Kill or Get Killed

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Nom du groupe Iron Savior
Nom de l'album Kill or Get Killed
Type Album
Date de parution 08 Mars 2019
Labels AFM Records
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album19

Tracklist

1.
 Kill or Get Killed
 
2.
 Roaring Thunder
 
3.
 Eternal Quest
 
4.
 From Dust and Ruble
 
5.
 Sinner or Saint
 
6.
 Stand Up and Fight
 
7.
 Heroes Ascending
 
8.
 Never Stop Believing
 
9.
 Until We Meet Again
 
10.
 Legends of Glory
 

Bonus
11.
 Sin City (AC/DC Cover) (Digipak & Japanese Edition)
 
12.
 Run to You (Bryan Adams Cover) (Japanese Edition)
 
13.
 Cyberhero 2.0 (Japanese Edition)
 
14.
 Farewell and Goodbye 2.0 (Japanese Edition)
 
15.
 Kill or Get Killed (Radio Edit) (Japanese Edition)
 
16.
 Kill or Get Killed (Karaoké Version) (Japanese Edition)
 
17.
 Overkill (Japanese Edition)
 

Chronique @ dark_omens

14 Mars 2019

A l'Est, rien de nouveau...

Il y a trois ans, alors que sortait le nouvel opus des Allemands d’Iron Savior, le dénommé Titancraft, j’avais légèrement laissé libre court à mes aigreurs exprimant ma relative désillusion concernant l’expression Heavy Speed Power Metal de ce quartet emmené, essentiellement, par un Piet Sielck qui depuis plusieurs décennies, n’a pas varié dans ses convictions et qui n’a donc pas, ou si peu, apporté d’éléments nouveaux à ses travaux. J’avais conclus ma démonstration en promettant qu’à l’avenir, échaudé de toujours suivre aveuglément le chanteur/guitariste/producteur/maitre à bord et ses comparses, sur ces chemins tout tracés et débarrassés de la moindre aspérité, j’allais sans doute être moins indulgent. Et bien l’avenir c’est aujourd’hui mes amis…

Fort de 11 nouveaux titres réunis sous le titre de Kill or get Killed, Iron Savior revient donc, en cette année 2019, pour tenter de nous convaincre. Et autant le dire tout de suite, me concernant, ce ne sera pas une mince affaire tant le Heavy Speed Power Metal de ce groupe, alourdis de ces invariable détours et méandres, de ces automatismes et systématismes, de la voix si caractéristiques de ce chers Piet et, en définitive, de tous ces éléments dont ces 4 Hambourgeois auront déjà usé, n’a plus vraiment d’effet sur moi.

Pourtant l’affaire commençait plutôt pas mal avec un Kill or get Killed véloce pas vraiment révolutionnaire mais que certaines interventions de guitares biens senties parviennaient à rehausser. Malheureusement ces bonnes premières impressions n’ont pas duré et, assez rapidement, les travers les plus habituels de ce groupe ont refait surface. Il nous proposait donc d’errer, une fois encore, avec lui en des terres tellement connues (un Roaring Thunder dont je défie quiconque de m’expliquer, arguments à l’appui, qu’il est un titre intéressant et jamais entendu, un Eternal Quest à l’écoute duquel on ne pourra s’empêcher de songer au Send Me a Sign de Gamma Ray, Sinner and Saint ou encore, par exemple, Stand Up and Fight) que je ne pus m’y résoudre. Et dans cet océan d’un bleu désespérément homogène, seul l’entame un peu moins convenue de From Dust and Ruble vint briser cette uniformité. Mais, mon Dieu, que ce fut peu…

Bien évidemment, et tant mieux d’ailleurs, ce disque aura son lot d’adeptes qui pourront y retrouver exactement ce qui fit la force de Titancraft. Ils auront d’ailleurs beau jeu de nous expliquer qu’attendre un quelconque changement dans les propositions d’Iron Piet Savior Sielck est d’une utopie assez consternante. Et ils auront raisons. Il n’empêche qu’à défaut de réels changement davantage de nuances feraient sans doute un bien fou à l’art de ces Allemands.
Je pense d’ailleurs que pour rompre cette routine, il serait peut être bon de confier les artworks de ces disques à d’autres que toujours à un Felipe Machado Franco dont les œuvres sont aujourd’hui devenues reconnaissables au premier coup d’œil. Il serait peut-être bon aussi que Piet laisse un peu plus de place aux autres dans la composition et l’écriture des chansons dont il est, toujours encore, exclusivement, responsable. Pas sûr d’ailleurs qu’il soit prêt à ça. Mais c’est un autre débat.

Kill or get Killed est donc un album qui ne décevra certainement pas ceux qui avaient apprécié les derniers travaux d’Iron Savior et qui, dans le même temps, laissera un sentiment mitigé à ceux qui, comme moi, n’attendent plus vraiment de révolution de la part d’une telle formation mais qui espèrent, album après album, un minimum de nuances propices à rendre cette expression beaucoup moins routinière et monolithique.

2 Commentaires

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pielafo - 14 Mars 2019:

Tant que Machado fera la pochette, on saura a quoi s'attendre. Un bon point ceci dis, il utilise du rouge ici. Ca me semblait pertinent de le souligner.. 

Theodrik - 14 Mars 2019:

Je viens de le recevoir. Première écoute aujourd'hui en allant et en revenant du travail. C'est effectivement toujours la même chose. Et c'est vrai qu'"Eternal Quest" fait beaucoup penser à "Send Me A Sign" de Gamma Ray. Ce n'en sont pas les mêmes titres pour autant, tant en termes d'instrumentation que de lignes de chant. "Kill or Get Killed" m'a vraiment fait du bien, cela dit. Mais c'est vrai que le reste est assez routinier. Piet Sielck reste bien au chaud dans son Heavy/Speed épique (ou Power Metal). Comme nouveautés, j'aimerais bien que Piet Sielck pousse Iron Savior vers plus d'élements Electroniques, pour pousser le côté SF. Ca pourrait être raté comme rafraîchissant et réussi. Enfin bref, je pense l'apprécier, l'écouter de temps en temps en attendant le suivant. Mais il est pour l'instant clair qu'il ne dépassera pas dans mon estime les excellents "Condition Red" et "Battering Ram". Et la pochette, ben... Rouge, c'est sympa (ça change), mais je suis pas fan de l'alien qui joue de la guitare. Notamment parce que ça va pas du tout avec le titre de l'album, en fait. J'aurais plus vu un soldat sous tension qui tire sur ses ennemis sans sourciller. Ou en sourcillant, justement, et en se convainquant lui-même qu'il faut qu'il tire. 

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