Red Is the Color of Ripping Death

Liste des groupes Death Metal Nunslaughter Red Is the Color of Ripping Death
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15/20
Nom du groupe Nunslaughter
Nom de l'album Red Is the Color of Ripping Death
Type Album
Date de parution 27 Août 2021
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album6

Tracklist

1.
 Murmur
 
2.
 Broken and Alone
 
3.
 To A Whore
 
4.
 Banished
 
5.
 Red is the Color of Ripping Death
 
6.
 Eat Your Heart
 
7.
 Annihilate the Kingdom of God
 
8.
 Beware of God
 
9.
 Black Cat Hanging
 
10.
 Dead in Ten
 
11.
 The Devil Will Not Stray
 
12.
 The Temptress
 
13.
 Casket Lid Creaks
 
14.
 Below the Cloven Hoof
 

Chronique @ BEERGRINDER

03 Novembre 2021

Evil Death Metal up your fucking ass

Lorsque l’on évoque les très vieilles entités Death Metal fondées dans les années 80, reviennent bien évidemment Morbid Angel, Pestilence, Grave, Dismember pour l’essentiel, plus rarement Master et Necrophagia, mais Nunslaughter est typiquement le combo culte dans l’UG mais resté tout ce temps confiné en dessous de tous les radars, et que seuls quelques adeptes connaissent. Ce n’est pourtant pas faute de se démener depuis 35 ans, puisque les américains sont probablement les seuls à pouvoir rivaliser avec des groupes comme Sabbat (JAP) et Agathocles en quantité de démos / MCD / 45 tours / compilations / EP, etc, même la mort prématurée de leur batteur Jim Sadist en 2015 n’a pu les stopper.

Acoquiné de longue date avec le label sans concession Hell’s Headbangers qui lui va comme un gant, Nunslaughter propose ici son cinquième album studio Red Is the Color of Ripping Death (2021). Toujours le même logo dégoulinant avec les croix renversées, la pochette de Guang Yang (Chris Moyen style) avec un Baphomet étripant et décapitant des gens devant une église en feu, à première vue le changement n’est pas pour maintenant pour la bande de Don of the Dead, bassiste-chanteur seul rescapé du line-up originel.

Rien n’est plus difficile que de chroniquer un disque de Nunslaughter, car généralement celui-ci ressemble comme deux gouttes d’eau au précédent, c'est-à-dire du Death Metal dans sa forme primitive, encore très teinté de Black et Thrash Metal, comme si il sortait tout droit de 1986-1988. Murmur et sa minute et demi donne le ton : c’est direct (tous les morceaux entre 1 :30 et 3 :00), c’est simple et efficace, c’est sale, bête et méchant, et le chant bestial de Don colle au mieux aux compositions. Toutefois on note que Noah Buchanan a concocté une production un peu moins crade que d’habitude à son Mercinary Studio, ça sonne presque…. Propre, oui, c’est quasiment un gros mot pour eux mais rassurons nous, au jeu des comparatifs ça reste très loin des méga productions modernes, le changement est perceptible par rapport aux sorties précédentes mais rien qui ne puisse gâcher la fête et nous empêcher de blasphémer gaiement.

Malgré un côté ultra old-school omniprésent, certains titres comportent quelques blast-beat, comme
Annihilate the Kingdom of God et Dead In Ten. Pour le reste on navigue allègrement entre du Slayer, Master, Celtic Frost, Autopsy ou Sepultura, rien de surprenant ou révolutionnaire donc, et c’est tant mieux : on ne va pas demander à des gars qui se font plaisir dans ce style depuis plus de trois décennies de soudain expérimenter des conneries.
The Temptress et ses guitares infernales, Broken and Alone avec certains riffs quasi swedish Death, le pesant Casket Lid Creaks aux accents Doom, la chanson titre Death is the Color et son côté débridé presque Punk / Crust, ou encore le rapide Beware Of God, sont autant de morceaux qui collent à merveille à l’esprit du groupe.

Avec ce nouveau Nunslaughter on sait au moins à quoi s’attendre, à part une production un peu plus claire, il n’y a pas une grosse différence avec leur premier album Hell’s Unholy Fire (2000), ça ravira les amateurs de vieux Death Metal crasseux et ça rebutera les jeunes deathsters / hipsters qui vont sans doute considérer que c’est un disque d’un style périmé destiné aux « boomers », oubliant au passage la vrai définition du mot, parce que je vois quand même peu d’anciens du gaz nés après la deuxième guerre mondiale collectionner les disques de « proto » Death Metal
Bref, buy or die, death to poser, metal up your ass et autres délicieuses expressions désuètes dans le fion de la jeunesse offensée !!!!!!!

BG

4 Commentaires

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Armel_Avry - 03 Novembre 2021:

Rarement été aussi offensé à la lecture d'une chronique donc vite je vais créer mon petit mouvement twitto-facebookien pour pleurer toute mon idignation cryinglaugh 

Blague à part, c'est cool de pouvoir lire tes nouvelles chroniques.

mechant - 04 Novembre 2021:

Belle conclusion ....

Balze - 04 Novembre 2021:

On a toujours su que t'étais un vieux con.

tormentor - 05 Novembre 2021:

Yes ta chro me parle beaucoup, tout à fait le style de death que j'aime donc achat obligé ! Puis j'aime beaucoup ce groupe donc ça va le faire. 

Et les jeune deather core n'ont qu'à aller se faire voir hé hé !;-)

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