty Friedman.

En conclusion : que vous ayez l'original ou non, ce remix mérite toute votre attention, tant "Rust in Peace" a gagné en puissance et en clarté.

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skydreamer - 18 Octobre 2009: Merci pour ce petit topo concernant la version remasterisée de ce chef d'oeuvre intemporel. Effectivement, tu as tout dit : cette version est plus puissante que l'originelle tout en gagnant en clarté.
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Commentaire @ armageddon200

21 Avril 2011

Le meilleur de Megadeth

Le 21 septembre 1990 sort ce qui deviendra un monument du hard rock et il s'intitule Rust in Peace. Megadeth nous avait gratifié de trois très bons albums jusqu'à ce moment, mais rien de monumental. Comment sont-ils arrivé au sommet ? Plusieurs raisons à cela mais la plus évidente : un judicieux remaniement de line-up. Rust in Peace est en effet le premier opus de Megadeth avec Nick Menza à la batterie et Marty Friedman à la seconde guitare. Si Nick Menza accomplit un travail remarquable derrière les fûts, c'est surtout l'incorporation de Friedman qui va faire toute la différence et donner un gros coup de fouet à la carrière du combo californien. Mustaine-Friedman-Ellefson-Menza, soit LE line-up de Megadeth.

Rust in Peace se pose ainsi en collection de riffs d'anthologie et la plupart des titres sont des tubes en puissance parmi les meilleurs morceaux jamais composés par le groupe qui les joue toujours régulièrement en live. Ça commence très fort avec le "Holy Wars... the Punishment Due" (break magnifique à la guitare acoustique), "Hangar 18" (riffs et soli depuis longtemps au panthéon métallique et même arrivé sur Guitar Hero) et "Take No Prisoners" (soli et riffs de dingue), trois des plus gros hits de Megadeth. Tous les hits ont des soli et des mélodies mémorables. Dave Mustaine et Marty Friedman se livrent à un duel jouissif, se répondant souvent coup pour coup. La fin interminable de "Hangar 18" en étant l'apothéose. Amateurs de la 6 cordes, Rust in Peace vous procurera tout ce dont vous avez besoin avec ses soli dans tous les coins. Mustaine a trouvé un compère génial en la personne de Friedman.

N'oublions toutefois pas ce cher David Ellefson, présent depuis le début et qui restera dans l'histoire comme celui qui aura supporté le rouquin le plus longtemps. Le bonhomme a tout compris de ce qu'on attendait d'un bassiste se réservant de temps à autre le devant de la scène. Le tout est bien sûr supporté par des lignes de batterie du plus haut niveau. Venons-en tout de suite au seul point qui fâche, le chant de canard de Dave Mustaine, tant décrié et effectivement au limite du supportable. Mais le chant n'est pas tout et au final moi je trouve que dans le contexte ce chant devient particulier et non plus gênant, donnant même une marque de fabrique à Megadeth.

Tout les titres sont excellents, et chacun a ses petits secrets que vous continuerez à découvrir lors de votre dixième écoute quotidienne, eh oui car c'est bien ça que cette galette mérite : moult écoutes! Mention spéciale à Tornado of Souls qui restera pour moi un des meilleurs morceaux de tous les temps, avec un solo de gratt' qui me fait chialer à chaque fois que je l'entends... Ce Rust in Peace n'est que riffs mémorables, soli endiablés, structures exemplaires, rythmiques variées, mélodies géniales, technicité toujours au service de l'efficacité, groove entraînant, lignes de chant formidables, production nickel chrome, hits qui ont marqué l'histoire, Rust in Peace reste Le meilleur album de Megadeth à ce jour et une pierre angulaire du monde métal.

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megalex1986 - 21 Avril 2011: Cet album est majistral, compact, carré, possédant des titres et des solos horables et pour finir une production bien foutue. Un Mustaine chantant de mieux en mieux et un guitariste de génie qui vient l'épauller.

Mais malgré tous il manque cette folie, cette hargne et cette noirceur si caractéristique à Peace sells... But Who's Buying.

Très bonne chronique.
megalex1986 - 21 Avril 2011: *honorables
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