Rise of the Reaper

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Nom du groupe Entrails (SWE-1)
Nom de l'album Rise of the Reaper
Type Album
Date de parution 11 Octobre 2019
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album8

Tracklist

1.
 Rise of the Reaper (Intro)
 
2.
 For Hell
 
3.
 Miscreation
 
4.
 The Pyre
 
5.
 In the Shape of the Dead
 
6.
 Gravekeeper
 
7.
 Destination Death
 
8.
 Destruction
 
9.
 Crawl in Your Guts
 
10.
 For Whom the Head Rolls
 
11.
 Evils of the Night
 
12.
 Cathedral of Pain
 
13.
 The End (Outro)
 

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Entrails (SWE-1)


Chronique @ Armel_Avry

21 Octobre 2019

Un plat de tripailles qui manque de putréfaction

De par sa formation en 1990, Entrails fait partie de la première vague des groupes suédois pratiquant le death metal typique de cette froide contrée. Mais certains aléas ne leur permirent jamais d’enregistrer la démo qu’ils auraient voulue. Après un split en 1994, le groupe sera ressuscité par son fondateur Jimmy Lundqvist en 2008. Réunissant progressivement un line-up stable autour Jocke Svensson (growl et basse), Adde Mitroulis (batterie) et Penki Samuelsson (guitare), le groupe enregistre plusieurs démos et finit par décrocher un contrat avec FDA Rekotz pour la sortie des albums Tales From The Morgue (2010) et The Tomb Awaits (2011) qui reçoivent un bon accueil.
Signé par la suite par Century Media, le groupe publie Raging Death (2013) et Obliteration (2015). World Inferno (2017) marque l’arrivée de nouveaux membres au poste de bassiste-chanteur (Tommy Carlsson) et de batteur (Martin Mikaelsson).

Voici donc ce nouvel album, intitulé Rise of The Reaper, sous l’écurie Century Media. À nouveau des changements de membres sont à constater : Penki Samuelsson passe à la basse/chant, Markus Svensson est le nouveau guitariste et un batteur de session est embauché (Brynjar Helgetun). Quid du contenu de l’album, qui propose 13 titres en comptant l’intro et l’outro ? Entrails a oscillé entre le bon (The Tomb Awaits, Raging Death) et le moyen-passable (World Inferno, Obliteration). Ici hélas on navigue plutôt dans la 2ème catégorie.

Faisant suite à une introduction au piano quelconque, le groupe propose un For Hell qui flirte étonnamment avec le gros death mélo et s’avère, après l’effet de surprise, plutôt convaincant. Mais la suite s’annonce assez maigre avec les poussifs Miscreation, In The shape of The Dead ou encore Crawl in Your Guts (beau titre pourtant), où le groupe patine dans un death mollasson à l’inspiration en berne.
Heureusement, quelques titres mieux construits viennent secouer les terminaisons nerveuses de l’amateur de swedeath avec les hargneux Destination Death et Destruction, placés judicieusement en milieu de set-list. Entrails rehausse vraiment le niveau avec The Pyre, l’entraînante For Whom The Head Rolls et la véloce et vicieuse Evils of The Night, qui offre 2mn30 de pur bonheur made in Swedeath. Bel effort gâché par un Cathedral of Pain final qui lorgne sur le doom death (7 mn le morceau) mais qui s’embourbe faute à un riffing passe-partout et s’étire comme du beurre rance sur une tartine trop longue (merci Bilbon !!). L’outro est à l’image de l’intro : inutile.
L’ensemble manque cruellement de férocité, surtout au niveau de la batterie qui peine à emballer le reste. L’ajout de mélodies, qui aurait pu sembler de prime abord incongru, est trop timide pour peser significativement dans la balance. Le growl de Penki est lui aussi générique et fait regretter le côté sanguinaire de Jocke Svensson.

La production signée Dan Swanö est aux petits oignons, avec un bel équilibre à l’ensemble, même si un peu plus de « saleté » n’aurait pas été superflue. Par contre, quelle idée d’avoir choisi un tel artwork, qui rejoint The Tomb Awaits (même bâtiment en arrière-plan) mais qui semble bâclé, non fini ? Le groupe fit preuve de plus de discernement par le passé (à moins qu’il ne fût imposé).

Bref, Entrails propose ici son habituel plat de tripailles mais qui manque ici de putréfaction pour pleinement convaincre. Malgré quelques insertions mélodiques notables et de bons titres, le groupe reste trop sur ses acquis et ses gimmicks d’écriture. L’album n’est pas une purge mais comparativement à leur premier effort, la comparaison est vite établie et la période faste avec le couple Svensson-Mitroulis s’éloigne de plus en plus. L’année s’annonce assez pauvre en swedeath de première classe et ce n’est hélas pas ce Rise of The Reaper trop moyen qui infléchira la tendance.

3 Commentaires

8 J'aime

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Icare - 21 Octobre 2019:

Tout comme toi! J'y ai également jeté une oreille : j'ai trouvé ça mou, assez répétitif, trop mélodique et bien trop propre et suproduit pour du swedeath. Next!

Forlornhope - 22 Octobre 2019:

Merci pour la chronique ;)

On a vraiment l'impression que ce dernier opus a été baclé de bout en bout :(

Armel_Avry - 22 Octobre 2019:

Tout n'est pas à jeter mais oui cette impression de pilotage automatique est vraiment présente. 

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