Fragments of Perditions

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Nom du groupe Death Du Jour
Nom de l'album Fragments of Perditions
Type Album
Date de parution 2004
Style MusicalDeath Brutal
Membres possèdant cet album7

Tracklist

1. Grace by Chalice of Anger
2. Fragments of Perdition
3. Embittering Cicatricies
4. Harlot Deliverance
5. Weakmeat Vortex
6. Satire of Caustic Lunacy
7. Triangle Gallows
8. Dogma – the Suffering

Chronique @ grogwy

21 Avril 2019

Extrême Brutal Death Metal from Finland

Après les français de Death Power, les américains de Death Of Millions, les italiens de Death Dies, et les allemands de Death Reality c'est au tour des finlandais de Death Du Jour de venir grossir la (longue) liste des groupes dont le patronyme comporte le mot Death.

Derrière ce nom qui ne veut rien dire (à moins que les membres de Death Du Jour aient souhaité mélanger de l'anglais avec du français, ceci dit même avec cette explication le résultat n'est pas terrible) se cache l'une, si ce n'est la meilleure formation finlandaise de Brutal Death Metal (on pourrait aussi citer Kataplexia bien que son leader, Rodrigo Artiga, soit natif du Salvador).

Death Du Jour, qui se compose de TK/Tapani Kasurinem (chant/guitare), OM/Oskari Mäki (guitare), PB/Pasi Bunda (basse), et TF/Tuukka Franck (batterie) voit le jour à Turku (ville située au sud-ouest de la Finlande) en 2000.
Le groupe enregistre en 2003 "Gamashinosh", un EP quatre titres, puis en 2004 l'album "Fragments Of Perdition" qui sort en septembre sur le minuscule label écossais Golden Lake Productions (Forsaken, Serenade).
Doté d'une pochette gore sur laquelle son nom est quasiment invisible (et non illisible comme c'est souvent le cas) Death Du Jour exécute sur "Grace By Chalice Of Anger", et cela après une courte intro, un Brutal Death Metal d'obédience américaine (Disgorge, Gorgasm).
Cependant dès "Fragments Of Perdition" Death Du Jour propose des parties plus lourdes qui permettent d'aérer ce morceau, ainsi que des lignes de guitares plutôt techniques où on trouve les fameux chorus stridents qui renvoient aux cultes "Onward To Golgotha" (1992) et "Mortal Throne Of Nazarene" (1994) d'Incantation.
Une influence qui s'estompe au profil de celle de Carcass période "Symphonies Of Sickness" (1989) sur le superbe "Embittering Cicatricies" (l'empreinte du groupe anglais est d'autant plus palpable que sur ce titre Tapani Kasurinem et Oskari Mäki n'hésitent pas à moduler leurs vocaux à la manière du duo Bill Steer-Jeff Walker), avant de revenir en force sur "Harlot Deliverance".
Mais c'est surtout avec "Weakmeat Vortex" que Death Du Jour, qui a pris ses distances avec Disgorge et Gorgasm (moins avec Incantation), explose littéralement en nous offrant un sensationnel morceau de Brutal Death Metal Technique à la manière de Decrepit Birth et Severed Savior.
Death Du Jour continue à nous surprendre avec "Satire Of Caustic Lunacy" et "Triangle Gallows" deux titres certes un peu moins techniques, mais dont la structure peu orthodoxe rappelle certains groupes de la scène Death/Grind Californienne tels que Cattle Decapitation et Pathology.
C'est avec "Dogma - The Suffering" un morceau où, à nouveau, les membres de Death Du Jour nous livrent un concentré de Disgorge, Gorgasm, et Incantation que se clôture cet intense "Fragments Of Perdition".

Au début de la chronique je reprochais à Death Du Jour d'avoir choisit comme patronyme ce nom plus que saugrenu.

Or bonne nouvelle, conscient de son erreur, en 2006 le groupe décide de se rebaptiser Masraiche puis Moniker.

Un changement de nom qui n'aura aucun impact puisque Death Du Jour, où plutôt Moniker, se sépare peu après (on retrouvera le batteur Tuukka Franck en 2017 chez Archgoat).



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Commentaire @ Kivan

16 Octobre 2004
J’apprécie l’humour de Death du Jour, qui commence leur nouvel album avec une petite musique gentillette style manège pour enfant avant de balancer leur son destructeur et de tout massacrer sur leur passage…
C’est sur cet intermède que Death du Jour commence leur nouveau méfait, baptisé Fragment of perdition, car ne vous y trompez pas, ces 10 secondes de calme seront les seules que vous aurez sur cet album, véritable boucherie, « Fragment of perdition » développe un death ultra brutal, limite grind… rapide… sauvage… inhumain…
Les compos vont tellement vites qu’elles semblent par moment sombrer dans un capharnaüm sans nom, mais pourtant, le son de l’excellente production, permet, chose rare sur un disque de death brutal, de distinguer chaque note jouée, et bon sang… il y en a des notes !!!
En fait la technicité de cet album est hallucinante, le guitariste arrive à glisser entre chaque riff un nombre incroyable de notes pour un résultat d’une richesse et d’une violence incroyable… Le tout sous les hurlements death du chanteur qui alterne différentes voix et (bien évidement), le roulement assourdissant de la double grosse caisse…
Un death archi brutal qui sait être à la fois technique et sauvage... bref… du death 100% finlandais !!!!

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grogwy - 23 Novembre 2016:

Un très bon album de Brutal Death Metal Américain.

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