Raised on Rock

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Nom du groupe Voodoo Circle
Nom de l'album Raised on Rock
Type Album
Date de parution 09 Fevrier 2018
Labels AFM Records
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album10

Tracklist

1.
 Running Away from Love
 03:58
2.
 Higher Love
 04:08
3.
 Walk on the Line
 04:50
4.
 You Promised Me Heaven
 04:45
5.
 Just Take My Heart
 03:21
6.
 Where Is the World We Love
 05:10
7.
 Ultimate Sin
 04:02
8.
 Chase Me Away
 05:22
9.
 Unknown Stranger
 03:24
10.
 Dreamchaser
 06:37
11.
 Love Is an Ocean
 04:50

Bonus
12.
 Time for the Innocent
 05:52
13.
 There's More to See
 04:13

Durée totale : 01:00:32


Chronique @ frozenheart

02 Mai 2018

Un très bon opus, un peu moins prévisible et plus varié qu'à l'accoutumée...

Vers la fin de l'année 2017, quel fut mon étonnement, quand j'appris par le Web, que le collectif teuton Voodoo Circle était sur le point de publier, un nouvel album nommé Raised on Rock et disons le tout de suite, tout aussi réussi que son illustre prédécesseur l'excellent Whiskey Fingers, paru, il y a peine 3 ans.

Depuis, nous remarquerons au sein du combo, pas mal de changements. À commencer par son line-up, qui se retrouvera complètement modifié, ne restant que le guitariste compositeur et fondateur du groupe, l'inégalable Alex Beyrodt, et son fidèle lieutenant Mat Sinner à la basse.

C'est donc entouré de nouveaux musiciens que le groupe Hard Rock allemand Voodoo Circle nous revient cette année. Il sera composé de killers du circuit Hard et Heavy du moment, à savoir : Francesco Jovino (Primal Fear, Sinner, ex-UDO) à la batterie, l'excellent vocaliste Herbie Langhans connu pour avoir fait ses premières armes au sein de formations Heavy Power Mélodique telles que : Beyond The Bridge, Sinbreed, Symphonity et dernièrement sur le deuxième album groupe allemand Almanac.
Un talentueux chanteur dont le registre et vocal varié nous rappellera parfois celui de David Coverdale (Whitesnake) et naturellement très proche de David Readman son illustre prédécesseur, mais en plus grave, voire roots. Quant aux claviers, ils seront tenus par Corvin Bahn, un musicien de studio assez connu pour avoir joué auprès d'Uli Jon Roth, mais aussi sur Thunderbolt, le dernier album de Saxon.

Côté production, R.A.S. Elle sera une nouvelle fois supervisée par Alex Beyrodt en collaboration avec Jacob Hansen (Volbeat, Manticora, U.D.O) au mixage et mastering, pour un résultat identique à celui de Whiskey Fingers (l'album précèdent), en le dotant d'un chant puissant, mais aussi de guitares volubiles au son énorme et Heavy.

Quant à la pochette avec ses motifs mexicains (tête de mort Cavalera), elle nous fera étrangement penser à celle de "Tequila Suicide" le dernier album de Sinner, (l'autre groupe de Mat, le bassiste de Voodoo Circle), mais en moins fournie, enfin la comparaison s'arrêtant uniquement à leur pochette. En effet là où les albums de Sinner, se distinguent par un registre plus Hard 'N' Heavy, ceux de Voodoo Circle, qui évolue depuis maintenant sept ans, se tournent vers un Hard Rock où l'ombre de Whitesnake recouvre la plupart de l'opus, voire dans une moindre mesure, Deep Purple et Led Zeppelin, mais dans un contexte plus moderne.

Des morceaux estampillés Whitesnake l'album n'en manquera pas! Pour commencer je citerais volontiers le chaloupé "Walk on the Line", où Corvin brille de mille feux, tandis qu'Alex nous gratifie de superbes riffs et arpèges de guitares dont lui seul a le secret, voir le sexy "Higher Love", qui se distinguera par de jouissives interventions de talk-box. Continuons avec l'impressionnant "Just Take My Heart" et sa lourde rythmique, qui mettra en avant un jeu de basse au son épais et groovy, sans oublier l'efficace "Ultimate Sin" et son refrain répétitif. Parmi les autres grosses influences du groupe n'omettons pas celle du Deep Purple et le Rainbow des seventies, en témoigne l'excellent "Unknown Stranger" serti de magnifiques notes d'orgue Hammond du plus bel effet, ou bien sur l'épique "Dreamchaser" et ses faux-airs de "Gates of Babylon", où plane l'ombre du regretté Dio, et certainement le meilleur titre de l'opus. Mais également Led Zeppelin avec le très subjectif et sexy "Love Is an Ocean" et la ballade "Chase Me Away". Sans oublier un "You Promise Me Heaven" accentué d'arpèges et motifs de guitare bluesy que n'aurait pas reniées un certain Jimmy Page, dont l'intro acoustique et riffing, n'est qu'un parfait copié collé du "Shake My Tree" du projet Coverdale-Page.

Quant à la langoureuse et sensuelle deuxième ballade "Where Is the World We Love", son air et ses volutes de guitare, rappelleront à notre bon souvenir le "Is This Love" du serpent blanc. Cependant et malgré cette ressemblance frappante, cette magnifique chanson n'en demeure pas moins aussi efficace que l'originale. Quant au reste des morceaux tels que l'introductif "Running Away from Love", et la doublette "There's More to See", "Time for the Innocent" (en bonus sur la version digipack), de l'avis même de votre illustre serviteur ils seront à ranger auprès des chansons les plus faciles d'accès, et moins inspirées de l'opus.

Finalement, et même s'il n'apporte pas grand-chose de nouveau par rapport à "Whisky Fingers" dû notamment à des morceaux, aux influences Hard Rock, 70's début 80's (Whitesnake en tête) toujours bien digéré voire plagier ("You Promise Me Heaven", "Where Is the World We Love"), Raised on Rock, n'en demeure pas moins un excellent album à mettre à l'actif de Voodoo Circle.
Propulsé par une instrumentation sans faille, soutenu de guitares volubiles et magnifié par un chant à la fois mélodieux et puissant, le quintet allemand avec ce nouvel album, nous prouve, qu'il a de l'énergie à revendre et compte bien nous le faire savoir.

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